ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL 7, N°003/Décembre 2021 - 13
ARTICLE ORIGINAL
Douleurs abdominales aiguës au Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique de
Bangui : Aspects épidémiologique, diagnostique, thérapeutique et évolutif
Acute abdominal pain at Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique de Bangui:
epidemiological, diagnostic, therapeutic and evolutionary aspects
Valère Ndoma Ngatchoukpo, Daniel Silvere Ouaimon, Laurice Ngozika, Alfred Gaudeuille,
Auteur correspondant : Ndoma Ngatchoukpo Valère ; Professeur Agrégé de Chirurgie Pédiatrique au Centre
Hospitalier Universitaire Pédiatrique de Bangui ; BP 2600 Bangui-RCA ; Tél. 00 236 75 03 35 79 ;
Email : ndomavalere@yahoo.com
Reçu le 20/04/2021 ; Accepté le 22/09/2021
RESUME
Introduction : les douleurs abdominales aiguës
(DAA) constituent un des motifs fréquents de
consultation pédiatrique. Nos objectifs étaient
de déterminer leur fréquence, d’identifier les
principales étiologies et de formuler un schéma de
prise en charge.
Patients et méthodes : cette étude rétrospective
réalisée du 1er Septembre 2016 au 31 Septembre
2018 au Centre Hospitalier Universitaire
Pédiatrique de Bangui (CHUPB) a porté sur 358
dossiers d’enfants âgés de 0 à 15 ans, et présentant
des DAA évoluant depuis moins d’une semaine
sans diagnostic précis à l’entrée dans le service.
Nous avons étudié : l’âge, le sexe, la provenance
des patients, les antécédents médico-chirurgicaux,
les données de l’interrogatoire, de l’examen
clinique et para cliniques ainsi que les aspects
thérapeutiques et évolutifs.
Résultats : l’étude avait concerné 358 observations
sur un total de 2935 soit 8,2% des malades
hospitalisés, avec une prédominance de la tranche
d’âge de plus de 10 ans (43,6%). Les étiologies
chirurgicales étaient dominantes avec une
prévalence de 87,7%, parmi lesquelles nous avions
les appendicites (38,3%), les péritonites (24,9%),
les occlusions (12,0%), les invaginations
intestinales aiguës (10,9%) et les hernies étranglées
(2,0%). Les étiologies médicales (12,3%) étaient
les pneumonies aiguës (2,8%), les kystes ovariens
(1,7%), les gastro-entérites aiguës (1,4%), les
infections urinaires (1,1%), les pancréatites aiguës
(0,8%), les abcès amibiens du foie (1,4%), les
adénolymphites mésentériques (0,3%) et les
parasitoses intestinales (0,3%). Dans 2,5% des cas,
aucune cause organique n’avait été retrouvée.
Conclusion : L’ignorance des signes de gravité, le
recours tardif aux structures hospitalières, les
moyens financiers limités expliquent le fort taux de
mortalité enregistré (7,8%) liée essentiellement à la
péritonite aiguë et à l’occlusion intestinale, mettant
en cause la qualité de la prise en charge.
Mots-clés : douleurs abdominales aiguës, enfant,
Bangui.
ABSTRACT
Introduction: Acute abdominal pain (AAD) is one
of the frequent reasons for pediatric consultation.
Our objectives were to determine their frequency,
identify the main etiologies and formulate a
management plan.
Patients and methods: this retrospective study
carried out from September 1st, 2016 to September
31st, 2018 at the Pediatric Hospital University
Center of Bangui (CHUPB) focused on 358 cases
of children aged 0 to 15 years, and presenting with
AAD evolving for at least one week without a
precise entry diagnosis in the service. We studied
the following variables: age, sex, origin of the
patients, medical and surgical history, data from the
interview, clinical and paraclinical examination as
well as therapeutic and evolutionary aspects.
Results: the study involved 358 observations out of
a total of 2935, i.e. 8.2% of hospitalized patients,
with a predominance of the age group over 10 years
(43.6%). Surgical etiologies were dominant with a
prevalence of 87.7%, among which we had
appendicitis (38.3%), peritonitis (24.9%),
occlusions (12.0%), acute intestinal intussusception
(10.9%) and strangulated hernias (2.0%). The
medical etiologies (12.3%) were acute pneumonia
(2.8%), ovarian cysts (1.7%), acute gastroenteritis
(1.4%), urinary tract infections (1.1%), acute
pancreatitis (0.8%), amoebic liver abscess (1.4%),
mesenteric adenolymphitis (0.3%) and intestinal
parasitosis (0.3%). In 2.5% of cases, no organic
cause was found.
Conclusion: The ignorance of the gravity signs, the
late recourse to hospital structures, the limited
financial means explain the high rate of mortality
recorded (7.8%) essentially linked to acute
peritonitis and intestinal obstruction, calling into
question the quality of support.
Keywords: acute abdominal pain, child, Bangui.
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INTRODUCTION
Les douleurs abdominales aiguës (DAA) sont un
des premiers motifs de consultation de l’enfant [1-
3]. Leur traitement doit se baser sur la pathologie
causale. Il est inadmissible de laisser souffrir un
enfant et ce traitement doit intervenir rapidement.
[4]. Une étude antérieure réalisée sur les douleurs
abdominales aiguës de l’enfant retrouve environ
8,5% des 312 cas étudiés sur 3670 admissions au
Centre Universitaire Pédiatrique de Bangui au cours
d’une année [2]. L’objectif de notre étude est de
rapporter les aspects épidémiologiques,
diagnostiques et thérapeutiques des douleurs
abdominales aiguës quelques années plus tard dans
ce même centre.
PATIENTS ET METHODES
Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive
couvrant une période de deux ans allant du 30
septembre 2016 au 30 septembre 2018. Nous avons
retenu 358 dossiers d’enfants dans notre étude, tous
répondaient aux critères suivants : enfants âgés de 0
à 15 ans, présentant des DAA évoluant depuis
moins d’une semaine sans diagnostic précis à
l’entrée dans le service. N’étaient pas inclus, les
enfants évadés ou décédés sans diagnostic précis ;
les enfants présentant des DAA post traumatiques
ou des douleurs abdominales récurrentes (DAR).
Les variables concernaient l’âge, le sexe, la
provenance des patients, les antécédents médico-
chirurgicaux, les données de l’interrogatoire, de
l’examen clinique et des explorations
complémentaires, les aspects diagnostics,
thérapeutiques et évolutifs. Les sources
d’information étaient les observations
médicales, les registres de suivi des patients. Les
données ont été résumées sous forme de tableaux,
graphiques, figures et analysées à l’aide du logiciel
Epi info version 3.5.1. Le test statistique de Khi-
carré (X2) a été utilisé pour les comparaisons avec
un seuil de signification de 5%.
RESULTATS
Nous avions colligé 358 dossiers pour douleurs
abdominales aiguës sur un total de 2935
admissions, soit 8,2%. La plupart des enfants
avaient plus de 10 ans (Figure 1).
Figure 1 : Répartition des patients selon l’âge
Le sexe masculin représentait plus de la moitié de
nos cas (56,1%), et les patients résidaient plus à
Bangui (72,6%).
Selon les motifs de consultation, la douleur
abdominale était représentée dans 80,2% des cas,
suivie de ballonnement abdominal (8,6%). Dans
90,2% des cas, les malades n’avaient aucun
antécédent pathologique particulier.
L’automédication était retrouvée dans 14% des cas.
Plus de la moitié des cas de douleur siégeaient au
niveau de la fosse iliaque droite (FID) (Figure 2).
Figure 2 : Répartition des patients selon le siège de la douleur
Chez 97,2% des malades, l’intensité de la douleur
n’avait pu être précisée. La fièvre était retrouvée
chez 170 malades, soit 88,1%. Les étiologies des
douleurs sont rapportées dans le tableau I.
Sur le plan paraclinique, la goutte épaisse a été
réalisée dans 65% des cas. La plupart des malades
n’avaient pas réalisé la CRP. Une hyperleucocytose
avait été retrouvée dans 65% de nos patients. La
créatinémie et la transaminase (19,7% chacune)
étaient le plus souvent réalisées. Dans nos résultats
de l’imagerie, l’ASP et l’échographie avaient été
réalisés respectivement dans 60% et 22,3% des cas.
Dans 314 cas, les malades (87,7%) avaient eu un
diagnostic chirurgical. Le traitement chirurgical a
été réalisé dans 293 cas (81,8%) (Tableau II).
Tableau I: Répartition des patients selon les
étiologies.
95
107
156
0 à 5 ans 6 à 10 ans > 10 ans
0
50
100
150
200
76
27
18
3
3
1
1
010 20 30 40 50 60 70 80
Fosse iliaque droite
Diffus
Péri-ombilical
Epigastrique
Hypogastrique
Hypocondre droit
Hypocondre gauche
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Etiologies
Effectif
Causes chirurgicales
314
Appendicite aig
137
Péritonite
89
Occlusion
43
Invagination intestinale aiguë
39
Hernie étranglée
7
Causes médicales
44
Pneumonie aig
10
Douleur abdominale aiguë
non spécifique
9
Kyste d’ovaire
6
Gastro-entérite aiguë
5
Abcès amibien du foie
5
Infection urinaire
4
Pancréatite aiguë
3
Adénolymphite mésentérique
1
Parasitoses intestinales
1
Tableau II : Répartition des patients selon
l’imagerie
Imagerie
Fréquence
%
Abdomen sans préparation
159
60,00
Echographie abdominale
59
22,30
Radiographie thoracique de face
47
17,70
Total
265
100
La guérison totale a été obtenue dans 80% des cas,
la guérison après complication dans 11,7% des cas
tandis 0,3% des malades ont gardé des séquelles.
Nous avons enregistré 7,8% de décès au décours
des péritonites et occlusions. La durée
d’hospitalisation était de 5 jours chez 219 patients
(61,2%), entre 6 et 43 jours pour 106 patients
(29,6%), et 11 à 20 jours pour 9,2% des patients.
DISCUSSION
La fréquence des douleurs rapportée dans notre
étude est supérieure à celle retrouvée par Fahimi
aux Etats Unis [5] et inférieure à celle de Claudet à
Toulouse [6], vraisemblablement du fait de la
différence entre les tailles des échantillons, la nôtre
étant plus petite. Concernant l’âge et le sexe, le
profil des patients est similaire à celui de
l’échantillon décrit dans l’étude de Kouamé et al à
Abidjan [7]. Kahil et al dans une étude sur les
douleurs abdominales chez le nourrisson et l’enfant
dans un contexte fébrile, ont établi un risque
cumulé au cours de la vie de 8,6% chez les garçons
et de 6,7% pour les filles [8]. Ceci expliquerait la
fréquente apparition de la douleur abdominale chez
les garçons. La résidence prépondérante de nos
patients en milieu urbain à Bangui est comparable à
celle retrouvée par Camara [9]. En effet, le fait que
la plupart de nos patients résident à la capitale et
que moins des patients viennent de la périphérie
peut s’expliquer par les difficultés d’accès aux
services de santé, le manque de moyens de
transport, la distance, et la croyance à la médecine
traditionnelle.
Sur le plan diagnostique, nos données cliniques ont
relevé plus de 80% des cas de douleur abdominale,
suivie de ballonnement abdominal. Les antécédents
chirurgicaux ont été retrouvés dans 3,9% tandis que
les antécédents médicaux dont la pneumopathie et
la fièvre typhoïde figurent à la première place. Ce
résultat diffère de celui obtenu par Diakite [10] qui
retrouve un antécédent chirurgical chez 1,7% de ses
patients. Cette différence peut s’expliquer par la
petite taille de son échantillon. Nous avons no
quelques cas d’automédication chez 14% des
patients. En effet, l’automédication et surtout les
médicaments traditionnels sont des pratiques
courantes en Centrafrique. Ce qui retarde parfois la
consultation et modifie les symptômes cliniques,
rendant parfois difficile le diagnostic. Plus de la
moitié de nos malades ont une douleur localisée
dans la fosse iliaque droite ; contrairement aux
résultats de Diakite au Mali qui a retrouvé une
prédominance de la douleur diffuse et péri
ombilicale [10]. En effet, selon la plupart des
données de la littérature, l’appendicite aiguë
représente la première cause des urgences
chirurgicales chez l’enfant. De ce fait, la douleur de
la fosse iliaque droite serait la plus fréquente parmi
les localisations de la douleur chez l’enfant. Kahil
l’a remarqué aussi [8]. Dans la plupart des cas,
l’intensité de la douleur n’est pas spécifiée du fait
de la mauvaise tenue des dossiers médicaux d’une
part et l’absence d’un critère fiable pour quantifier
l’intensité de la douleur d’autre part. Une étude
américaine portant sur les DAA récurrentes de
l’enfant retrouve un polymorphisme des signes
d’accompagnement dont la fièvre [5]. Plus de 75%
de nos patients ont une cause chirurgicale.
Cependant, Diakité a retrouvé une cause médicale
supérieure aux ¾ des cas. Cette différence
s’explique par le fait que nous avons mené notre
étude dans un milieu chirurgical, par contre Diakité
a réalisé la sienne dans un service d’urgence
pédiatrique qui reçoit tous les cas de DAA [10].
Dans notre étude, l’appendicite, la péritonite aiguë
et l’occlusion intestinale sont les principales
étiologies chirurgicales. Ce résultat est
superposable à celui de Kouamé à Abidjan qui a
obtenu respectivement l’appendicite aiguë, la
péritonite, l’invagination intestinale aiguë et
l’occlusion intestinale [7]. Par contre Aguide à
Bangui a retrouvé une prédominance de
l’appendicite suivie des péritonites, de perforation
typhique et de l’invagination intestinale aiguë [2].
Quant à Diakité au Mali, il a obtenu respectivement
les péritonites suivies de l’appendicite et de
l’occlusion intestinale [10]. Ces écarts entre les
deux données s’expliquent par les approches
méthodologiques et les tailles des échantillons qui
sont différentes. Les causes médicales de la douleur
abdominale aiguë, principalement la pneumonie, la
douleur abdominale aiguë non spécifique, la GEA
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et l’infection urinaire sont retrouvées dans une
proportion plus faible. Ainsi Balachandron et al en
Inde ont retrouvé comme cause médicale de la
douleur abdominale : la gastrite aiguë, la GEA, la
constipation et les infections respiratoires [11]. Par
contre une étude menée aux Etats Unis en 2011 à
Bethesda a retrouvé dans le groupe d’âge de 0 à 4
ans une GEA, une pharyngite une hépatite
réactionnelle comme cause médicale prédominante
de la douleur abdominale aiguë [5].
Au plan paraclinique, la NFS, la GE/DP, la
créatinémie, les transaminases, l’Ionogramme
sanguin, la glycémie et l’ECBU sont les plus
réalisés. Ils nous ont permis de poser un diagnostic
étiologique d’une cause médicale après avoir écar
une cause chirurgicale. Selon une enquête réalisée
auprès de 44 membres du groupe francophone
d’hépato-gastro-nutritionnel pédiatrique, les
examens pratiqués en 1ère intention devant une
douleur abdominale récurrente sont la biologie dans
80%, l’ASP dans 50%. Une fibroscopie digestive
haute est réalisée en cas de trouble dyspepsique
dans 50% des cas, une échographie abdominale
dans 40% des cas et plus rarement un bilan
inflammatoire, un ECBU, un examen de selles KOP
dans 30% des cas [12]. Selon cette enquête, nous
pouvons retenir que la réalisation du bilan
biologique dépend du contexte et également de
l’orientation clinique et de principales hypothèses
diagnostiques qui en découlent. Concernant
l’Imagerie, l’ASP et l’Echographie sont le plus
souvent réalisés. Nos résultats diffèrent de ceux
obtenus par Kouamé [7] à Abidjan qui a réalisé
l’échographie dans 51,7% des cas et l’ASP dans
46,6% et seulement 4 radiographies thoraciques de
Face. Le fait que nos résultats sont en discordance
peut s’expliquer par la gratuité de l’ASP dans notre
contexte tandis que le coût élevé de l’Echographie
abdominale fixée à 5000 Frs par examen face à des
parents des enfants pour la plupart avec des
ressources financiaires limitées. Ainsi, il faut retenir
avec Gohron que le diagnostic d’une douleur
abdominale serait avant tout déterminé par une
analyse sémiologique la plus précise possible et par
l’examen clinique. La place des examens
complémentaires doit rester limitée en fonction des
hypothèses cliniques ou se résume à de simples
examens d’orientation car sans cette démarche
diagnostique, le clinicien risquera de proposer à
l’enfant et sa famille des examens complémentaires
coûteux et invasifs dans un contexte de pauvreté
[7,13,14].
Concernant le traitement et l’évolution, évolutifs,
malgré la faible réalisation de l’imagerie dans notre
étude, plus de ¾ de nos patients ont bénéficié d’un
traitement chirurgical et moins de 1/3, un traitement
médical. Aguide rapporte 58% des causes
chirurgicales dans une étude antérieure à Bangui
[3]. La durée d’hospitalisation en majorité
inférieure à 5 jours dans notre étude est
relativement faible, comparée aux données de
Adamou et al au Niger qui ont rapporté une durée
moyenne de séjour de 10,9±3,6 jours [15]. A
l’inverse, Douad et Bonnet en France, dans leur
travail sur l’appendicite aiguë ont retrouvé une
durée d’hospitalisation après la chirurgie de 0,3 à
0,9 jours qui est inférieure à la nôtre [16]. En effet,
la durée moyenne de séjour en milieu hospitalier
chirurgical dépend de la pathologie elle-même, du
type d’intervention, du niveau de plateau technique
et d’éventuelles complications liées à la pathologie
mais aussi de sa survenue en période post
chirurgicale. Notre taux de mortalité est de 7,8%.
Ce résultat est superposable à celui d’Aguide [2]
qui a obtenu un taux de décès de 8%.
CONCLUSION
Les DAA sont une cause importante
d’hospitalisation au CHUPB. L’ignorance des
signes de gravité, le recours tardif aux structures
sanitaires, la négligence de certains parents, le
manque de moyens financiers expliquent le fort
taux de mortalité infantile. Le diagnostic des DAA
nécessite une bonne maîtrise des étiologies et de la
chronologie de l’examen clinique de l’enfant, ainsi
qu’une étroite collaboration entre pédiatres,
chirurgiens pédiatres, radiologues en vue d’une
amélioration de la prise en charge.
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