DISCUSSION
Nous avons réalisé cette étude dans l’un des centres
de prise en charge en ORL, ce qui justifie le faible
effectif des patients de notre étude. La prévalence
des patients présentant une affection naso-sinusienne
de notre étude, 30,0% est supérieure de plusieurs
auteurs [1-3]. Elle est identique à celle de à celle de
Diallo Alpha et al [4].
Le profil des patients présentant une pathologie
naso-sinusienne était caractérisé par le jeune âge et
la prédominance des sujets masculins. L’âge moyen
des patents était de 42,2 ans. La tendance de la
prédominance des patients de sexe masculin est
retrouvée dans d’autres études en Afrique [2,7,8],
sans que l’on puisse avoir des éléments
d’explication. Selon les catégories socio-
professionnelles les fonctionnaires (31,8%) et les
élèves/étudiants (29%) étaient les plus touchés.
Njifou Njimah et al. [2], au Cameroun ont rapporté
une prédominance des élèves et étudiants (42,74%)
suivie des ménagères (26,85%). Dans notre étude, la
majorité des patients résident à Bangui (88,4%). Le
faible taux de patients venant des villes de provinces
s’expliquerait pas le niveau socio-économique bas
qui ne leur permet pas d’effectuer les déplacements
pour accéder aux soins qui nécessite des examens
complémentaires dont le scanner. La précarité de la
vie qui constitue un obstacle pour accéder aux soins
est relevé par Sakiko des habitants dans nos
provinces [9]. Dans notre étude, les symptômes
majeurs sont les céphalées 31,8% et la rhinorrhée
postérieure 23,2 % des cas. Le même constat a été
fait par certains auteurs Africains [7,10-13]. Les
signes fonctionnels dans ces affections ne sont pas
spécifiques. Ils étaient dominés dans notre étude par
la céphalée et la gêne pharyngée. La céphalée est le
principal signe trouvé par d’autres auteurs [2,5,6].
Sur le plan physique, l’épaississement muqueux et le
comblement des fosses nasales étaient les signes les
plus fréquemment trouvés. Ces signes sont aussi
rapportés par Diawara et al [6]. Pendant le temps de
l’examen tomodensitométrique, le protocole sans
injection du produit de contraste (PDC) a été
pratiqué dans 81,2% de cas, protocole adopté par
plusieurs auteurs [2,5,6]. Cette méthode permet de
recueillir des renseignements satisfaisants pour le
bilan lésionnel et également la recherche des
complications. Les résultats de l’examen
tomodensitométriques ont permis de retrouver les
rhino-sinusites qui étaient l’étiologie la plus
fréquente de la pathologie naso-sinusienne. Le
même constat a été fait par certains auteurs [3,8].
Pour Bouraïma et al [8] à Parakou au Bénin, le
facteur favorisant ces rhino-sinusites est la conduite
de taxi-motos dans un contexte de climat
atmosphérique sec avec la poussière. La fréquence
élevée de rhino-sinusite s’explique selon plusieurs
auteurs par la proximité des fosses nasales et la
brièveté de leurs canaux de drainage qui les exposent
à la répercussion des affections rhinogènes
[8,12,14]. Les rhinites hypertrophiques incriminées
comme 2ème cause dans notre série, seraient dû à
l’exposition aux allergènes.
CONCLUSION
La pathologie naso-sinusienne occupe une place
importante dans la pratique ORL à Bangui. Elle
s’observe fréquemment chez les sujets jeunes de
sexe masculin. Les principales étiologies restent
dominées par les rhino-sinusites et les rhinites
hypertrophiques. La tomodensitométrie est un
moyen diagnostique important permettant la prise en
charge de ces affections.
REFERENCES
1. Kaplan A. Lignes directrices canadiennes sur la
rhinosinusite chronique: Résumé clinique. Can
Fam Physician 2013;59(12):528 34.
2. Njifou Njimah A, Ndongo Mfe BM, Kuiffo C,
Mpessa EM, Moho A, Minka E, et al. Les
Rhinosinusites Chroniques à l’Hôpital
Laquintinie de Douala. Health Sci Dis
2018;19(4):100-103.
3. Maiga YM. Aspects épidémiologiques et
cliniques des pathologies naso-sinusiennes dans
le Centre de Santé de Référence de la Commune
V du District de Bamako. Thèse Med 2019
:102p.
4. Diallo Alpha O, Diallo Oumarou R, Fadegnon
Sénami H, Diallo Mamadou A, Dabo I,
Sinayoko A. Survey of Patient Knowledge,
Attitudes and Practices Regarding ENT
Pathologies in a Tertiary Health Care Facility in
West Africa. Int J Otolaryngol Head Amp Neck
Surg 2021;10(03):164 72.
5. Mobima T, Kouandongui Bangue Songroué F,
Bidan-Tapiade CE, Kossinda F, Malendoma JR,
Koualeu JP. Apport de la radiographie standard