ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL 10, N°001/Avril 2024 - 40
ARTICILE ORIGINAL
Indications et résultats du déclenchement du travail d’accouchement au Centre
Hospitalier Universitaire de la Mère et de l’Enfant de N’Djamena
Indications and results of labor induction at the Centre Hospitalier Universitaire de la
Mère et de l’Enfant de N’Djamena
Damthéou Sadjoli1,2, Foba Khéba1,2 Mangtaryanouba Bealoum1, Saleh Abdel Salam1,2 , Ngartoubam Khadidja3
Tcheguena Mahamat Moll1, Tchissiemsi Yerima Keda David1, Hawaye Chérif1,2, Kanbel Djibdouna1, Mahamat
Alhadji Chêne1, Foumsou Lhagadang1,2, Sépou Abdoulaye1,4
1. Université de N’Djamena, Faculté des sciences de la santé humaine.
2. Centre Hospitalier Universitaire de la Mère et de l’enfant de N’Djaména
3. Centre National de Traitement des Fistules, de N’Djaména
4. Université de Bangui
Auteur correspondant : Damtheou Sadjoli, MCA, Coordonnateur du DES de Gynécologue-Obstétrique à
l’Université de N’Djamena. Tel. +235 68791102 ; E-mail : damsadjol@gmail.com
Reçu le 18/12/2023 ; Accepté le 22/02/2024
RESUME
Introduction : l’un des avantages du déclenchement
du travail est de réunir toute l’équipe obstétricale au
moment de l’accouchement afin d’assurer une sécurité
maximale à la mère et au nouveau-né.
L’objectif de ce travail est d’analyser les indications et
le pronostic du déclenchement artificiel du travail au
Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant de
N’Djamena.
Patientes et méthode : il s’agissait d’une étude,
transversale à visée descriptive avec recueil rétrospectif
des données, d’une durée d’un an, allant de juillet 2022
à juillet 2023. Étaient incluses dans l’étude les gestantes
dont l’âge gestationnel était supérieur à 28 semaines
d’aménorrhée avec une indication du déclenchement
artificiel admises au service des urgences ou au service
d’obstétrique du CHUME. Les variables étudiées
étaient épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et
pronostiques. Le déclenchement a été fait par perfusion
d’ocytocine lorsque le score de Bishop était supérieur à
sept (7). Dans le cas de Bishop défavorable, le
déclenchement a été précédé d’une maturation
cervicale au misoprostol ou à la sonde de Foley.
Résultats : nous avons colligé 169 gestantes
déclenchées. La fréquence du déclenchement artificiel
du travail était de 2,4%. Les indications étaient
dominées par la rupture prématurée des membranes
36,09% des cas, la mort fœtale in utéro 27,05% et la pré
éclampsie 20,71%. Le taux d’accouchement par voie
basse était de 92%. Sur 169 accouchements 124
nouveau-nés étaient vivants et 45 mort-nés issus de
morts fœtales in utero, 04 décès néonataux dont 02 issus
de malformation fœtale avec un taux de létalité néonatal
de 3,22%. Le score d’APGAR ≥ 8 à la première minute
était de 91,66% et le score d’APGAR 8 à la cinquième
minute était de 91,93%. La morbidité maternelle était
marquée par la rétention de débris placentaires dans 5%
de cas, aucun décès maternel n’a été noté.
Conclusion : Le déclenchement artificiel du travail
d’accouchement est une méthode efficace pour la
réduction de la morbi-mortalité materno-foetale au
CHUME.
Mots clés : travail d’accouchement, déclenchement
artificiel, pronostic, N’Djamena, Tchad.
ABSTRACT
Introduction: One of the advantages of labor induction
is the planned management of delivery, allowing the
presence of the full obstetric team and thereby ensuring
optimal maternal and neonatal safety.
The aim of this study was to assess the indications and
outcomes of induced labor at the Mother and Child
University Hospital of N’Djamena
Patients and Methods: This was a descriptive cross-
sectional study with retrospective data collection
conducted over a one-year period, from July 2022 to
July 2023. The study included pregnant women with a
gestational age 28 weeks who underwent labor
induction and were admitted to either the emergency
department or the obstetrics unit of the Mother and
Child University Hospital (CHUME). The variables
analyzed included epidemiological, clinical,
therapeutic, and outcome-related parameters. Labor
induction was carried out using intravenous oxytocin
infusion when the Bishop score was ≥ 7. In cases of an
unfavorable Bishop score, cervical ripening was
performed prior to induction using misoprostol or a
Foley catheter.
Results: A total of 169 women underwent labor
induction, corresponding to an induction rate of 2.4%.
The leading indications were premature rupture of
membranes (36.09%), intrauterine fetal demise
(27.05%), and preeclampsia (20.71%). Vaginal
delivery was achieved in 92% of cases. Among the 169
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deliveries, 124 live births were recorded, while 45 were
stillbirths related to intrauterine fetal demise. Four
neonatal deaths were reported, including two cases
associated with congenital fetal malformations,
resulting in a neonatal mortality rate of 3.22%. An
APGAR score 8 was observed in 91.66% of newborns
at one minute and in 91.93% at five minutes. Maternal
morbidity was mainly represented by retained placental
tissue in 5% of cases. No maternal deaths occurred
Conclusion: Artificial induction of labor is a safe and
effective method in the event of rigorous selection of
pregnant women.
Keywords: labor, artificial induction, prognosis,
N’Djamena, Chad.
INTRODUCTION
Le déclenchement artificiel du travail est l'induction
artificielle des contractions utérines avant leur
survenue spontanée, dans le but d'obtenir un
accouchement par les voies naturelles chez une
femme qui n'est pas en travail [1,2]. Les taux de
déclenchement artificiel du travail sont très variables
d’une équipe à l’autre. Ils augmentent régulièrement
de 10,4% en 1981 à 22,6% en 2010 en France [3] ;
9,5% en 1990 à 22,1% en 2004 aux USA [4]. En
Afrique les taux de déclenchement artificiel du
travail sont de 2,49% en 2001 dans le service de
gynécologie et d’obstétrique de l’hôpital du « Point
G » Bamako [5,6] et de 2,31% entre 1994 à 1995 au
Centre Hospitalier Universitaire de Cocody [7]. Au
Tchad nous avons peu de données sur ce thème d’où
le choix de cette de ce thème au regard du taux de
mortalité maternelle qui est de 1.063 pour 100.000
naissances [8], dont le but est d’analyser les
indications et le pronostic du déclenchement
artificiel du travail au Centre Hospitalier
Universitaire de la Mère et de l’Enfant de
N’Djamena (CHUME).
PATIENTES ET METHODE
L’étude c’était déroulée au service de gynécologie-
obstétrique du Centre Hospitalier Universitaire de la
Mère et de l’Enfant (CHUME) de N’Djamena. Il
s’agissait d’une étude, transversale à visée
descriptive avec recueil rétrospectif des données,
d’une durée d’un an, du 1er juillet 2022 au 30 juin
2023. La population d’étude était constituée de
toutes les gestantes dont l’âge gestationnel était
supérieur à 28 semaines d’aménorrhée admises au
service des urgences ou au service d’obstétrique du
CHUME. Toutes les gestantes ayant les indications
médicales de déclenchement de travail
d’accouchement ainsi que toutes celles qui étaient
admises pour le déclenchement de convenance ou
d’opportunité sont incluses dans notre étude. Les
gestantes avec une contre-indication absolue à l
accouchement par la voie basse ; celles qui étaient
en travail spontané ou ayant une hypersensibilité à
l’un ou l’autre des molécules utilisées et celles ayant
un dossier médical incomplet n’ont pas été incluses
dans l’étude. Les dossiers médicaux complets des
gestantes qui ont été déclenchées avaient été
sélectionnés puis consignées dans une fiche
d’enquête comportant les différentes variables à
étudier. Le registre d’accouchement et le registre des
nouveaux nés ainsi que le registre du protocole
opératoire ont été utilisés. Les variables étudiées
étaient : la fréquence ; l’âge ; le mode admission la
parité ; les antécédents obstétricaux ; la pathologie
maternelle ; le terme de la grossesse ; les indications
du déclenchement ; la méthode du déclenchement
utilisée ; le délai d’apparition des contractions après
l’administration de la méthode ; la durée du travail
accouchement ; la voie d’accouchement ; les causes
d’échec ; les complications ; l’indication de la
césarienne et la surveillance du post-partum.
Les données ont été saisies et traitées par le logiciel
Excel 2010 et analysées au logiciel SPSS.18 version
anglais.
RESULTATS
La fréquence du déclenchement : Durant la
période d’étude, nous avons enregistré 7031
accouchements dont 169 avaient nécessité un
déclenchement artificiel du travail. La fréquence du
déclenchement artificiel était de 2,40%. Pendant la
même période, nous avions enregistré 5644
accouchements par voie basse, soit un taux
d’accouchement par voie basse de 80,27%. Nous
avions réalisé 1387 accouchements par césarienne,
soit un taux de césarienne de 19,72%.
Age et parité des gestantes déclenchées
Les tranches d’âge les plus représentées étaient
celles de 20 à 24 ans et 25 à 29 ans. Le
déclenchement était plus pratiqué chez les nullipares
(tableau I).
Tableau I : Répartition des gestantes selon les
tranches d’âge et selon la parité
Tranche d’âge
(ans)
Effectif
(n=169)
%
Tranches d’âge
15 à 19 ans
18
10,65
20 à 24 ans
45
26,63
25 à 29 ans
45
26,63
30 à 34 ans
34
20,12
35 à 39 ans
26
15,38
40 à 44 ans
1
0,59
Parité
Nullipare
65
38,46
Primipare
18
10,65
Paucipare
39
23,08
Multipare
29
17,16
Grande multipare
18
10,65
Selon le niveau d’instruction, 135 gestantes
déclenchée (79,9%) n’ont fréquenté aucune
institution scolaire.
Par rapport au statut matrimonial, 141 gestantes
déclenchées (83,4%) étaient mariées, les célibataires
représentant 16,6%.
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Mode d’admission : Les gestantes déclenchées
étaient venues d’elle-même dans 65,09% de cas et
référées dans 34,91% des cas.
Pathologies au cours de la grossesse : Le
paludisme était la pathologie la plus associée à la
grossesse (tableau II).
Tableau II : Répartition des gestantes selon les
pathologies au cours de la grossesse
Pathologies
Effectif
%
Paludisme sur grossesse
37
21,89
Anémie
4
2,37
HTA* gravidique
4
2,37
MAP**
1
0,59
Aucune
123
72,78
Total
169
100
* HTA : Hypertension artérielle ;
** MAP : Menace d’accouchement prématuré
Indications du déclenchement : Le déclenchement
artificiel du travail d’accouchement était plus décidé
pour la rupture prématurée des membranes (36,09%
et la mort fœtale in utero (26,03%) (tableau III).
Tableau III : Répartition des gestantes selon
l’indication du déclenchement
Indications
%
Rupture des membranes avant le travail
36,09
Mort fœtale in utero
26,03
Prééclampsie sévère
18,34
Dépassement de terme
7,69
HTA gravidique
5,33
HTA chronique
1,78
Malformation fœtale
1,18
Prééclampsie surajouté
1,18
Paludisme grossesse à terme
1,18
Grossesse prolongée
0,59
Total
100
Niveau de la présentation fœtale et score de
Bishop : Le niveau de la présentation était en
dessous de 0 dans 74,56% des cas. Le score de
bishop était défavorable (< 6) dans 97,63% (tableau
IV).
Type de maturation et dose de misoprostol
utilisée : Les gestantes qui ont eu une maturation
cervicale au misoprostol associé à la perfusion
d’ocytocine étaient les plus représentées (62,72%).
La maturation par la sonde de Foley a été faite dans
28 cas (16,57%) (tableau V).
Tableau IV : Répartition des gestantes selon le
niveau de la présentation et selon le score de Bishop
Présentation
Effectif
(n=169)
%
Niveau de présentation
-3
62
36,69
-2 à -1
64
37,87
0
21
12,42
+1 à +2
22
13,02
Score de Bishop
1 à 3
106
62,72
4 à 5
59
34,91
≥ 6
4
2,37
Tableau V : Répartition des gestantes selon le type
de maturation cervicale et selon la dose de
misoprostol utilisée
Effectif
%
Type de maturation cervicale
(n=169)
Misoprostol + ocytocine
106
62,72
Misoprostol sans ocytocine
31
18,34
Sonde de Foley sans ocytocine
21
12,43
Sonde de Foley + ocytocine
7
4,14
Ocytocine sans maturation
cervicale
4
2,37
Doses de misoprostol utilisée
(n=137)
%
25 µg
7
5,11
50 µg
81
59,12
100 µg
36
26,28
150 µg
5
3,65
200 µg
8
5,84
Délai d’apparition des contractions utérines : La
proportion de contractions apparaissant avant 5
heures était plus élevée sous misoprostol (tableau
VI).
Tableau VI : Répartition des gestantes selon le délai
d’apparition des contractions
Type de
maturation
cervicale
Délai d'apparition des
contractions
≤ 5 H
6 à 12 H
13 H
Sans maturation
cervicale
0
0
4
Misoprostol
98
37
2
Sonde de Foley
18
10
0
Total
116
47
6
Délai entre l’induction et l’accouchement : La
majorité des gestantes déclenchées avec le
misoprostol avaient accouché entre 8 et 24 h (81,7%)
(tableau VII).
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Série D, VOL 10, N°001/Avril 2024 - 43
Tableau VII : Répartition des gestantes selon le
délai entre l’induction et l’accouchement
Type de maturation
cervicale
Délai entre induction et
accouchement
6 à 7 H
8 à 24 H
> 24 H
Sans maturation cervicale
1
3
0
Misoprostol
23
109
5
Sonde de Foley
2
26
0
Total
26
138
5
Voie d’accouchement : Les gestantes déclenchées
avaient accouc par voie basse dans 156 cas
(92,31%). Les 13 autres (7,69%) avaient accouché
par césarienne. La césarienne a été décidée pour
dystocie de démarrage dans 8 cas (4,73%) et pour
asphyxie périnatale dans 5 cas (2,96%).
Suites du post-partum immédiat : Les suites du
post-partum étaient simples dans 161 cas (95,27%).
L’hémorragie du post-partum immédiat était
retrouvée dans 8 cas (4,73%) liée à une rétention des
débris placentaires. Aucun décès maternel ou
néonatal n’a été enregistré.
DISCUSSION
Aspects épidémiologiques
La fréquence du déclenchement artificiel du travail
d’accouchement est variable d’une région à l’autre et
d’un établissement sanitaire à l’autre. Cette
fréquence dans notre étude au CHUME était de
2,40%. Elle est proche de de la fréquence de certains
auteurs qui ont respectivement 2,49%, 2,31%, et
2,8% [7,9,10]. Le taux de déclenchement est plus
élevé dans les pays développés que dans les pays en
développements, 22,1% en 2004 aux Etats-Unis [4]
et 22,6% en 2010 en France [3]. Cela s’expliquerait
par les diagnostiques plus évolués. Concernant l’âge
la tranche d’âge la plus représentée est celle de 20-
29 ans avec 53,25% Cette forte représentation de
cette tranche de 20-29 ans est inférieure de celle de
Coulibaly [9], qui observe 56,86% pour la tranche de
28-32 ans. C’est la tranche d’âge l’on enregistre
le plus grand nombre d’accouchements. Par rapport
à la parité des gestantes déclenchées, les nullipares
étaient les plus représentées (38,46%), tendance
retrouvée par Eriksson et al [11]. Quant au niveau
d’instruction, les gestantes déclenchées n’avaient
aucun niveau d’instruction pour 79,9% d’entre elles.
Ce taux est supérieur celui de Dolo [5] qui a trouvé
60,75% de parturientes sans niveau d’instruction. A
propos du statut matrimonial, les gestantes mariées
étaient les plus représentées (83,4%), proportion qui
était proche de celle Dolo [5] qui est de 85,1%. Cela
s’expliquerait par le fait que la culture aussi bien
Tchad qu’au Mali ne tolère pas la survenue d’une
grossesse hors mariage. Le foyer légitime apparait
comme le lieu idéal pour faire des enfants.
Aspects cliniques
En ce qui concerne le mode d’admission la majorité
des gestantes déclenchées étaient venues d’elle-
même dans le service (65,09%). Ce résultat est
inférieur à ceux d’autres auteurs qui ont rapporté
respective 75% et 80,39 de gestantes venues d’elle-
même [5,9]. Quant aux antécédents médicaux le
paludisme sur grossesse était l’affection la plus
signalée (21,89%) L’antécédent d’HTA était
retrouvé dans 2,37% des cas. Ce taux est inférieur à
ceux obtenus par Dolo et Coulibaly [5,9]
respectivement 11,11% et 19,6%. Les principales
indications du déclenchement du travail
d’accouchement dans notre étude étaient la rupture
prématurée des membranes (RPM), dans 36,09% et
la mort fœtale in utero (MFIU) dans 26,03%. Ces
indications sont pratiquement les mêmes chez
plusieurs auteurs [5,9,12-14]. Le taux de RPM de
notre étude est inférieur à celui de Coulibaly (40,2%)
[9], mais supérieur à celui de Dolo (27,15%) [5]. La
MFIU était plus enregistrée dans notre étude que
celle de Dolo (11,25%) [5]. Le score de Bishop
favorable (≥6) contribue favorablement à la réussite
du déclenchement artificiel. Ce score était mauvais
dans 97,63% des cas. Ce taux est supérieur à celui de
Dolo [5] qui a trouvé 81,25% de mauvais score de
Bishop. La maturation du col utérin était nécessaire
dans les cas de mauvais score de Bishop.
Cette tranche du score d’APGAR à priori mauvais
pour le déclenchement par contre dans les deux
études le taux d’accouchement par la voie basse est
respectivement de 92% et 98,77% de cas d’où le rôle
de la maturation cervicale dans l’amélioration du
score de Bishop.
Aspects thérapeutiques et pronostiques
La maturation du col utérin était faite plus souvent
avec le misoprostol (81,07%). La dose la plus
utilisée était celle de 50 µg, c’est-à-dire ¼ de
comprimé de 200 µg. Le misoprostol dont
l’utilisation est mentionnée par plusieurs auteurs
[15-18]. Après la maturation par le misoprostol, le
clenchement des gestantes était souvent faite avec
la perfusion d’ocytocine (62,72%). Les gestantes qui
ont utilisées ocytocine seul pour le déclenchement
sont 2, 37% ce résultat est inférieur à celui de
Sangaré [6] qui trouve un taux de 93,6% de cas. Quel
que soit la méthode utilisée pour la maturation
cervicale, nous avons observé l’apparition des
contractions utérines dans les 5 heures pour 68,64%
des gestantes déclenchées.
A propos la durée de l’accouchement la majorité des
gestantes déclenchées avec la maturation au
misoprostol ont accouché entre 8 et 24 heures
(79,56%). Ce taux d’accouchement est comparable à
celui de Coulibaly [9] qui a eu un taux
d’accouchement de 89,22% entre 8 et 24 heures.
L’accouchement s’était fait par voie basse dans
92,31%, taux superposable à celui de Coulibaly [9],
92,16%, légèrement en dessous de celui de Dolo [5],
98,77%. Ces taux élevés pourraient s’expliquer par
le fait que les indications étaient bien posées et les
antécédents des gestantes étaient favorables.
Du point de vue du pronostic materno-fœtal il n’y a
eu pas de décès maternel ou néonatal. Cela
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Série D, VOL 10, N°001/Avril 2024 - 44
s’explique par la surveillance des gestantes soumises
à un déclenchement artificiel.
CONCLUSION
Le déclenchement artificiel du travail
d’accouchement est une décision souvent prise au
CHUME. Le choix des gestantes selon les
indications et l’utilisation du misoprostol selon les
normes ont permis d’obtenir des résultats bons pour
les mères et les nouveau-nés. Son utilisation
contribue à l’amélioration de la prise en charge de la
mère et du nouveau-né.
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