ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL 10, N°001/Avril 2024 - 8
ARTICLE ORIGINAL
Evaluation du risque cardiovasculaire chez les hypertendus dans le service de cardiologie
du Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino-Centrafricaine
Assessment of cardiovascular risk in hypertensives in the cardiology department of the
Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino-Centrafricaine
Lex Léonard Lénguébanga1, Le Roy Gremandji2, John Francis Onambélé2, Léonard Evariste Pabingui1, Léopold
Izamo2
1 : Service de cardiologie, Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino centrafricaine de Bangui.
2 : Service de médecine, Centre Hospitalier Universitaire Communautaire.
Auteur correspondant : Docteur Lex Léonard LENGUEBANGA, Faculté des sciences de la Santé,
Université de Bangui, République Centrafricaine. Tel : (+236)75332495, Email : leonardleng4@gmail.com
Reçu le 13/10.2023 ; Accepté le 25/01/2024
RESUME
Objectif : l’objectif de ce travail était d’évaluer le
niveau du risque cardiovasculaire chez des patients
hypertendus suivis au service de cardiologie du
Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino-
Centrafricaine.
Patients et méthodes : il s’agissait d’une étude
transversale qui s’était déroulée du 1er janvier au 30
juin 2022. Ont été inclus dans l’étude, les patients de
plus de 18 ans, suivis pour hypertension artérielle.
Les données sociodémographiques, biomédicales et
paracliniques étaient nos variables d’étude.
Résultats : Durant la période d’étude, nous avons
colligé 230 patients hypertendus sur l’ensemble des
863 patients vus en consultation, soit une fréquence
de 26,65%. L’âge moyen des patients hypertendus
était de 56,55 ans et le sex-ratio de 1,13. Les facteurs
de risque cardiovasculaires qui avaient permis
d’évaluer le risque cardiovasculaire étaient : la
sédentarité (75,41%), la surcharge pondérale
(43,06%), l’alcoolisme (30,72%), la dyslipidémie
(29,73%), le tabagisme (11,23%) et le diabète
(8,58%). Les atteintes d’organes cibles étaient
constituées par les atteintes cardiaques dans 86,66%,
atteinte rénale dans 26,66% et l’atteinte cérébrale
dans 11,58% de cas. Le risque cardiovasculaire selon
le score de Sommation était très élevé dans 33,19%
des cas, élevé dans 11,73%, modéré dans 32,62% et
faible dans 22,75 %. Sur le plan thérapeutique, tous
nos patients avaient bénéficié d’une mesure hygiéno-
diététique. Dans 60,51% des cas, les patients avaient
plus de trois antihypertenseurs et 32,19% une
bithérapie. Les patients qui avaient un niveau de
risque très élevé avaient par conséquent plus
d’antihypertenseurs pour équilibrer la pression
artérielle.
Conclusion : L’évaluation du risque cardiovasculaire
dans cette étude a montré qu’un pourcentage
important des patients hypertendus avait un risque
très élevé de développer un événement
cardiovasculaire. Cela démontre l’importance
d’évaluer le niveau du risque cardiovasculaire en
pratique clinique chez les hypertendus pour détecter
ceux qui sont à haut risque afin d’adopter des mesures
thérapeutiques adéquates.
Mots clés : hypertension artérielle, évaluation, risque
cardiovasculaire.
ABSTRACT
Objective: The aim of this study was to assess the
level of cardiovascular risk among hypertensive
patients followed in the cardiology department of the
Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino-
Centrafricaine.
Patients and Methods: This was a cross-sectional
study conducted from January 1st to June 30th, 2022.
Patients over 18 years of age who were being
followed for arterial hypertension were included.
Sociodemographic, biomedical, and paraclinical data
constituted the study variables.
Results: During the study period, 230 hypertensive
patients were recorded out of a total of 863 patients
seen in consultation, representing a frequency of
26.65%. The mean age of hypertensive patients was
56.55 years, with a sex ratio of 1.13. The
cardiovascular risk factors used to assess
cardiovascular risk were physical inactivity
(75.41%), overweight (43.06%), alcoholism
(30.72%), dyslipidemia (29.73%), smoking
(11.23%), and diabetes (8.58%). Target organ damage
consisted of cardiac involvement in 86.66%, renal
involvement in 26.66%, and cerebral involvement in
11.58% of cases. Cardiovascular risk according to the
summation score was very high in 33.19% of cases,
high in 11.73%, moderate in 32.62%, and low in
22.75%. From a therapeutic standpoint, all patients
benefited from hygienic and dietary measures. In
60.51% of cases, patients were on more than three
antihypertensive drugs, and 32.19% were on dual
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therapy. Patients with a very high risk level
consequently required more antihypertensive
medications to achieve blood pressure control.
Conclusion: The assessment of cardiovascular risk in
this study showed that a significant proportion of
hypertensive patients had a very high risk of
developing a cardiovascular event. This highlights the
importance of evaluating cardiovascular risk in
clinical practice among hypertensive patients in order
to identify those at high risk and to implement
appropriate therapeutic measures.
Keywords: high blood pressure, assessment,
cardiovascular risk
INTRODUCTION
Selon l´Organisation Mondiale de la Santé (OMS),
les maladies cardiovasculaires sont la première cause
de morbidité et de mortalité dans le monde et plus des
trois quarts des décès liés aux maladies
cardiovasculaires interviennent dans des pays à
revenu faible ou intermédiaire [1]. L'hypertension
artérielle (HTA), facteur de risque majeur de ces
maladies cardiovasculaires, constitue un véritable
problème de santé publique. En Afrique
subsaharienne, comme dans les autres pays en voie de
développement, la prévalence de l'HTA connait une
croissance exponentielle ces dernières décennies [2].
L'HTA est rarement isolée. La plupart des études
ayant inclus des patients hypertendus ont démontré
que plusieurs autres facteurs de risques sont
fréquemment associés chez le même individu [2-4].
L’association de ces facteurs de risque a un effet
multiplicateur sur la probabilité de survenue des
évènements cardiovasculaires. L’estimation du
niveau de risque cardiovasculaire chez les patients
hypertendus est cruciale pour prédire les maladies
cardiaques et vasculaires. Elle permet d'identifier les
patients à haut risque pour un traitement spécifiques
et adaptée, d'où l'intérêt du présent travail dont
l'objectif était d’évaluer le niveau du risque
cardiovasculaire chez des patients hypertendus suivis
au service de cardiologie du Centre Hospitalier
Universitaire de l’Amitié Sino-Centrafricaine.
PATIENTS ET METHODES
Il s’est agi d’une étude transversale réalisée dans le
service de Cardiologie du CHU de l’Amitié Sino-
Centrafricaine basée sur l’exploitation des dossiers
des patients suivis pour HTA pendant la période
allant du 1er Janvier 2022 au 30 Juin 2022. Les
variables recensées étaient constituées : des données
sociodémographiques (âge, sexe, lieu de résidence) ;
des antécédents personnels, familiaux ; des facteurs
de risque ainsi que du mode de vie du patient ; des
symptômes et signes physiques ainsi que des
complications cardiovasculaires observés à
l’admission ; du bilan paraclinique comportant la
numération formule sanguine (NFS), la glycémie, la
créatininémie, l’exploration d’une anomalie
lipidique, l’ionogramme sanguin,
l’électrocardiogramme et l’écho Doppler cardiaque ;
les aspects thérapeutiques et évolutifs. Les facteurs de
risque cardio-vasculaire considérés dans cette étude
étaient : le diabète, l´HTA, les dyslipidémies,
l´obésité, l’alcoolisme, le tabagisme, la sédentarité et
l´existence d´antécédents familiaux cardiovasculaires
(HTA, cardiopathie, accident vasculaire cérébral
(AVC)).
La définition opérationnelle des variables était faite
de la manière suivante : a été considéré comme
hypertendu tout patient connu et suivi pour l’HTA ou
ceux dont la pression artérielle était supérieure ou
égale à 140mmHg en systolique et/ou 90mmHg en
diastolique, mesurées en consultation et confirmées à
quelques semaines d’intervalle. L’HTA légère était
définie par une pression artérielle comprise entre 140
et 159 mmHg ; l’HTA modérée par une pression
artérielle comprise entre 160 et 179 mmHg et HTA
sévère par une pression artérielle à 180≥ mmHg.
L’obésité était finie par un indice de masse corporel
(IMC=poids /T²) 30 kg/m² ; entre 25 et 29 kg/m²
pour le surpoids et ou un tour de taille à 102 cm
chez l’homme et 88 cm chez la femme. L’alcoolisme
ou l’excès d’alcool était défini par une consommation
journalière régulière d’alcool 20 g (deux verres
standards) chez la femme et 30 g chez l’homme. La
sédentarité était définie par une absence ou la pratique
d’une activité physique inférieure à 150 mn par
semaine. A été considéré comme diabétique tout
patient ayant une glycémie à ≥ 1,26g/l à deux reprises
au moins avec une hémoglobine glyquée supérieure à
7% et ceux connus et suivis pour le diabète. La
dyslipidémie était retenue pour un taux d’HDL-
cholestérol < 0,4g/l et ou un taux de LDL-
cholestérolémie > 1,6 g/l. L’électrocardiogramme a
été utilisé chez tous les patients pour rechercher les
signes d’hypertrophie ventriculaire gauche par
l’indice de Sokolov et Lyon (RV5+SVS ≥35mm), ou
de Cornel (SVL+RV3) 20 mm chez la femme et
24 mm chez l’homme, les troubles de la
repolarisation, de conduction, et du rythme. La
stratification du risque cardiovasculaire global de
tous les patients a été faite à l’aide du score de
sommation. Les données ont été analysées à l’aide du
logiciel Epi Info 7.0.4. Le test de Khi carré et le test
de comparaison des moyennes par analyse des
variances ont été utilisés avec un seuil de
significativité de p < 0,05.
RESULTATS
Fréquence hospitalière : Durant la période d’étude
nous avons colligé 230 patients hypertendus sur
l’ensemble des 863 patients vus en consultation, soit
une fréquence de 26,65%.
Aspects sociodémographiques : Dans cette étude la
moyenne d’âge était de 56,55 ±11,01 ans. La tranche
d’âge de plus de 60 ans était la plus représentée
(41,20%). Les hommes étaient prédominant avec un
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sexe ratio à 1,13. La plupart des patients (97,11%)
vivaient à Bangui.
Au niveau du mode de vie, 75,42% des patients
étaient sédentaires avec une prévalence plus marquée
chez les femmes (92,51%). 30,72% consommaient
plus de 30 grammes d’alcool par jour et 11,23% des
patients étaient tabagiques.
Données cliniques et paracliniques : Quatre-vingt-
douze patients, soit 39,48% n’avaient pas de
symptôme à l’admission et 27 soit 11,58 % avaient un
signe de localisation neurologique dont 11 paralysies
faciales, et 16 miplégies. La moyenne de l’indice
de masse corporelle était de 28,73 ±109,20. Cent cinq
patients (45,06%) avaient une surcharge pondérale
dont 73 (31,31%) étaient obèses. La moyenne de la
pression artérielle de la population étudiée était de
165/105 ±12,35mmHg. Quatre-vingt-dix patients
(38,63%) avaient présenté une HTA modérée et
soixante-dix (33,48%) avaient une HTA sévère.
Sur le plan biologique, le taux d’hémoglobine
moyen était 11,7±2,6g/dl avec des extrêmes de 6,2 et
16,5g/dl). Sur les 123 patients qui avaient réalisé la
glycémie, 20 (8,58 %) avaient une glycémie
supérieure à 1,26g/l parmi lesquels, 7 (35,14%)
étaient des diabétiques connus et les 10 (50,01%)
autres étaient des nouveaux diabétiques confirmés sur
un 2ème prélèvement et l’élévation de l’hémoglobine
glyquée au-dessus de 7%. Sur les 200 patients qui
avaient réalisé le bilan lipidique, 70 (35%) avaient
présenté une dyslipidémie dont un taux élevé de LDL
dans 84,28% et un taux bas de HDL dans 15,75%.
Soixante-quinze patients sur 230 avaient réalisé la
créatininémie et vingt (26,66%) avaient une élévation
de la créatininémie.
A l’électrocardiogramme, on avait noté une
hypertrophie ventriculaire gauche dans 79 cas
(33,91%), une hypertrophie auriculaire gauche dans
64 cas (27,35%), des troubles de la repolarisation
localisée chez 11 patients, 3 cas de trouble de
conduction (bloc de branche gauche) et 2 cas de
trouble du rythme (arythmie complète par fibrillation
atriale).
A l’EchoDoppler cardiaque, 150 patients sur 230
(65,22%) avaient réalisé l’EchoDoppler
cardiaque dont 100 (66,67%) avaient présenté une
cardiopathie hypertensive, 20 (13,33%) une
cardiomyopathie dilatée et 10 (6,66%) une
cardiopathie ischémique.
Dans cette étude, les atteintes d’organes cibles se
résumaient en complications cardiaques dans
86,66%, complications rénales dans 26,66% et
retentissement cérébral dans 11,58%.
Evaluation du risque cardiovasculaire : le tableau
I montre que le risque très élevé de développer une
maladie cardiovasculaire était retrouvé dans 33,19%
des cas.
Tableau I : Répartition des patients en fonction du
risque cardiovasculaire
Risque
cardiovasculaire
Effectif
(n)
Pourcentage
(%)
Risque faible
53
23,04
Risque modéré
74
32,04
Risque élevé
27
11,73
Risque très élevé
76
33,19
Total
230
100,00
Aspects thérapeutiques : tous les patients avaient
bénéficié d’une mesure hygiéno-diététique. Les
médicaments utilisés étaient l’inhibiteur de l’enzyme
de conversion (IEC)/antagoniste de récepteur de
l’angiotensine II (ARA II), dans 66,66% ; l’inhibiteur
calcique dans 40,77 % ; le bétabloquant dans 29,18 et
les diurétiques dans 22,75%. Dans 60,51% des cas,
les patients avaient plus de trois anti hypertenseurs et
32,19% étaient sous bithérapie.
Association thérapeutique en fonction du niveau
du risque cardiovasculaire : le tableau II montre
que la proportion des patients présentant un risque
cardiovasculaire très élevé qui mis sous au moins une
association de 3 antihypertenseurs était la plus élevée.
Tableau II : Répartition du traitement selon le risque cardiovasculaire
Risque
Traitement
Total
Monothérapie
≥ anti HTA
Risque modéré
32
0
50
Risque élevé
10
44
76
Risque très élevé
0
60
104
Total
42
104
230
DISCUSSION
Au terme de cette étude, il se dégage une fréquence
hospitalière de l’HTA de 26,65%. Cette fréquence
est proche de celle retrouvée dans plusieurs séries
africaines : 28,9% en 2006 à Bouaké [5], 28,90% en
2011 au Togo [6] et 35,23% en 2011 à Thiès [7]. La
détection de l’HTA au cours d’une enquête de
prévalence varie de 15 à 40 % parmi les personnes
âgées d’au moins 18 ans dans certains pays africains
[2,8]. Dans cette étude, bien que l’HTA touche
autant les hommes que les femmes, nous avons
observé une prédominance masculine à 53,2%.
Sanogo et al [9] en Côte d’Ivoire ont rapporté un
résultat similaire de 53,97% pour la prédominance
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masculine. Par contre Rabarijoana et al [10] en
Antanarivo, et Afflangla à Thiès [7] ont trouvé des
résultats différents avec respectivement 94,6% et
70,9% de prédominance minine. Cette différence
s’expliquerait par la prédominance de la
fréquentation des services hospitaliers par les
femmes dans ces pays. Le risque cardiovasculaire
augmente souvent avec l’âge [4]. Dans notre série,
l’âge moyen était de 56,55 ±11,01 ans. Ce résultat
corrobore avec ceux des séries de Berrouiget et al.
[11] en Algérie et d’Ekwunife et al. [2] au Nigéria
qui ont trouvé respectivement 57,21 ±23,11ans et
58,86±13,11 ans. Dans notre série, 97,11% des
patients provenaient de Bangui, cela étant lié au fait
que les patients ont accès aux services de spécialité
dont la cardiologie. Parmi les facteurs qui majorent
le risque de maladie cardiovasculaire, nous avons
noté que la sédentarité représentait le facteur le plus
fréquent (75,42%) avec une prévalence plus
marquée chez les femmes (92,51%). Berrouiget et al.
[11] en Algérie, ont trouvé également une
prédominance de sédentarité (42,6%). La surcharge
pondérale (surpoids et obésité) vient après la
sédentarité avec 43,06%. Ce facteur était suivi par
la consommation excessive d’alcool (30,72%).
Damorou et al. [12] au Togo ont trouvé les mêmes
facteurs. Le taux élevé de la surcharge pondérale
dans notre série s’expliquerait par une proportion
élevée de sédentarité, une consommation excessive
d’alcool et un manque d’activité physique. La
moyenne de la pression artérielle était de 165/105
±12,35mmHg. L’HTA des patients noirs africains
présente une sévérité certaine [2,7,8,14]. L'HTA non
contrôlée endommage gravement les artères et le
cœur, entraînant des complications majeures
comme les Accidents Vasculaires Cérébraux
(AVC), l'infarctus du myocarde, l'insuffisance
cardiaque, l'insuffisance rénale chronique. Ces
complications résultent de la pression excessive sur
les vaisseaux et du surcroît de travail du cœur,
souvent exacerbées par d'autres facteurs de risque
cardiovasculaire et la mauvaise observance
thérapeutique. Dans cette étude, nous avons trouvé
86,66% de complications cardiaques, 26,66% de
complications rénales et 11,58% de retentissement
cérébral. Des complications et pourcentage
similaires ont été retrouvés dans d’autres études
[9,15,16]. Le risque cardio-vasculaire est un
phénomène complexe où entrent en jeu de nombreux
facteurs. Pour cela, les éléments qui le déterminent
ne peuvent être décrits en termes de causes, mais en
utilisant les notions de facteurs et d’indicateurs de
risque. Dans cette étude, nous avions utilisé le score
de sommation qui tient compte du niveau de la
pression artérielle, les facteurs de risque
cardiovasculaires et les atteintes d’organes cibles
pour déterminer le niveau du risque
cardiovasculaire. Ainsi nous avions trouvé 33,19%
des patients qui avaient un niveau de risque très
élevé. Ces résultats se rapprochent de ceux de
plusieurs auteurs africains qui ont trouvé un
pourcentage important du niveau de risque très élevé
[5,7,17]. Ces niveaux de risque éle retrouvés
reflètent la réalité africaine les patients arrivent
tardivement au moment du diagnostic avec des
chiffres tensionnels très élevés associés avec des
atteintes d’organes cibles et d’autres facteurs qui
augmentent le niveau du risque cardiovasculaire. Sur
le plan thérapeutique, 92,23% des patients avaient au
moins deux antihypertenseurs. Ce résultat concorde
à ceux trouvés dans d’autres études [8,9,18]. Ceci
confirme que l’HTA du sujet de race noire est une
forme particulièrement grave et souvent associée à
des complications et d’autres facteurs de risque et
qu’une association de plusieurs médicaments
antihypertenseurs est souvent nécessaire pour la
normaliser [6,7,9].
CONCLUSION
L’évaluation du risque cardiovasculaire dans cette
étude a montré qu’un pourcentage important des
patients hypertendus avait un risque très élevé de
développer un événement cardiovasculaire. Ceci
démontre l’importance d’évaluer le niveau du risque
cardiovasculaire en pratique clinique chez les
hypertendus pour détecter ceux qui sont à haut risque
afin de prendre des mesures adéquates.
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