ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL 10, N°003/Décembre 2024 - 43
ARTICLE ORIGINAL
Evolution des cas d’infarctus du myocarde au Centre Hospitalier Universitaire
Communautaire de Bangui : à propos de 27 cas.
Trends in myocardial infarction cases at the Centre Hospitalier Universitaire
Communautaire de Bangui : a series of 27 cases
John Francis Onambélé1, Lex Leonard Lenguebanga2, Ousmane Sossal Gamarko 1, Evariste Léonard Pabingui2,
Leroi Grémandji1, Jean Pierre Kwealeu3, Guy cyrille Ndotamo4
1. Service Cardiologie CHU Communautaire de Bangui
2. Service Cardiologie CHU de l’Amitié Sino-centrafricaine
3. Service Cardiologie CNHU de Bangui
4. Service Cardiologie Hôpital de la Gendarmerie Nationale Centrafricaine
Auteur correspondant : John Francis ONAMBELE
Tel : 236 75158066 ; Email : jfonambele@gmail.com
Reçu le 12/08/2024 ; Accepté le 27/11/2024
RESUME
Objectif : Déterminer l’évolution des patients que
nous traitons pour IDM sur une période d’un an.
Patients et méthode : il s’agissait d’une étude
prospective à visée descriptive sur trois ans dans le
service de médecine interne, l’unité des soins
intensifs et les urgences dicales du Centre
Hospitalier- universitaire Communautaire à Bangui
et ayant inclus tous les patients qui ont fait un
infarctus du myocarde.
Résultats : Au total 27 patients ont été inclus sur les
36 sélectionnés. L’âge moyen : 45,1±13,9 ans avec
des extrêmes de 27 et 75 ans. La tranche d’âge la plus
représentée est celle de 40-55 ans 44,4%. Les
comorbidités les plus fréquentes étaient le diabète et
l’HTA 14,8% chacune. L’heure d’arrivée
moyenne était de 18.8 heures avec des extrêmes de
deux heures et quarante-huit heures. Environ 29,6%
des patients était éligible à la thrombolyse mais
seulement 7,4% l’ont reçu. La durée moyenne
d’hospitalisation : 11.3 jours avec des extrêmes de
deux et quarante-cinq jours. La pression artérielle
systolique moyenne était de 148mmHg avec des
extrêmes de 105 et 195mmHg. L’évolution après
une année : patients stables 11,11%, insuffisance
cardiaque 59,2% et autres : anévrisme cardiaque
3,7%, thrombus 3,7%, décès 22,2%.
Conclusion : L'infarctus du myocarde en
République centrafricaine se caractérise par une
incidence faible mais probablement sous-estimée,
une population plus jeune touchée, des comorbidités
marquées par un fort taux de diabète, et une prise en
charge tardive avec un pronostic très sévère.
Mots clé : IDM, CHUC,Bangui.
ABSTRACT
Objective: To determine the outcomes of patients
treated for myocardial infarction (MI) over a one-
year period. Patients and Methods: This was a
prospective descriptive study conducted over three
years (two years of data collection and one year of
follow-up) in the internal medicine department, the
intensive care unit, and the emergency department
of the Community University Hospital Center in
Bangui. All patients who experienced a myocardial
infarction were included.
Results: A total of 27 patients were included out of
the 36 selected. The mean age was 45.1 ± 13.9 years,
with a range of 27 to 75 years. The most represented
age group was 4055 years (44.4%). The most
frequent comorbidities were diabetes and
hypertension (14.8% each). The average time to
hospital admission was 18.8 hours, ranging from 2
to 48 hours. Approximately 29.6% of patients were
eligible for thrombolysis, but only 7.4% received it.
The average length of hospital stay was 11.3 days,
with a range of 2 to 45 days. The mean systolic blood
pressure was 148 mmHg, ranging from 105 to 195
mmHg. After one year of follow-up, outcomes were
as follows: stable patients (11.11%), heart failure
(59.2%), and other complications including cardiac
aneurysm (3.7%), thrombus (3.7%), and death
(22.2%).
Conclusion: Myocardial infarction in the Central
African Republic is characterized by a low but likely
underestimated incidence, a younger affected
population, comorbidities marked by a high
prevalence of diabetes, and delayed care with a very
poor prognosis.
Keywords: Myocardial infarction, CHUC, Bangui.
ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL 10, N°003/Décembre 2024 - 44
INTRODUCTION
Le syndrome coronarien aigu avec sus-décalage
persistant du segment ST (SCA ST+) correspond à
l’infarctus aigu du myocarde (IDM). Autres
anciennes appellations sont : infarctus avec Q ou
infarctus transmural. Le sus-décalage permanent du
segment ST signe habituellement l’occlusion
complète d’une branche de l’artère coronaire [1].
L’IDM est un problème de santé publique dans les
pays industrialisés. Dans ces pays, en 2019 environ
5,8 millions de nouveaux cas de cardiopathies
ischémiques ont été recensés[2]. En France,
l’infarctus du myocarde engendre environ 60.000 à
80.000 hospitalisations par an [1]. L'infarctus du
myocarde, jadis rare en Afrique devient plus courant
avec l’occidentalisation du mode de vie des
Africains [3,4]. A Dakar une prévalence hospitalière
de 4,05% a é obtenue [5]. A l’institut de
cardiologie d’Abidjan en 2016, la prévalence était de
22,6% [3]. En République Centrafricaine, aucune
étude n’a encore été réalisée sur ces cas. L’objectif
de l’étude était donc de décrire l’aspect
épidémiologique de la maladie, identifier les
facteurs de risques et décrire l’évolution au cours de
la première année post infarctus.
PATIENTS ET METHODES
Type d’étude : Il s’agissait d’une étude prospective
à visée descriptive réalisée dans le service de
médecine interne, de l’unité des soins intensifs et des
urgences médicales du Centre Hospitalier-
universitaire Communautaire à Bangui, du 1er
Janvier 2012 au 31 Décembre 2023.
Population d’étude : étaient concernés par cette
étude, tous les patients de plus de 18 ans qui ont été
diagnostiqués d’un infarctus du myocarde avec sus
décalage du segment ST avec troponine positive
confirpar le cardiologue et qui au moment de leur
symptômes ont une fonction systolique cardiaque
conservée c’est à dire la fraction d’éjection du
ventricule gauche (FEVG) est supérieure à 50% et la
Tricuspid Annular Plane Systolic Excursion
(TAPSE) du VD (Ventricule Droit) est supérieur à
17mm [6]. La fonction ventriculaire est considérée
comme altérée si la FEVG est inférieur à 50% ou le
TAPSE du VD inférieur à 17mm [2,6] .
Critères de non inclusion : n’étaient pas inclus dans
l’étude, les patients perdus de vue, ceux n’ayant pas
reçu le traitement indiqué et ceux qui n’étaient pas
consentants. Les patients ont été regroupés en classe
socioéconomique niveau bas(<2,15 dollars US/jour),
moyen (2,15 à 10 dollars US/jour), et élevé(>10
dollars US/jour), selon les critères de la Banque
mondiale appliqués à la Centrafrique [7,8].
Procédure : tous les patients consultés et suspectés
d’IDM subissent immédiatement un
électrocardiogramme (ECG) suivi d’un prélèvement
sanguin pour le dosage des troponines, et d’une
échographie cardiaque. Le patient est ensuite
transféré des urgences aux soins intensifs ou
maintenu à l’unité des soins intensifs pour la
poursuite de la prise en charge si le patient y était
déjà hospitalisé. Etant donné que nous ne pratiquons
pas encore d’angioplastie, le patient reçoit donc un
traitement à base de thrombolytiques
(TENECTEPLASE) si disponibles et s’il arrive
avant la douzième heure du début de la douleur
comme recommandé[9]. Le patient roit un
traitement associant un tabloquant (si pas
d’insuffisance cardiaque), un inhibiteur d’enzyme de
conversion de l’angiotensine 1(IEC), une statine, de
l’aspirine, du clopidogrel, de l’héparine s’il arrive
après la 12e heure ou s’il arrive avant la 12e heure
mais que le thrombolytique n’est pas disponible. On
réalisa un ECG quotidien au patient jusqu’à sa sortie
de l’hôpital. Les patients sont revus une fois par mois
pendant une année après la sortie de l’hôpital.
Pendant ces consultations de suivi, un ECG et une
échographie cardiaque sont réalisés pour réévaluer la
fonction cardiaque. Le patient avec un état stable est
défini comme un patient qui est sorti de l’hôpital et
qui ne présente aucun symptôme ni de complication
mécanique, thromboembolique ou des troubles du
rythme ou de conduction durant l’année qui suit. A
contrario le patient avec état instable est celui qui
après la sortie de l’hôpital continue de ressentir
quelques symptômes, ou qui a des complications
échographiques ou à l’ECG, peu importe le type de
traitement qu’il a reçu.
Les paramètres suivants ont été étudiés : les
caractéristiques sociodémographiques et
économiques (âge, niveau socioéconomique, niveau
d’étude, résidence) ; les facteurs de risque
cardiovasculaire identifiés ; l’évolution une année
après la sortie de l’hôpital.
RESULTATS
Caractéristiques sociodémographiques
Au cours de la période d’étude 27 patients ont
participé sur les 36 lectionnés. (1,5 cas le mois
c’est à dire 36cas/24 mois de collecte de donnée). Il
s’agissait de 14 hommes (51,9%) et 13 femmes
(48,1%). Le sex-ratio était de 1,07. L’âge des
patients présentant une IDM variait entre 24 à 75 ans
avec une moyenne de 45 ± 13,9 ans. La tranche d’âge
la plus représentée était celle de 40 à 55ans (44%).
Les patients sont souvent de bas niveau
socioéconomique (66,7%), ont atteint dans (62,9%)
au minimum le niveau secondaire et (94,6%)
résidaient à Bangui (tableau I).
Caractéristiques cliniques
Les patients arrivant avant la 12ème heure à partir du
début de la douleur représentaient (29,6%). Le temps
d’arrivée moyen de nos patients à l’hôpital était
d’environ 19 heures (extrêmes 2h à 48h). Le
principal motif de consultation était la dyspnée
(51,9%). Le diabète et l’HTA représentaient les
comorbidités les plus fréquentes avec (14,8%)
chacune (tableau II).
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Tableau I I: Caractéristiques selon la tranche d’âge,
le niveau d’étude, le niveau socioéconomique et la
résidence
Variables
Effectif
(n=27)
Fréquence
(%)
Tranches d’âge
24 à-39 ans
9
33,3
40 à 55 ans
12
44,5
≥ 56 ans
6
22,2
Niveau d’étude
Non scolarisé
2
7,5
Primaire
8
29,6
Secondaire /universitaire
17
62,9
Niveau socioéconomique
Bas
18
66,7
Moyen
7
25,9
Elevé
2
7,4
Résidence
Bangui
25
92 ,6
Dehors de Bangui
2
7,4
Tableau II : répartition selon l’heure d’arrivée, les
motifs de consultation et les comorbidités
Variables
Effectif
Heures d’arrivée à l’hôpital (n=27)
[0 - 12[
8
[12 - 24[
11
[24 - 26[
5
[36 - 48]
3
Motifs de consultation (n=27)
Dyspnée
14
Palpitations
9
Douleur thoracique
4
Comorbidités (n=13)
Hypertension artérielle
4
Diabète
4
Insuffisance rénale
2
VIH
1
Obésité
1
Ethylisme chronique
1
La détresse respiratoire était le tableau clinique
dominant (66,7%). Les patients avec HTA sévère
(PAS supérieur ou égale à180mmHg) représentaient
(18,5%) de la population d’étude, et la pression
artérielle systolique moyenne des patients était de
148,04mmHg avec des extrêmes de 105 et 195
mmhg et une médiane à 141mmHg. Deux patients
avaient reçu la thrombolyse sur les 8 éligibles. Dans
70,4% des cas, les patients avaient au moins 14 jours
à l’hôpital, avec une moyenne de 11,3 jours et des
extrêmes de 2 et 45 jours (tableau III).
Evolution un an après la sortie de l’hôpital : la
principale complication de l’IDM était
l’insuffisance cardiaque (59,3%), suivie du décès
(22,2%) (Tableau IV).
Tableau III : répartition, selon les signes cliniques,
le traitement reçu et la durée d’hospitalisation
Variables
Effectif
(n=27)
Fréquence
(%)
Signes cliniques
Détresse respiratoire
18
66,7
Œdème aigu du poumon
7
25,9
Choc cardiogénique
2
7,4
Pression artérielle systolique, en mmHg
Inférieur à 140
13
48,1
[140-159]
6
22,3
[160-179[
3
11,1
[180 et plus
5
18,5
Traitement
Thrombolyse
2
7,4
Autres
25
92,6
Durée d’hospitalisation
0 à 13 jours
19
70,4
14 jours
8
29,6
Tableau IV : Principales complications relevées
après une année post infarctus
Evolution
Effectif
(n=27)
Fréquence
(%)
Insuffisance Cardiaque
16
59,3
Décès
6
22,2
Stable
3
11,1
Anévrisme cardiaque
1
3,7
Thrombus
1
3,7
DISCUSSION
Le travail réalisé dans un seul service de cardiologie
n’avait pas permis d’inclure les patients d’autres
formations sanitaires. Aussi le problème de suivi
s’était po pour les patients habitant loin et ne
pouvaient pas venir régulièrement aux contrôles. Ce
problème de collecte de données est noté dans
beaucoup d’études en Afrique concernant le
syndrome coronarien aigu [8,9]. Toutefois, cette
étude sert de base pour cela à-venir qui seront
élargies aux autres formations sanitaires.
Caractéristiques sociodémographiques
La fréquence varie en fonction des zones
géographiques. En Europe, on enregistre 100 à 300
cas pour 100.000 personnes/an [11]. Aux Etats-Unis
elle de 150 à 250/100.000 personnes par an [12]. En
Afrique subsaharienne, les données sont rares et très
variables. Les fréquences sont plus souvent
hospitalières. L’IDM représente donc 0,21% des
admission au Nigéria, 5-9% des admissions
cardiovasculaires au Kenya, 11,6% des cas
cardiovasculaires au Burkina Faso [10]. Nous avons
eu une fréquence de 1.5 cas le mois. Les fréquences
en Afrique sont souvent plus faibles que celles des
pays occidentaux ce qui peut s’expliquer par un
sous-diagnostic, et une espérance de vie plus courte.
Dans les pays veloppés, la tendance semble
s’inverser ces dernières années avec une meilleure
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prise en charge des facteurs de risque
cardiovasculaires [12-14]. Elle est en hausse en
Afrique et en Asie à cause des facteurs de risque pris
en charge tardivement [16,17].
L’âge moyen des patients était de 45 ans dans notre
étude, il est de 52 ans au Djibouti[18], 55 ans au
Kenya[19] et de 57 ans au Burkina Faso en 2014
[20]. En Europe et aux États-Unis, l’âge moyen est
plus élevé, entre 60 et 70 ans, en raison d’une
meilleure espérance de vie et de facteurs de risque
qui s’expriment plus tardivement [11].
La situation économique défavorable semble être le
facteur constant trouvé dans plusieurs études en
Afrique et d’autres pays en voie de développement.
[21,22]. En Centrafrique la classe économique la
plus faible représente 65-70% de la population selon
la Banque Mondiale [8].
Facteurs de risque et comorbidités : l’HTA et le
diabète, avec une proportion respective de 30,8%
étaient les facteurs de risque les plus fréquents. Ces
facteurs sont trouvés par plusieurs auteurs.[4,23,24].
En Afrique, l’obésité, le diabète et l’HTA sont en
augmentation due à la transition épidémiologique
selon laquelle les maladies non transmissibles
deviennent graduellement la première cause de
mortalité devant les maladies infectieuses selon
l’OMS [25].
Motif de consultation : dans notre étude la dyspnée
était le principal motif de consultation, probablement
à l’arrivée tardive des patients, alors qu’en
occident le principal symptôme est souvent la
douleur thoracique témoignant de l’arrivée dans un
délai court, 2 à 6 heures, lié à une meilleure
connaissance de la symptomatologie et des
infrastructures hospitalières, et d’urgences
optimisées [24].
Le temps d’arrivée moyen de nos patients à l’hôpital
était d’environ 19 heures (extrêmes 2h à 48h). Ce
délai très long prive de la possibilité de recevoir une
éventuelle thrombolyse (avant la 12ème heure). Ce
délai est le plus souvent à des barrières
géographiques et économiques des patients, assoc
à une méconnaissance des symptômes chez le
personnel soignant[23]. Une autre problématique est
celle de la disponibilité des médicaments
thrombolytiques, nos structures n’en disposent pas
en quanti suffisante. En effet seulement deux
patients ont été thrombolysés alors que 8 étaient
éligibles. Dans les pays occidentaux tous les centres
sont bien dotés de médicaments de ce type [12-14].
Signes cliniques et pression artérielle : la détresse
respiratoire était le signe le plus fréquent car les
patients arrivaient tardivement dans les centres de
soins pour leur prise en charge.
Evolution et pronostic : après 12 mois de suivi des
patients, le pronostic était sévère avec la survenue de
l’insuffisance cardiaque (IC) dans 59,3%, le décès
dans 22,2% corroborant les résultats de Fuad Adem
et al. qui ont décrit une mortalité élevée, souvent dus
à un retard de prise en charge, une absence ou un
faible accès aux centres de cathétérisme pour la
reperfusion vasculaire, des traitement
médicamenteux inadaptés ou insuffisants [26]. Nous
avions enregistré une guérison chez 3 patients, dont
2 avaient reçu de la thrombolyse, soulignant
l’importance de ce moyen de traitement dans la prise
en charge de ces patients En Occident, la mortalité
hospitalière est autour de 5 à 10%, la mortalià 12
mois varie de 10 à 20% en fonction des
comorbidités. L’insuffisance cardiaque post-IDM y
est aussi fréquente, mais dans une moindre
proportion, car la prise en charge spécialisée
(angioplastie, médicaments modernes) est souvent
précoce [16,27].
CONCLUSION : L'infarctus du myocarde en
République centrafricaine se caractérise par une
incidence faible mais probablement sous-estimée,
une population plus jeune touchée, des comorbidités
marquées par un fort taux de diabète, et HTA, une
prise en charge tardive avec un pronostic très sévère
(fort taux d'insuffisance cardiaque, mortalité élevée).
Comparativement, les pays veloppés bénéficient
de meilleures infrastructures, d’une détection plus
rapide, de traitements modernes (angioplastie,
thrombolyse) conduisant à un meilleur pronostic,
même si l’IDM reste une cause majeure de morbi-
mortalité. Il est donc important que les autorités
sanitaires se penchent sur ce fléau, qui prend de
l’ampleur dans notre population afin d’améliorer le
pronostic.
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Conflit d’intérêt : Aucun