ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL 9, N°001/Avril 2023 - 4
ARTICLE ORIGINAL
Aspects histologiques et épidémiologiques des cancers gynécologiques et mammaires à
Bangui, Centrafrique
Histological and epidemiological aspects of gynecological and breast cancers in Bangui,
Centralafrican Republic
Eva Elémence Tapandé Yakossa épouse Maka1, Barbara Esther Ouansaba1, Pétula Anicette Mirotiga épouse
Ngboko2, Gertrude Rose De Lima Kogboma Wongo3, Foxy Vivia Nalimo épouse Mbalanga1, Yannick Henri
Danzi-Te-Tongu-Gbe-Nza1, Merline Tatiana Belkpi Dango1, Clotaire Donatien Rafaï4, Boniface Koffi1
1. Service d’anatomie pathologique, Laboratoire national de biologie clinique et de santé publique
2. Service de Chirurgie Générale du Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino-Centrafricaine
3. Service de Gynécologie Obstétrique du Centre Hospitalier Universitaire Communautaire
4. Direction du laboratoire national de biologie clinique et de santé publique (LNBCSP), Bangui
Auteur correspondant : Eva Elémence Tapandé Yakossa Epouse Maka, Service d’Anatomie et cytologie
pathologiques, LNBCSP ; Tel +23672480349 / +23675577367 ; Email : tapseva04@gmail.com
Reçu le 04/10/2022; Accepté 25/01/2023
RESUME
Objectif : Décrire les caractéristiques
épidémiologiques et anatomopathologiques des
cancers gynécologiques et mammaires (CGM) dans
le Service d’Anatomie et Cytologie pathologiques de
Bangui.
Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude
descriptive portant sur les prélèvements
histologiques du sein et de l’appareil génital chez la
femme ayant abouti à un diagnostic histologique ou
cytologique de cancer primitif durant la période de
janvier 2015 à décembre 2021. Les registres et la
base de données informatisée du service ont servi au
recueil de données sociodémographiques et
anatomopathologiques.
Résultats : Sur 870 cas de cancers diagnostiqués en
7 ans, nous avons colligé 347 cas de CGM (39,89%).
L’âge moyen des patientes était de 48,5 ans
(extrêmes 15 ans et 82 ans). Selon le siège, le sein
venait au premier rang (59,08%), suivi du col utérin,
22,19%, l’endomètre 8,07% et de l’ovaire 6,34%.
Les femmes provenaient de Bangui dans 98% des
cas. Les types histologiques dominants étaient le
carcinome infiltrant de type non spécifique (76,09%)
au niveau du sein, le carcinome épidermoïde
(94,80%) au niveau du col utérin, l’adénocarcinome
endométrial (92,86%) pour le corps utérin et les
carcinomes (72,72%) au niveau de l’ovaire. L’âge
moyen pour le cancer du sein était de 50,5 ans, pour
le col utérin, de 54,5 ans, pour l’endomètre 59 ans,
et pour l’ovaire 47,5 ans.
Conclusion : Les CGM sont fréquents à Bangui
avec au premier rang le cancer du sein. Les activités
de sensibilisation et de dépistage de masse restent,
dans nos contextes, un moyen efficace de lutte.
Mots-clés : Cancers gynécologiques Sein
Anatomie pathologique Bangui.
ABSTRACT
Objective: To describe the epidemiological and
anatomopathological anatomopathological
characteristics of gynecological and mammary
cancers (CGM) in the Department of Pathological
Anatomy and Cytology of Bangui.
Materials and methods: It was a descriptive study
on histological specimens from the breast and genital
in female resulting in a histological or cytological
diagnosis of primary cancer during the period of
January 2015 to December 2021. The registries and
the department's computerized database were used to
collect sociodemographic and anatomopathological
data.
Results: Out of 870 cases of cancer diagnosed in 7
years, we have collected 347 cases of CGM
(39.89%). The mean age of patients was 48.5 years
(extremes 15 years and 82 years). According to the
site, the breast came first (59.08%), followed by
cervix, 22.19%, endometrium 8.07% and ovary
6.34%. Women were from Bangui in 98% of cases.
The dominant histological types were infiltrating
carcinoma of the non specific type (76.09%) in the
breast, squamous cell carcinoma (94.80%) in the
cervix, endometrial adenocarcinoma (92.86%) in the
corpus uteri, and carcinomas (72.72%) of the ovary.
The mean age for breast cancer was 50.5 years, for
the cervix, 54.5 years, for the endometrium 59 years,
and for the ovary 47.5 years.
Conclusion: CGM are common in Bangui, with
breast cancer in the first place. Awareness-raising
and mass screening and mass screening remain, in
our context, an effective mean of control.
Keywords : Gynecological cancers Breast
Anatomy Pathology Bangui.
ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL 9, N°001/Avril 2023 - 5
INTRODUCTION
Les cancers gynécologiques et mammaires (CGM)
sont des tumeurs malignes touchant la sphère
génitale et les glandes mammaires. Ils constituent un
véritable problème de santé publique [1]. L’OMS, en
2018 a répertorié 18,1 millions de nouveaux cas de
cancers et 9,6 millions de décès dus aux cancers dans
le monde [2]. Selon les données de GLOBOCAN
2020 [3], les taux de mortalité due aux cancers du
sein et du col de l'utérus chez les femmes étaient
considérablement plus élevés dans les pays en
transition. Les cancers gynécologiques représentent
19% des cancers dans le monde. En Afrique, les
cancers de la femme les plus fréquents sont ceux du
sein et du col de l'utérus [4]. En RCA, selon des
travaux antérieurs portant sur l’ensemble des
cancers, on notait également une prédominance des
cancers mammaires et du col utérin par rapport aux
autres localisations des CGM [5,6]. Il était
nécessaire de connaître le profil actuel des CGM
diagnostiqués dans le service d’anatomie
pathologique du Laboratoire National de Biologie
Clinique et de Santé Publique. C’est dans cet optique
que nous avons mené cette étude dont l’objectif était
de décrire les caractéristiques épidémiologiques et
anatomopathologiques des CGM diagnostiqués à
Bangui
MATERIEL ET METHODE
Notre étude s’était roulée en République
Centrafricaine, à Bangui dans le service d’anatomie
et cytologie pathologiques du Laboratoire National
de Biologie Clinique et de Santé Publique
(LNBCSP). Il s’agissait d’une étude rétrospective
descriptive sur une période de sept (7) ans, allant
du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2021.
L’échantillon était exhaustif, constitué de tous les
prélèvements du sein et de l’appareil génital chez
la femme, provenant des formations sanitaires de
Bangui (parmi lesquels les services de gynécologie
et de chirurgie générale) ou de l’intérieur du pays,
ayant abouti à un diagnostic histologique de cancer
primitif. Notons que tous les prélèvements
histologiques fixés au formol ont été analysés dans
le service selon les techniques standards incluant
l’imprégnation en paraffine, la coupe au
microtome, l’étalement sur lame et la coloration à
l’hématoxyline éosine. L’immunohistochimie n’a
pas été réalisée, faute de disponibilité. Les registres
du service du LNBCSP, les répertoires des comptes
rendus d’examen, les bulletins d’examen des
malades suivis dans les hôpitaux ont servi à la
collecte des données. Les informations ont été
recueillies sur une fiche d’enquête conçue à cet
effet. Les paramètres étudiés étaient les données
socio-démographiques (âge, provenance, parité,
notion de ménopause ou non, année de diagnostic)
et anatomopathologiques (siège de la tumeur, type
histologique). Ces données ont été analysées sur le
logiciel Epi info 3.5.4. Pour la saisie et la
confection des tableaux et figures, nous avons
utilisé le logiciel Excel et Word 2010.
RESULTATS
Sur 870 cancers diagnostiqués dans le service
d’anatomie pathologique durant la période de
l’étude, nous avons colligé 347 cas de CGM, soit une
fréquence de 39,89%. La répartition des cas de CGM
selon l’année de diagnostic est présenté dans la
figure 1.
Figure 1 : Répartition des CGM par année
Selon les tranches d’âge, nous avons une
prédominance des cas de CGM dans les tranches
d’âges de 35 à 54 ans avec un âge moyen à 48,5 ans
et des extrêmes de 15 et 82 ans (tableau I).
Tableau I : Répartition des CGM selon les tranches
d’âge
Tranches d’âge
(année)
Effectif
Pourcentage
15 - 24
3
0,86
25 - 34
22
6,34
35 - 44
84
24,2
45 - 54
93
26,8
55 - 64
68
19,6
65 - 74
45
12,97
≥ 75
32
9,23
Total
347
100
Selon la parité, 28 femmes (8,1%) étaient
nulligestes, 149 (42,9%) avaient une parité de 1 et 3
tandis que 170 (48,9%) avaient une parité supérieure
ou égale à 4. Il s’agissait de femmes en âge de
procréer dans 202 cas (58,21%) contre 145 femmes
ménopausées (41,79%).
Selon la localisation des cancers, les seins venaient
en tête avec 205 cas (59,08%), suivis du col de
l’utérus, 77 cas (22,19%), de l’endomètre, 28 cas
(8,09%), des ovaires, 22 cas (6,34%), du placenta, 07
cas (2,02%), du vagin, 05 cas (1,44%) et de la vulve
3 cas (0,86%).
L’âge de prédilection des cancers variait selon la
localisation de la tumeur. Ainsi le choriocarcinome
n’était observé que chez les femmes de moins de 45
ans (tableau II).
38 45 51
36
52 60 65
0
10
20
30
40
50
60
70
Année
216 Année
2017 Année
2018 Année
2019 Année
2020 Année
2021 Année
2022
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Série D, VOL 9, N°001/Avril 2023 - 6
Tableau II : Répartition des CGM selon le siège de la tumeur et les tranches d’âge
Sein
Col
utérin
Ovaire
Corps
utérin
Placenta
Vagin
Vulve
Total
Eff
%
Eff
%
Eff
%
Eff
%
Eff
%
Eff
%
Eff
%
Eff
%
1
0,5
0
0
1
4,5
0
0
1
14,3
0
0
0
0
3
0,9
16
7,8
0
0
5
22,7
0
0
1
14,3
0
0
0
0
22
6,4
65
31,7
12
15,6
1
4,5
1
3,6
5
71,4
0
0
0
0
84
24,2
61
29,8
27
35
1
4,5
3
10,7
0
0
0
0
1
33,3
93
26,8
21
10,2
24
31,2
8
36,4
12
42,8
0
0
1
20
2
66,7
68
19,6
22
10,7
9
11,7
4
18,2
7
25
0
0
3
60
0
0
45
12,9
19
9,3
5
6,5
2
9,1
5
17,8
0
0
1
20
0
0
32
9,2
205
100
77
100
22
100
28
100
7
100
5
100
3
100
347
100
50,5
54
47,5
59
33
69
55
La distribution des CGM selon la parité et le siège
de la tumeur est présentée dans le tableau III.
Tableau III : Répartition des CGM selon le siège et
la parité
Organes
atteints
Parité
Total
0
1 à 3
4 et plus
Eff
%
Eff
%
Eff
%
Eff
%
Sein
14
6,83
88
42,93
103
50,24
205
100,00
Col utérin
2
2,60
31
40,26
44
57,14
77
100,00
Corps utérin
8
28,57
9
32,14
11
39,29
28
100,00
Ovaire
4
18,18
13
59,09
5
22,73
22
100,00
Vagin
0
0
2
40
3
60,00
5
100,00
Vulve
0
0
2
66,67
1
33,33
3
100,00
Placenta
0
0
4
57,14
3
42,86
7
100,00
Total
28
8,0692
149
42,94
170
48,991
347
100,00
Eff = effectif
Sur le plan anatomopathologique, le type
histologique prédominant des cancers du sein était le
carcinome infiltrant de type non spécifique et celui
du col était le carcinome épidermoïde invasif
(tableau IV).
Les figures 2 et 3 illustrent les types histologiques de
cancer du sein les plus fréquents.
Figure 2 : Microphotographie d’une coupe
histologique du sein montrant un carcinome
infiltrant type non spécifique, HE (100).
Source : LNBCSP
Figure 3 : Microphotographie d’un carcinome
lobulaire infiltrant, aspect de cellules en file indienne
(flèche) ; HE (x100). Source : LNBCSP.
Tableau IV : Répartition des CGM selon les types
histologiques
Types histologiques
Eff
%
Sein (n = 205)
Carcinome infiltrant de type non spécifique
180
87,80
Carcinome lobulaire
14
6,83
Carcinome mucineux
6
2,93
Carcinome micropapillaire
3
1,46
Sarcome phyllode de haut grade
2
0,98
Col de l’utérus (n = 77)
Carcinome épidermoïde invasif
73
94,8
Adénocarcinome
4
5,2
Corps utérin (n = 28)
Adénocarcinome de l’endomètre
27
96,43
Léiomyosarcome
1
3,57
Ovaire (n = 22)
Cystadénocarcinome séreux
15
68,18
Cystadénocarcinome mucineux
4
18,18
Tumeur de la granulosa
1
4,55
Tératome immature
2
9,09
DISCUSSION
Cette étude descriptive qui visait à décrire les
caractéristiques épidémiologiques et anatomo-
pathologiques des CGM diagnostiqués à Bangui
comportait des limites, liées au type de recueil
rétrospectif et à l’absence de données de
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l’immunohistochimie. Le choix du LNBCSP
comme site de l’étude a permis de ne prendre en
compte que les cas histologiquement confirmés. De
ce fait, notre étude ne pouvait fournir des données
exhaustives sur les CGM. Mais elle a permis
d’atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés.
En sept ans d’étude, nous avons colligé 347 cas de
CGM soit une fréquence de 39,89%. Nos résultats
sont similaires à celles de Sando et al à Yaoundé et
Hounkponou et al au Bénin [7,8] qui ont eu
respectivement 38,15% et 40,05%. Par contre
Bagnan et al [9] à Cotonou ont répertorié 210 de
CGM en 9 ans d’étude. Nous avons constaté une
nette augmentation du nombre de ces cancers
durant les 3 dernières années. Ceci pourrait
s’expliquer par l’intensification des campagnes de
sensibilisation et de dépistage des CGM [6], mais
aussi probablement au recours systématique au
diagnostic anatomopathologique. Dans notre série,
l’âge moyen des femmes était de 48,5±11 ans,
superposable à ceux de Hounkponou et al au Bénin
et Diop et al au Mali [8,10] qui avaient eu
respectivement des âges moyens à 48,15 ans et
47,31 ans. De plus, nous avons noté une
prédominance relative des CGM chez des femmes
en âge de procréer (58,21%). Ces constats montrent
que les cancers se développent souvent avant le
3ème âge en Centrafrique, comme précédemment
rapporté [6]. L’âge moyen de survenue des cancers
du sein était de 50,50 ans, proche de celui de Darré
et al à Lomé (49,7 ans) [11], mais supérieur à celui
de Sando et al à Yaoundé [7] qui avait enregistré
une moyenne d’âge de 46,08±4 ans. Il faut noter
que l’âge moyen des cas de cancers du sein observé
en 2002 dans le même service par Koffi et al était
de 46,7 ans [12]. Quant au cancer du col, l’âge
moyen de survenue dans notre série était de 54,00
ans. Par ailleurs, une étude antérieure réalisée dans
le service sur une période de 11 ans avait noté un
âge moyen largement inférieur, de l’ordre de
47,7±12 ans [13]. Ainsi, l’âge moyen de cette série
nous amène à suggérer que l’intensification des
activités de dépistage organisées dans les années
antérieures a eu un effet bénéfique, celui de reculer
l’âge de survenue des cancers invasifs du col utérin.
Dans notre série, le cancer du sein était plus
fréquent chez les multipares, comme l’a rapporté
Diop et al à Dakar [10]. Epsie et al [14], ont montré
que la maternité serait considérée comme un
facteur protecteur contre le cancer du sein. D’où
l’intérêt de réaliser des études prospectives
analytiques afin d’expliquer cette différence. Par
contre, la fréquence élevée des cancers du col
observé chez les multipares corrobore les données
de certaines études [7,12] qui avaient constaté que
la multiparité était un facteur de risque connu du
cancer du col de l’utérus.
Les localisations cancéreuses les plus fréquentes
étaient le sein (59,08%) suivi du col utérin
(22,19%). Ce résultat confirme ceux de certains
auteurs [8-10], bien que pour d’autres [7,15] le
cancer du col utérin occupe le premier rang devant
le cancer mammaire. En effet, si la prévention des
cancers du col utérin est mieux développée et
moins couteuse, il n’en est pas de même pour les
cancers du sein où les facteurs de risque sont plus
difficiles à maîtriser rendant complexe la
prévention primaire.
Dans notre étude, nous avons noté une
augmentation progressive des cas de cancers du
corps utérin en fonction de la parité, passant ainsi
de 28,57% chez les nulligestes à 39,29% chez les
femmes ayant une parité supérieure ou égale à 4. Il
s’agit d’un résultat déroutant dans la mesure
les cancers de l’endomètre sont considérés comme
des cancers des nullipares. Cependant, la moyenne
d’âge de ces cas de cancers était de 59 ans dans
notre série, une moyenne relativement supérieure à
celle de Hounkponou et al au Bénin (54 ans) [8]
mais nettement inférieure à celle observée par
Sancho-Garnier [16].
Dans le cas des cancers de l’ovaire, 2 principales
tranches d’âges étaient observées dans notre série :
l’une entre 25-34 ans et l’autre entre 55-64 ans. La
1ère tranche concernerait les tumeurs
embryonnaires chez les sujets jeunes alors que les
carcinomes étaient observés à un âge avancé.
Les tumeurs placentaires observées concernaient
essentiellement les femmes jeunes comme
habituellement décrite dans la littérature [17]. Les
types histologiques les plus fréquents des cancers
du sein était le carcinome infiltrant de type non
spécifique (87,8%) suivi du lobulaire (6,87%)
comme rapporté par certains auteurs [18-20].
Au niveau du col, il s’agissait essentiellement du
carcinome épidermoïde (94,8%) comme l’ont
souligné certains auteurs [21,22] alors qu’en
France, Hamers et al ont signalé la prédominance
de l’adénocarcinome [23]. Nous n’avons pas noté
de particularité histologique pour les autres
localisations notamment les cancers de
l’endomètre, du vagin, de la vulve et du placenta
[7].
CONCLUSION
Les CGM sont fréquents à Bangui et surviennent
chez des femmes relativement jeunes avec au
premier rang le cancer du sein suivi de celui du col
utérin. Les types histologiques prédominants étaient
respectivement le carcinome invasif de type non
spécifique et le carcinome épidermoïde. Pour faire
baisser considérablement le taux de ces cancers à
Bangui, un accent doit être mis sur les moyens de
lutte, basés surtout sur les activités de prévention
(sensibilisation et dépistage de masse) qui restent,
dans notre contexte, un moyen efficace de lutte.
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Conflit d’intérêt : aucun