ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL 7, N°003/Décembre 2021 - 8
ARTICLE ORIGINAL
Caractéristiques des néphropathies causales d’insuffisance rénale chronique terminale
au service de néphrologie de l’hôpital national Donka
Characteristics of Causal Kidney Disease in End-Stage Renal Failure in the Nephrology
Department of Donka National Hospital
Fousseny Diakite, Moussa Traoré, Mamadou Saliou Baldé, Alpha Boubacar Bah, Ibrahima Chérif, Alpha Oumar
Bah, Mohamed Lamine Kaba
Service de Néphrologie-Hémodialyse de l’hôpital national de Donka
Auteur correspondant : Fousseny DIAKITE. Tel : 00224620213469 ; E-mail : fdiak70@gmail.com
Reçu le 23/06/2021 ; Accepté le 22/09/2021
RESUME
Objectif : Contribuer à la prise en charge de
l’insuffisance rénale chronique (IRC).
Patients et méthodes : Nous avons réalisé une
étude transversale dans le service de néphrologie de
l’hôpital national de Donka. Elle avait duré trois
(03) mois (17 Avril au 16 Juillet 2017). Les
variables d’étude étaient : épidémiologiques,
cliniques et paracliniques. Le diagnostic des
néphropathies causales était basé sur des arguments
cliniques et paracliniques.
Résultats : Parmi les 81 patients suivis dans le
service pour IRC durant la période d’étude, 73
d’entre eux (90,12%à étaient au stade 5. Dans notre
série, 55% des patients étaient de sexe masculin. Le
sex-ratio était de 1,21. L’âge moyen était de 45,06
±16,95 ans. Les principales néphropathies causales
rencontrées étaient vasculaires dans 30 cas (41,1%),
puis glomérulaires dans 24 cas (32,87%). Les autres
néphropathies étaient liées au VIH (1,37%), tubulo-
interstitielles (4,11%), liées au diabète (13,7%) et
de causes indéterminées 6,85%.
Conclusion : Les néphropathies vasculaires et
glomérulaires étaient les principales étiologies de
l’insuffisance rénale chronique terminale
rencontrées en Guinée.
Mots clés : Insuffisance rénale chronique terminale,
Néphropathies causales, Donka, Guinée
ABSTRACT
Objective: To contribute to the management of
chronic kidney failure.
Patients and methods: We conducted a cross-
sectional study in the nephrology department of
Donka National Hospital. It had lasted three (03)
months (April 17th to July 16th, 2017). The study
variables were: epidemiological, clinical and
paraclinical. The diagnosis of causal nephropathy
was based on clinical and paraclinical arguments.
Results: Among the 81 patients followed in the
department for CKD during the study period, 73 of
them (90.12%) were at stage 5. In our series, 55%
of the patients were male. The sex -ratio was 1.21
The mean age was 45.06 ± 16.95 years The main
causal nephropathies encountered were vascular in
30 cases (41.1%), then glomerular in 24 cases
(32.87%). The other nephropathies were related to
HIV (1.37%), tubule interstitial (4.11%), related to
diabetes (13.7%) and of undetermined causes
(6.85%).
Conclusion: Vascular and glomerular
nephropathies were the main etiologies of end-stage
chronic renal failure encountered in Guinea.
Keywords: End-stage chronic renal failure, Causal
nephropathies, Donka, Guinea
INTRODUCTION
La maladie rénale chronique (MRC) a pris une
proportion épidémique dans le monde entier, ce qui
ce qui fait d’elle, un défi majeur de santé publique.
Alors que les données sur l'incidence et la
prévalence de l'insuffisance rénale chronique (IRC)
et de l'insuffisance rénale chronique terminale
(IRCT) sont disponibles dans les pays développés
en raison de registres rénaux fiables et fonctionnels,
elles ne sont pas disponibles ou peu fiables dans les
pays en développement [1,2]. Ainsi, la prévalence
exacte de l'IRC ou de l'IRCT dans les pays en
développement est inconnue, d'où le recours aux
données provenant des hôpitaux [3-7].
L'insuffisance rénale chronique terminale est
définie soit comme un taux de débit de filtration
glomérulaire (DFG) <15 ml / min pour 1,73 m2, qui
s'accompagne dans la plupart des cas de signes et
symptômes d'urémie, soit comme la nécessité
d'initier un traitement de suppléance rénale. La
plupart des formes d'insuffisance rénale progressive
conduisent à un point final commun : le rein en
phase terminale, qui est généralement fibrotique et
de masse réduite [8]. L’IRC est divisée en différents
stades, sur la base de la filtration glomérulaire
estimée à partir de la clairance calculée selon la
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formule du MDRD [9]. L’insuffisance rénale
chronique terminale (IRCT) ; synonyme de «mort
rénale» est atteint pour un DFG 15ml/min [10].
C’est le stade ultime de cette évolution quelle que
soit la cause, et dominé par des complications
systémiques graves engageant le pronostic vital. Du
fait de l’allongement de l’espérance de vie, de la
sédentarisation des populations africaines,
l’augmentation du taux de diabète de type II et de
l’HTA, mais surtout à cause des médicaments
prohibés du marché parallèle et l’usage non
contrôlé des phytomédicaments traditionnels,
l’incidence de l’IRC est de plus en plus fréquente
en Afrique [11]. L’IRC succède toujours à une
néphropathie dont les origines peuvent être
multiples. Quelle que soit la cause : néphropathie
glomérulaire chronique (GNC) primitive ou
secondaire, néphropathie tubulo-interstitielle
chronique (NTIC), néphropathie vasculaire
chronique (NVC), l’IRC est un processus, le plus
souvent lentement évolutif, se traduisant par une
sclérose progressive des glomérules et de
l’interstitium [12]. En 2000 en France, la
néphropathie diabétique (type II 90%) représentait
25%, les glomérulonéphrites chroniques 20%, les
néphropathies vasculaires 15%, les néphropathies
interstitielles 11%, les néphropathies de cause
indéterminée 10% et les maladies héréditaires avec
au premier plan la polykystose rénale 7% [13]. Eu
égard à la diversité des néphropathies causales
d’IRCT, au risque d’évolution vers celle-ci en
l’absence de dépistage précoce et de prise en charge
appropriée ; nous avons choisi ce thème dont
l’objectif était de contribuer à la prise en charge de
la néphropathie en Guinée.
PATIENTS ET METHODES
Il s’agissait d’une étude transversale réalisée dans le
service de néphrologie de l’hôpital national de
Donka sur une période de trois (03) mois, allant du
17 Avril au 16 Juillet 2017. Notre population était
constituée de tous les patients admis pour une
insuffisance rénale chronique dans le service de
néphrologie durant la période d’étude. Nous avons
inclus tous les patients consentant présentant une
insuffisance rénale chronique terminale avec la
clairance de la créatininémie inférieure ou égale à
15mL/min/1,73m² calculée selon la formule MDRD
(DGF≤ 15ml/min). Les variables étudiées étaient :
épidémiologiques (fréquence, âge, sexe), cliniques
et paracliniques (Créatininémie, Protéinurie des 24
heures, Fond d’œil, Electrocardiogramme et
échographie rénale). Critères diagnostiques des
néphropathies causales de l’IRCT :
o Insuffisance rénale chronique terminale : le DFG
inférieur ou égal à 15 ml/min/1.73m2 et les signes
de chronicité à l’échographie, reins de petite taille
ou non avec une mauvaise dédifférenciation
cortico-médullaire.
o La néphropathie glomérulaire chronique (GNC)
était retenue devant : HTA ; Syndrome
œdémateux d’origine rénale (bilatéraux, mous,
indolores, déclives, gardant le godet); et/ou -
Protéinurie > 1g/l; et/ou Hématurie microscopique;
et/ou Reins de petites tailles mal différenciée,
symétriques et réguliers.
o La néphropathie vasculaire chronique (NVC) était
retenue devant : existence d’une HTA sévère et
ancienne ; protéinurie faible (≤ 1g/l) ; absence
d’hématurie ni de leucocyturie ; petits reins, mal
différenciée, symétriques ; rétinopathie
hypertensive au fond d’œil ; hypertrophie
ventriculaire gauche.
o La néphropathie diabétique (ND) était retenue
devant l’existence d’un diabète évoluant depuis au
moins 5 ans, des œdèmes, une protéinurie > 500
mg/24h ou une micro-albuminémie > 300mg/24h,
une absence d’hématurie, les reins conservés dans
leur taille ou augmentés de volume, bien ou peu
différenciés, une rétinopathie diabétique au fond
d’œil. La néphropathie tubulo-interstitielle
chronique (NTIC) était caractérisée par : une
insuffisance rénale chronique, une HTA absente ou
modérée, une polyurie, l’existence d’une infection
urinaire à répétition et/ou une phytothérapie, une
protéinurie absente ou faible, le sédiment urinaire
est plus riche en leucocytes (leucocyturie > 70
leucocyte/µl) sans germe, absence d’hématurie le
plus souvent (ou microscopique), ; atrophie rénale
asymétrique, contours irréguliers et bosselés à
l’échographie. La néphropathie associée au VIH
(NVIH) était retenue devant une protéinurie
massive (> 3 g/l), une insuffisance rénale d’emblée
sévère et rapidement progressive, chez tout patient
infecté par le VIH et non traité par les
antirétroviraux, une absence d’HTA, d’hématurie et
d’œdèmes, des reins gros ou de tailles normales.
o Les néphropathies d’origines indéterminées étaient,
celles devant lesquelles les anomalies cliniques et
para cliniques ne nous permettaient pas de les
rattacher à l’une des catégories précitées.
Les données recueillies sur la fiche d’enquête ont
été saisies et analysées à l’aide du logiciel EPI-
INFO version 7.2.
RESULTATS
Durant la période d’étude, 90 patients étaient
hospitalisés dont 81 avaient une insuffisance rénale
chronique. Parmi les 81 patients ayant l’IRC, 73
étaient en IRCT. Quarante-trois patients (58,9%)
avaient une clairance de la créatinine inférieure à 5
ml/min, 26 (32,65% avec une clearance de 6 à 10 et
4 (5,48%) avec une clearance de 11 à 15 ml/mn.
Les 8 autres patients (9,88%) avec une clearance
plus élevée. Les patients étaient en majorité de sexe
masculin dans 55% des cas, soit un sex-ratio de
1,21. L’âge moyen était de 45,07± 16,95 ans avec
des extrêmes de 15 et 90 ans. Le Tableau I présente
la répartition par sexe et par tranche d’âge.
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Tableau I : Répartition des patients selon les
caractéristiques socio-démographiques
Paramètres
Nombre
%
Sexe
73
100
Masculin
40
55
Féminin
33
45
Tranches d’âge (ans)
73
100
15- 24
07
9,59
25- 34
14
19,18
35- 44
15
20,55
45- 54
18
24,66
55-64
07
9,59
65- 74
06
8,22
75- 84
05
6,85
85 et plus
01
1,36
La néphropathie vasculaire chronique était
responsable de plus de 41% d’IRCT suivie de la
néphropathie glomérulaire chronique 32,87%,
néphropathie diabétique 13,70%. La néphropathie
liée au VIH représentait moins de 2% (Figure 1).
Il ressort du tableau II que, l’HTA était présente
chez 65 patients sur les 73 en IRCT, dont la NV
était responsable chez 30. Les éléments
caractéristiques de la NV étaient essentiellement
l’HTA et l’HVG. Pour la néphropathie glomérulaire
chronique, le syndrome œdémateux, l’hématurie
microscopique et l’HTA. Quant au diabète, il était
observé chez 14 patients et la néphropathie
diabétique était signalée chez 10 patients en IRCT.
Pour les patients dont le débit de filtration moyen
était inférieur à 5 ml/min, avaient comme
néphropathies causales : NV, NG et néphropathies
liées au VIH.
Figure 1 : Fréquence des néphropathies causales d’IRCT
Tableau II : Répartition des patients selon les types de néphropathies causales d’IRCT
Néphropathiesiinitiales connues
Caractéristiques
NVC
N=30
GNC
N=24
ND
N=10
NI
N=5
NVIH
N=1
ATCD d’HTA
Diabète sucré
Syndrome œdémateux
Protéinurie (g/l)
Hématurie microscopique
Leucocyturie positive
HVG
SRV
DFG moyen (ml/min)
30
01
05
3
00
00
11
01
4,37
20
03
24
2
24
00
03
01
4,88
08
10
09
3
04
00
01
00
5,16
04
00
05
1
03
03
01
00
6,15
01
00
01
5
00
00
00
01
4,02
DISCUSSION
La ponction biopsie rénale est un acte médical
important dans le milieu néphrologique. L’analyse
des pièces en microscopie optique et
l’immunofluorescence permet de déterminer la
nature des lésions histologiques. En Guinée, nous
n’avons pas encore de spécialiste ni de laboratoire
d’anatomie pathologique dédiée à l’analyse des
lésions histologiques rénales. Tout de même, nous
avons pu à partir des arguments cliniques et
paracliniques, déterminer la fréquence des
néphropathies causales. Quatre-vingt-dix pourcent
de nos admissions étaient des cas d’IRC. Parmi les
81 patients suivis dans le service pour IRC durant la
30
24
10
5
3
1
0 5 10 15 20 25 30 35
Néphropathie vasculaire chronique
Néphropathie glomérulaire
Néphropathie diabétique
Néphropathie indéterminée
Néphropathie tubulo-interstitielle chronique
Néphropathie liée au VIH
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période d’étude, 73 d’entre eux (90,12%) étaient au
stade 5. Dans une étude au Nigéria, les admissions
pour IRCT représentaient 8,83% [14]. La clairance
de la créatinine moyenne chez nos patients était de
5,01 ± 2,99 ml/min avec des valeurs extrêmes de
1,04 et 12 ml/min. (Tableau I) Parmi eux, 58,9%
avaient une clairance de la créatinine comprise
entre 1 5 ml/min. Nos résultats sont différents de
ceux de Chantrel et al. qui ont rapporté que 10,2%
des patients avaient un DFG< 5ml/min/1,73m²,
59,1% un taux compris entre 5-10ml/min/1,73m² et
21,9% un taux compris entre 10-15 ml/min/1,73m
[15]. Ce phénomène serait aggravé par le bas
niveau économique de nos patients qui, souvent, ne
recourent aux structures hospitalières qu’à un stade
très avancé de la maladie et cela après multiples et
vaines tentatives thérapeutiques. La consommation
de médicaments néphrotoxiques et de décoctions
pourraient aussi en être la cause. Dans notre série,
55% des patients étaient de sexe masculin. La
prédominance masculine observée dans notre étude
corrobore celle d’autres auteurs [14,16-18]. Les
facteurs environnementaux dont le tabagisme,
l’alcoolisme et l’exposition professionnelle
pourraient prédisposer dans nos communautés des
hommes. De plus, il semble que la progression des
maladies rénales vers l’IRCT serait plus rapide chez
l’homme [19]. Aucune tranche d’âge n’était
épargnée dans notre étude. L’âge moyen de nos
patients était de 45.07±16.95 ans. En accord avec
les résultats de Akinsola et al. et Arogundade et al.
[4,14], nos patients étaient jeunes. Ces résultats
permettent de dire que l’IRCT, en Afrique en
générale et particulièrement en Guinée, atteint
préférentiellement l’adulte jeune économiquement
actif. Cela contraste fortement avec les rapports des
pays développés l'IRC et l'IRT affectent les
populations d'âge moyen et âgées [20-23]. Les
NVC étaient la plus fréquemment rencontrée. La
glomérulonéphrite chronique 47,7% et
l'hypertension 31.1% étaient les facteurs
étiologiques courants dans l’étude de Arogundade
et al. [14]. Cela concorde avec d'autres rapports de
la sous-région et peut refléter la forte prévalence
des infections chroniques parasitaires, bactériennes
et virales, en particulier avec le fléau du VIH /
SIDA [3-7,24-27]. De plus, la néphrosclérose
hypertensive reste une maladie des Noirs dont la
prévalence est non seulement élevée mais augmente
également de 9 à 14. La NVC et la GNC sont les
plus fréquentes dans notre étude du fait que les
malades arrivent au stade terminal de la MRC avec
des complications cardiovasculaires très
importantes. Dans la littérature, on rapporte que la
maladie hypertensive chez les sujets noirs et
l’absence de prise en charge correcte de cette
pathologie pourrait expliquer la fréquence de la
NVC [28]. Parmi les antécédents de nos patients,
l’HTA était la plus représentée (95,89%) Selon la
littérature, le le de l’HTA dans la survenue des
néphropathies vasculaires est bien établi [13,28-30].
CONCLUSION
Au terme de notre étude il ressort que l’IRCT est
fréquente. Les néphropathies vasculaires et
glomérulaires sont les principales étiologies. La
mise en place d’un laboratoire d’anatomie
pathologique avec du personnel qualifié pourrait
mieux contribuer à la précision des types de lésions
histologiques rénales.
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