ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL. 7, N°001/Avril 2021 15
ARTICLE ORIGINAL
Interaction paludisme et parasitoses intestinales chez les enfants en milieu rural
Centrafricain
Interaction of malaria and intestinal parasitosis in children in rural Central African areas
Marie Christine Awa Sépou Yanza1, Brice Olivier Bogning Mejiozem1, Gaspard Tekpa2, Marcel Mbeko
Simaleko3, Christian Diamant Mossoro-Kpindé4, Sandrine Sonia Vondo1, Evodie Pierrette Kakounguere1, Jean
Chrysostome Gody1, Boniface Koffi4
1. Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique de Bangui
2. Service des maladies infectieuses, Hôpital de l’Amitié, Bangui
3. Département de Santé Publique, Faculté des Sciences de la Santé
4. Laboratoire National de biologie Clinique et de Santé Publique de Bangui
Auteur correspondant : Marie Christine Awa Sépou Yanza, CHU Pédiatrique de Bangui, Centrafrique
Téléphone:(+236)75505886/72631783.
E-mail : sepouyanzamarie@yahoo.fr ou sepouawa@yahoo.fr
Reçu le 10/12/2020 ; Accepté le 10/02/2021
RESUME
Objectif : Déterminer l’influence du portage des
parasitoses intestinales sur l’expression du
paludisme
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale
et analytique allant du 1er décembre 2015 au 28
février 2016 dans les différentes unités du CHU
pédiatrique de Bangui, et dans 3 formations
sanitaires en zones rurales. Les données ont été
collectées à l’aide d’un questionnaire après
consentement éclairé, saisies et analysées avec le
logiciel Epi-info 7.
Résultats : Sur 200 enfants enquêtés, 102 ont été
inclus dans l’étude. L’âge médian était de 4 ans avec
des extrêmes de 3 mois et 15 ans. On notait une
prédominance masculine (51,96%) ; soit un sex-ratio
de 1,08. Les malades provenaient de la Région
Sanitaire 1 (55,38%). Ils étaient fébriles dans
83,33% des cas. La prévalence des parasitoses
intestinales était de 88,24%, et celle du paludisme de
89,21%. Les helminthes étaient dominants (89,06)
versus 25,49% pour les protozoaires. Des trois
espèces de protozoaires isolées, Entamoeba
histolytica a été retrouvé 15 fois (14,70%).
L’helminthe le plus fréquent a été Ascaris
lumbricoïdes (40,19%). La coïnfection parasitose
intestinale et paludisme a été retrouvée dans 96,66%.
La positivité du test de diagnostic rapide (TDR)
augmentait avec le nombre de parasitose
intestinale. Pour 2,57% de TDR positif, aucun
parasite intestinal n’avait été noté. On retrouvait le
mono-parasitisme pour 98,14% de TDR positifs,
tandis que le bi-parasitisme et le tri-parasitisme
étaient observés dans 100,00% de TDR positif. La
présence d’une parasitose intestinale est un facteur
favorisant l’infection palustre. La positivité du TDR
était de 87%.
Conclusion : L’étude a permis de constater que le
portage de parasitoses intestinales augmente la
susceptibilité de développer le paludisme. Les
programmes de lutte contre le paludisme et de lutte
contre les maladies tropicales négligées devraient
renforcer les activités intégrées.
Mots clés : Parasitose intestinale, paludisme,
interaction, zone rurale, Centrafrique.
ABSTRACT
Objective: To determine the influence of intestinal
parasitosis on malaria expression.
Methodology: This was a cross-sectional and
analytical study conducted from December 1st, 2015
to February 28th, 2016 in the different units of
Bangui Pediatric University Hospital, and in 3 health
facilities in rural areas. Data were collected using a
questionnaire after informed consent, entered and
analyzed using Epi-info 7.
Results: Out of 200 children investigated, 102 were
included in the study. The median age was 4 years
with extremes of 3 months and 15 years. There was
a male predominance (51.96%); i.e. a sex ratio of
1.08. Patients came from Health Region 1 (55.38%).
They were having a fever in 83.33% of cases. The
prevalence of intestinal parasitosis was 88.24%, and
89.21% for malaria. The helminths were dominant
(89.06) versus 25.49% for the protozoa. Among the
three protozoan species isolated, Entamoeba
histolytica was found 15 times (14.70%). The most
common helminth was Ascaris lumbricoïdes
(40.19%). The Co-infection intestinal parasitosis and
malaria was found in 96.66% of cases. The positivity
of the rapid diagnostic test (RDT) increased with the
number of intestinal parasitosis. For 2.57% positive
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RDT, no intestinal parasite was noted. Mono-
parasitism was found for 98.14% of positive RDTs,
while bi-parasitism and tri-parasitism were observed
in 100.00% of positive RDTs. The presence of
intestinal parasitosis is a factor favoring malaria
infection. The RDT positivity was 87%.
Conclusion: The study found that carrying intestinal
parasitoses increases the susceptibility to develop
malaria. The malaria control and neglected tropical
diseases programs should strengthen integrated
activities.
Keywords: Intestinal parasitosis, malaria,
interaction, rural area, Central African Republic..
INTRODUCTION
Le paludisme et les parasitoses intestinales sont
tributaires des conditions écologiques et du mode de
vie des populations. La coïnfection parasitaire est
très rependue chez les sujets vivant en Afrique
subsaharienne [1]. A cela s’ajoute le faible niveau
de vie des populations, favorisant le péril fécal et le
contact avec les vecteurs [2]. L’une des cibles de la
stratégie technique mondiale de lutte contre le
paludisme 2016-2030 (GTS) est de réduire d’au
moins 90 %, l’incidence des cas de paludisme dans
le monde [3]. La plupart des décès surviennent chez
des enfants vivant en Afrique subsaharienne, cette
maladie est à l’origine de près de 22% de l’ensemble
des décès d’enfants [2-5]. Les zones d’endémie
d’helminthiases et du paludisme coïncident souvent
et la compréhension de l’interaction entre les deux
types d’affection pourrait être d’un intérêt public
considérable [6]. L’organisme des sujets porteurs
d’infections concomitantes réagit et devient de
multiples interactions sur l’acquisition et le
développement de l’immunité [1]. Dans le contexte
centrafricain, les populations sont exposées aux
risques de paludisme. Les mêmes populations sont
fortement exposées aux parasitoses intestinales.
L’objectif de l’étude était de déterminer l’influence
du portage des parasitoses intestinales sur
l’incidence du paludisme en milieux rural
centrafricain.
PATIENTS ET METHODES
L’étude s’était déroulée dans les différentes unités
du CHU pédiatrique de Bangui et dans les services
de pédiatrie de trois formations sanitaires (FOSA)
situées dans deux régions sanitaires (RS) de la
RCA : la région sanitaire 1 (RS1) et la région
sanitaire 6 (RS6). Il s’agissait d’une étude
transversale multicentrique descriptive et analytique
réalisée du 1er décembre 2015 au 28 février 2016,
soit 3 mois. La population de l’étude était constituée
des enfants vus en consultation médicale pédiatrique
à l’hôpital préfectoral de Mbaïki et au centre de santé
de Boali pour la RS1, le centre de santé de Bangodé
pour la RS6. Etaient inclus dans l’étude, après
consentement éclairé des parents, tous les enfants
ayant présenté les signes cliniques permettant
d’évoquer un accès palustre à discuter avec une
parasitose intestinale. Ne faisaient pas partie de cette
étude les enfants qui n’ont pas pu fournir un
échantillon de selles pour analyse, et ceux présentant
les signes de paludisme grave selon les critères de
l’OMS (2015). Pour chaque malade inclus, nous
avons recueilli les données sur les caractéristiques
épidémiologiques, cliniques (signes généraux,
digestifs, cutanés, pulmonaires et neurologiques), et
paracliniques (examen parasitologique des selles et
le test de diagnostic rapide). Les données ont été
collectées à l’aide d’un questionnaire administré par
des enquêteurs formés au niveau des unités
pédiatriques des formations sanitaires retenues. A
l’issue de l’interrogatoire, un pot pour le recueil des
selles était remis à chaque malade et un TDR était
réalisé. Les examens des selles ont été faits dans les
6 heures qui suivent les prélèvements. Une fois au
laboratoire, chaque échantillon de selles était soumis
à un double examen : macroscopique avec pour
objectifs de décrire la couleur, l’aspect (présence de
sang, de glaire ou de mucus), la consistance (dure,
pâteuse, molle, ferme, liquide ou moulée), et
rechercher la présence d’adultes d’helminthes ;
microscopique en utilisant la technique de
l’observation directe des selles à l’état frais en eau
physiologique (Na Cl 9‰) pour l’identification des
œufs, des kystes et des larves. Pour chaque patient,
nous avons réalisé un prélèvement de sang au doigt,
en vue de la réalisation d’un TDR. La saisie et
l’analyse des données ont été réalisées à l’aide du
logiciel Epi-Info, version 7. Le test statistique de chi-
carré a été utilisé avec un seuil de significativité de
5%.
RESULTATS
Sur les 200 enfants enquêtés, en raison des
contraintes liées au recueil des selles, l’examen
parasitologique des selles et le TDR n’ont pu être
réalisés que chez 102 enfants. Sur les 102 malades
inclus 53 étaient de sexe masculin (51,96%) soit un
sex-ratio de 1,08. L’âge moyen était de 5,31 ans.
L’âge médian était de 4 ans avec des extrêmes de 3
mois et 15 ans. Sur 102 malades retenus, 45
(42,16%) provenaient du centre de santé de Boali
situé dans la RS1, 33 malades (32,35%) de l’hôpital
préfectoral de Mbaïki (RS1) et au centre de santé de
Bangondé situé dans la RS6. Les signes généraux
étaient dominés par la fièvre (83,33%), suivi de
l’asthénie physique (16,67%) et de l’amaigrissement
(6,86%). Les manifestations cutanées étaient
constituées de prurit (7,84%), prurit vulvaire chez les
adolescentes (6, 86%), et prurit anal (2,94%). On
notait une pâleur conjonctivale chez deux enfants
(1,96%). Les signes neurologiques étaient
représentés par les céphalées (28,43%), les vertiges
(6,86%). La toux dominait les signes pulmonaires
(13,73%), suivi de la douleur thoracique (1,96%).
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Parmi les 102 examens parasitologiques des selles
réalisés, 90 ont été positifs soit un taux de positivité
de 88,24 %. Le TDR était positif chez 91 enfants soit
une prévalence du paludisme de 89,21%. Le
parasitisme intestinal était dominé par les helminthes
(89,06) versus 25,49% pour les protozoaires. La
répartition des espèces parasitaires identifiées dans
les examens de selles et par la TRD est présentée
dans le Tableau I. Le bi-parasitisme était retrouvé
dans 31,37% de cas et le tri-parasitisme dans 1,96%
de cas (Tableau II).
Tableau I: Répartition des parasites identifiés par
espèces et par classe (N=102)
Classe de
parasite
Espèces
Nb
%
Helminthes
Ascaris lumbricoïdes
41
40,19
Necator americanus
19
18,62
Enterobius vermicularis
12
11,76
Strongyloïdes stercoralis
9
8,82
Trichuris trichiura
8
7,84
Tænia saginata
3
2,94
Taenia solium
2
1,96
Schistosoma mansoni
1
0,98
Schistosoma intercalatum
1
0,98
Protozoaires
Entamœba histolytica.
15
14,7
Giardia intestinalis
10
9,8
Trichomonas intestinalis
1
0,98
Tableau II : Relation entre le poly parasitisme intestinale et le paludisme
Nombre de
parasite (N=102)
TDR Paludisme
p
Positif
Négatif
Total
Nb
%
Nb
%
Nb
%
Aucun parasite
4
28,57
10
71,42
14
13,72
0
Mono-parasitisme
53
98,14
1
1,85
54
52,94
Bi-parasitisme
32
100
0
0
32
31,37
0
Tri-parasitisme
2
100
0
0
2
1,96
0
Total
91
89,21
11
10,78
102
100
La coïnfection parasitose intestinale et paludisme a
été retrouvée dans 96,66% de cas. La présence de
paludisme sans parasitose intestinale était retrouvée
dans 3,33%. Les enfants porteurs de parasitoses
intestinales avaient 3 fois plus de paludisme que
ceux n’ayant aucun parasite intestinal. La positivité
du TDR augmentait avec le nombre de parasitose
intestinale : aucun parasite intestinal pour 2,57% de
TDR positif ; le mono-parasitisme pour 98,14% de
TDR positifs, le bi-parasitisme pour 100,0% de TDR
positifs et tri-parasitisme pour 100,0% de TDR
positifs. La présence d’une parasitose intestinale et
la positivité du TDR étaient de 87%, les malades
porteurs de parasitoses intestinales avaient 3 fois
plus de paludisme que ceux n’ayant aucun parasite
intestinal (Tableau III).
Tableau III : Relation entre le paludisme et le
nombre de parasitose intestinale
Résultats
Selles
TDR Paludisme
Positif
Négatif
Total
Nb
%
Nb
%
Nb
%
Positif
87
96,66
3
3 ,33
90
88,23
Négatif
4
33,33
8
66,66
12
11,76
Total
91
89,21
11
10,78
102
100 ,0
DISCUSSION
Durant la période d'étude parmi les 102 enfants
inclus 91 avaient un TDR positif à la malaria soit une
prévalence du paludisme de 89,21% et 90 étaient
porteurs de parasitoses intestinales soit une
prévalence de 88,24 %. Ces données sont proches
des résultats d’une étude réalisée au Sénégal [1]. Les
signes généraux étaient dominés par la fièvre
(83,33%), suivi de l’asthénie physique (16,67%).
Les signes neurologiques étaient représentés par les
céphalées (28,43%) et les vertiges (6,86%). Ces
symptômes qui permettent d'évoquer le diagnostic
de paludisme, permettent également d’évoquer le
diagnostic de parasitose intestinale. Il a été démontré
que l'immunité aux stades érythrocytaires du
paludisme se renforce progressivement chez les
enfants des zones d'endémie [7]. Cette immunité
peut contrôler les charges parasitaires et tolérer la
parasitémie sans manifestations cliniques de la
maladie [7]. Dans le contexte Centrafricain le
paludisme est endémique surtout en milieu rural, les
sujets jeunes sont exposés au risque de faire
fréquemment des accès palustres simples ou graves.
Ces mêmes sujets sont fortement exposés au portage
des vers intestinaux [8]. L'organisme des sujets
porteurs d'infections concomitantes réagit et devient
le lieu de multiples interactions avec des
implications sur l'acquisition et le développement de
l'immunité [9]. Chez de tels sujets, il n'y aurait pas
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toujours une augmentation de la pathogénicité des
agents étiologiques en cause [10,11]. Ceux-ci
peuvent parfois exacerber la pathologie, parfois
l'atténuer [12,13]. La coïnfection parasitose
intestinale et paludisme a été retrouvée dans 96,66%
de cas. De plus, les enfants porteurs de parasitoses
intestinales avaient 3 fois plus de paludisme que
ceux n’ayant aucun parasite intestinal. Le
multiparasitisme qui prévaut dans les majorités des
zones impaludées expose les sujets jeunes au risque
de co-infections par plusieurs parasites [7]. Il est
remarquable que les résultats disponibles indiquent
un risque accru de paludisme d'une ampleur similaire
5580%, dans certains sous-groupes tels que ceux
atteints de schistosomiase élevée (charges jusqu'à
125%) [14-17]. Des observations contraires tendent
à aucune influence chez des sujets coinfectées par
des verminoses, bien que l’étude ait été menée dans
une zone de transmission palustre faible et instable
[18]. Ces observations, d'un point de vue
fondamental, soulèvent plusieurs questions
immunologiques importantes pour le développement
de vaccins anti-malaria. Initialement, les études
épidémiologiques des interactions vers-paludisme
ont été motivés par l'hypothèse que les vers
pourraient déclencher, via une réponse T helper
(Th2), la production d'anticorps non cytophiles,
cliniquement non efficaces [19]. La présence d’une
parasitose intestinale avait un impact sur la positivité
du TDR (87%). Le parasitisme intestinal était
dominé par les helminthes (89,06%). Nos résultats
suggèrent l'existence d'un lien entre le portage des
helminthes et la susceptibilité au paludisme en
milieu rural centrafricain. Cela pourrait s’expliquer
sur le plan immunologique par l’influence des
helminthes infections sur la balance Th1/Th2, qui
elle-même affecte le bilan isotypique [20]. Dans les
mécanismes physiopathologiques, ces facteurs
immunitaires dont l'immunité cellulaire avec ses
deux versants : Th1 et Th2 ; bien que Th1 intervient
dans les infections dues aux parasites intracellulaires
(plasmodium) et Th2 dans les infections causées par
les parasites extracellulaires (helminthes), ils sont
interdépendants et régulés par un système de « Feed
Back». La balance Th1/Th2 va basculer vers Th1 ou
Th2 suivant le type de parasite que le sujet héberge.
Le maintien ou la rupture de cet équilibre peut avoir
un retentissement sur la symptomatologie et la
biologie des pathologies en cause. Cependant, les
résultats d’autres études menées en Thaïlande
[16,21], et au Ghana [22] remettent en cause
l’hypothèse d’une susceptibilité élevée au
paludisme. Les espèces parasitaires intestinales sont
dominées par Ascaris lombricoïdes. Sur le plan
immunologique, un sujet qui a développé une
réponse Th2 induite par l'ascaris, avec un effet
négatif sur Th1 d’origine palustre, aurait tendance à
développer plus souvent les accès palustres comme
le suggèrent Nacher et al [16,21]. Toutefois, les
sujets ayant une infection moyenne à S. mansoni ou
une oviurie faible à S. haematobium ne semblent pas
plus susceptibles au paludisme mais, au contraire,
ont tendance à mieux contrôler leur infection
palustre et sa densité parasitaire due à P. falciparum.
Il est donc important que la question de l'impact des
co-infections sur la balance Th1/Th2 soit étudiée en
intégrant les hypothèses immunologiques mais
également en tenant compte des observations
parasitologiques et épidémiologiques mises en
évidence dans différentes études [21,22].
CONCLUSION : Les enfants centrafricains portent
à la fois le fardeau majeur du paludisme et celui des
parasitoses intestinales. Le traitement des
parasitoses intestinales pourrait réduire la fragilité de
l’individu par rapport au paludisme et réduire le
fardeau de ce fléau. L’administration d'une dose
unique d'albendazole pourrait baisser le risque du
paludisme chez ces enfants surtout en milieu rural.
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