ANNALES DE L’UNIVERSITÉ DE BANGUI
Série D, VOL. 5, N°001/ Juin 2019 -
ARTICLE ORIGINAL
Caractéristiques épidémiologiques des spondylodiscites infectieuses en milieu hospitalier
à Bangui (République Centrafricaine)
Epidemiological characteristics of infectious spondylodiscitis in hospitals in Bangui
(Central African Republic)
Emmanuel Yangatimbi¹, Francky Kouandongui Bangue Songrou², Josué Pierre Kinima Kongo
2
, Pascal
Mbelesso¹
1- Service de neurologie du CHU de l’Amitié Sino-Centrafricaine de Bangui
2- Service de radiologie du CHU Maman Elisabeth Domitien de Bangui
Auteur correspondant : Yangatimbi Emmanuel, service de Neurologie. CHU de l’Amitié Sino-Centrafricaine
de Bangui ; Téléphone : (+236) 75048056/70048056. Email : yang_emma1@yahoo.fr
Reçu le 25/03/2019 ; Accepté le 22/05/2019
RESUME
Objectif : contribuer à la connaissance de ces
affections dans la pratique neurologique en
Centrafrique.
Patients et méthodes : Etude rétrospective à visée
descriptive menée de janvier 2012 à décembre 2016,
chez des sujets âgés de 18 ans et plus hospitalisés
pour une pathologie rachidienne, chez qui la
radiographie standard du rachis retrouvait des signes
en faveur d’une spondylodiscite infectieuse.
Résultats : Au cours de l’étude, 1991 patients ont
été hospitalisés pour une pathologie rachidienne,
parmi lesquels 34 cas de spondylodiscites
infectieuses, soit une fréquence hospitalière de
1,7%. L’âge moyen des patients était de 39 ±13 ans
et le sex - ratio H/F de 1,6. Les spondylodiscites
tuberculeuses (SDT) étaient les plus fréquentes et le
rapport spondylodiscite non tuberculeuse
(SDNT)/SDT était de 1/33. Le contage tuberculeux
a été rapporté dans 38,2%. La rachialgie était le
principal motif de consultation. L’altération de l’état
général était présente dans 91,2% des cas. Le
pincement discal a été le signe radiologique le plus
rencontré suivi d’ostéolyse des plateaux vertébraux
et de l’image de fuseau paravertébral. Trente-trois
patients étaient mis sous traitement antituberculeux
pendant 12 mois, un patient avait bénéficié
d’antibiotique probabiliste d’environs 3 mois. Des
complications de décubitus étaient enregistrées et
des complications neurologiques étaient observées
chez tous les patients.
Conclusion : Le diagnostic et la prise en charge des
spondylodiscites infectieuses restent un problème
délicat dans notre contexte. L’évolution est souvent
émaillée de complications neurologiques, toute
rachialgie doit faire penser à une éventualité de
spondylodiscite infectieuse.
Mots clés : spondylodiscite infectieuse, radiologie,
milieu hospitalier, Bangui, Centrafrique.
ABSTRACT
Objective: to contribute to the knowledge of these
affections in the neurological practice in the Central
African Republic.
Patients and methods: A descriptive retrospective
study conducted from January 2012 to December
2016, in patients aged 18 and over hospitalized for
spinal pathology, in whom standard radiography of
the spine found signs in favor of infectious
spondylodiscitis.
Results: During the study, 1991 patients were
hospitalized for a spinal pathology, among which 34
cases of infectious spondylodiscitis, ie a hospital
frequency of 1.7%. The mean age of the patients was
39 ± 13 years and the sex ratio was 1.6. Tuberculous
spondylodiscitis (SDT) was the most common and
the non-tuberculous spondylodiscitis (SDNT) / SDT
ratio was 1/33. Tuberculous contagion was reported
in 38.2%. Spinal pain was the main reason for
consultation. Alteration of the general condition was
present in 91.2% of cases. Disc nip was the most
common radiological sign followed by osteolysis of
the vertebral plateaus and paravertebral spindle
image. Thirty-three patients were put on anti-
tuberculosis treatment for 12 months, one patient
had benefited from a probabilistic antibiotic of about
3 months. Decubitus complications were recorded
and neurological complications were observed in all
patients.
Conclusion: The diagnosis and management of
infectious spondylodiscitis remains a delicate
problem in our context. The evolution is often laced
with neurological complications, any rachialgie must
make think of a possibility of infectious
spondylodiscitis.
Key words: infectious spondylodiscitis, radiology,
hospital environment, Bangui, Central African
Republic.
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INTRODUCTION
Les spondylodiscites infectieuses correspondent à
une atteinte septique du disque intervertébral et celle
des vertèbres correspondantes sans préjuger de
l’origine initiale de celle-ci. La contamination se fait
par voie hématogène dans 80% des cas, à partir d’un
foyer infectieux à distance. Elles sont fréquentes au-
delà de 50 ans. Le siège est multifocal dans 10 à
30% des cas [1]. Ce sont des affections dont
l’incidence est difficile à évaluer même dans les
pays développés. En France, l’incidence annuelle de
la spondylodiscite infectieuse était de 2,4/100 000
habitants en 2003 [2], avec une fréquence élevée des
spondylodiscites non tuberculeuses (SDNT). Didby
et Kersley en Europe estimaient l’incidence de
SDNT à 1 pour 250 000 habitants par an [3]. Leur
évolution spontanée est émaillée des complications
neurologiques [4] mettant souvent en jeu le
pronostic fonctionnel des régions concernées. En
République Centrafricaine (RCA), les
spondylodiscites ont plusieurs étiologies et sont
insuffisamment documentées et explorées. Pour cela,
nous avons effectué cette étude dont l’objectif était
de faire un état des lieux sur cette affection dans
notre contexte d’exercice.
PATIENTS ET METHODES
Il s’agissait d’une étude rétrospective à visée
descriptive, menée dans le service de neurologie du
Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino-
Centrafricaine (CHUASC) de Bangui. L’étude
couvre une période de 05 ans allant de Janvier 2012
à Décembre 2016. La population d’étude était
constituée des patients hospitalisés dans le service
pour une affection neurologique. Etaient inclus tous
les patients, sans distinction de sexe, âgés de 18 ans
et plus, hospitalisés pour une pathologie rachidienne,
dont le diagnostic de spondylodiscite infectieuse a
été posé sur des signes radiologiques. Les données
collectées provenaient des dossiers papiers des
patients sur des fiches d’enquêtes préétablies. Ces
données comportaient les variables
sociodémographiques, le niveau socio-économique,
les ATCD, les données cliniques et paracliniques, le
traitement reçu et l’évolution. Les données
recueillies ont été saisies et analysées par le logiciel
épi info 3.5.4.
RESULTATS
Pendant la période d’étude, 1991 patients ont été
hospitalisés dans le service parmi lesquels nous
avons enregistré 34 cas de spondylodiscites
infectieuses, soit une fréquence hospitalière de 1,7%.
L’âge des patients variait de 19 à 64 ans, avec une
moyenne de 39 ans ±13. La tranche d’âge de 21 à 40
ans (47,1%) était la plus touchée. Le sex-ratio était
de 1,6. Les commerçants (26,5%) et les ménagères
(23,5%) étaient plus atteints. La population d’étude
était dominée par des célibataires (88,2%), 67,6%
des cas avaient consulté aux urgences avant d’être
hospitalisé dans le service de neurologie. Le
principal motif de consultation était la rachialgie
(100%) suivi de l’impotence fonctionnelle des
membres d’installation progressive (88,5%). La
symptomatologie fonctionnelle était dominée par des
paresthésies (94,1%), la claudication intermittente
(50%) et des signes d’imprégnation tuberculeuse
(41,17%). La notion de contage tuberculeux était
retrouvée dans 38,2% des cas. Trente et un patients
(31) soit 91,2% des cas avaient un statut de
performance de l’OMS supérieur ou égal à 3. Tous
les patients étaient conscients à l’admission (100%)
et présentaient un signe de sonnette (97%) suivi
d’une paraplégie/paraparésie dans 91,1% des cas.
Chez la moitié des patients la lésion était localisée
au niveau du rachis lombaire. Il s’agissait d’un
pincement discal (81,8%) et s’une ostéolyse (73,5%)
observés sur les clichés de la radiographie standard
(figure 1 et 2)
Figure 1 : Radiographie standard du rachis
dorsolombaire de profil montrant une
spondylodiscite L1 et L2 avec tassement des
vertèbres L1 et L2 associé à un pincement
intervertébral.
Concernant les paramètres biologiques, l’anémie
était retrouvée dans 52,9% des cas, une
hyperleucocytose à prédominance neutrophile, un
syndrome inflammatoire biologique dans plus de
60% des cas et 33,3% des cas avaient une sérologie
VIH positive. Sur le plan étiologique, 97,1% des cas
étaient présumés d’origine tuberculeuse. Sept cas
avaient une instabilité du rachis nécessitant ayant
nécessité un traitement orthopédique avec un corset.
Tous les malades étaient soumis à la kinésithérapie
et la majorité des cas avait eu un séjour inférieur à
un mois à l’hôpital (85,3%). L’infection urinaire
était la complication de décubitus la plus observée
(23,5%) suivie des escarres (11,7%). A la sortie de
l’hôpital 70,9% des cas avaient une récupération
partielle et 12 ,9% avaient un pronostic fonctionnel
réservé.
Figure 9 : Image de pincement discal L
1
-L
2
et L
5
-S
1
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Figure 2 : Radiographie standard du rachis
dorsolombaire de face montrant une spondylodiscite
avec épaississement des parties molles para
vertébrales de D4 à D9 réalisant l’image de fuseau
para vertébral. Tassement de D6 avec pincement sus
et sous-jacent.
DISCUSSION
Cette étude sur les spondylodiscites est la première
du genre consacrée à la pathologie rachidienne dans
notre service. Elle a permis de colliger 34 cas de
spondylodiscites infectieuses en 5 ans, soit une
fréquence hospitalière de 1,7%. La fréquence des
spondylodiscites varie d’une étude à l’autre. Notre
résultat est supérieur à ceux retrouvés par Léon et
Coll. [5] à Reims en France (115 cas en 23 ans),
Ben Taarit et Coll. [6] en Tunisie (151 cas en 30 ans,
et Ben Hassine et Coll. [7] à l’hôpital Sahloul de
Sousse en Tunisie avec 35 cas en 18 ans. Par
contre, il est nettement inférieur au nombre des cas
rapportés au Mali[8] et à Angers en France [9] avec
respectivement 26 cas en 3 ans et 122 cas en 8 ans.
Le rapport SDNT/SDT de 1/33 dans notre série
traduit la prédominance de la tuberculose. Ce
rapport est de 2/11 dans la série de Dicko [10], 4/22
dans les travaux de Moussa Modibo [8] au Mali et
41/110 dans l’étude réalisée par Ben Taarit et Coll.
[6] en Tunisie. Par contre on note une inversion du
rapport dans la série de Cissé (109/13) [9], Menon et
Coll. [11] à Oman dans le Moyen Orient avec 52/10
ainsi que dans la série de Ben Hassine et Coll. [7]
qui ont retrouvé un rapport de 26/9.
Nos patients étaient jeunes, (moyenne de 39 ±13
ans) confirmant ainsi d’autres données de la
littérature qui rapportent un âge moyen variant entre
34 et 37 ans [7,9,12-14]. L’atteinte prédominante
des hommes (sex-ratio 1,6) n’est pas corroborée par
d’autres études une différence selon le sexe n’a
pas été notée [7,11,14]. Contrairement à certains
travaux [15] qui attribuent cette maladie à la couche
socioéconomique défavorisée, nous avons retrouvé
une proportion élevée de commerçants (26,5%), ce
qui plaiderait en faveur d’une combinaison de
plusieurs facteurs.
Comme constaté dans d’autres études [16-18], la
rachialgie est le premier signe qui attire l’attention
(100%). Cette rachialgie est accompagnée d’une
impotence fonctionnelle (88,5%) dont l’installation
est progressive chez les patients de notre série,
contrairement aux cas décrits au Gabon le mode
d’installation progressive ne représentait que
19,23% des cas [12].
La notion de contage tuberculeux était retrouvée
chez 38,2% de nos patients, 38,46% à Bamako au
Mali [8] et 32% dans une série tunisienne [6] plaçant
la tuberculose comme une des causes les plus
fréquentes de la spondylodiscite en Afrique. De plus,
l’ATCD de tuberculose retrouvée chez 20,6% de nos
patients vient renforcer cette assertion. Ben Taarit et
coll [6] avaient aussi rapporté une tuberculose
pulmonaire et/ou urogénitale dans 11% des cas. Par
contre Pertuiset [19] a mentionné que la notion de
contage tuberculeux (10%) était moins fréquente que
l’ATCD de tuberculose (18 à 43%).
La symptomatologie physique était constituée du
signe de la sonnette (97%) et d’une
paraplégie/paraparesie (91,1%). Ces signes sont la
plupart du temps imputables aux spondylodiscites
tuberculeuses.
La paraplégie/paraparésie retrouvée chez 91,1% de
nos patients est rapportée chez 46,15% de la série
décrite par Moussa Modibo [8] en 2005 ; absente
dans celle de Dicko [10] en 2008. Cette différence
nous fait penser que nos patients consultaient
tardivement, comme en témoigne la présence de tous
les syndromes de compression médullaire qui étaient
présents chez tous nos patients, contrairement aux
données de Loembe et coll [12] qui ont retrouvé un
syndrome médullaire chez 19,23% de leurs patients.
La consultation à un stade avancé de la maladie
pourrait s’expliquer soit par l’itinéraire
thérapeutique des patients qui passent dabord par le
tradi-praticien soit par les problèmes d’ordre
financier.
Il ressort de notre étude que le rachis lombaire est la
principale localisation de la spondylodiscite. Cette
atteinte lombaire qui varie de 50% à 78 % dans
différentes études [6,10,17], est bien objectivée par
la radiographie standard, examen fondamental dans
notre contexte, malgré ses limites liées au retard
radio-clinique d’au moins 08 semaines décrit dans la
littérature. Elle nous a permis de mettre en évidence
les images de pincement discal (81,8%) et
d’ostéolyse (73,5%). Le pincement discal est un
signe constant rapporté dans d’autres séries, avec
des proportions pouvant atteindre 90,6 et 100%
[18,20].
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Sur le plan biologique, 29,4% des patients avaient
une hyperleucocytose à prédominance neutrophile.
Notre résultat corrobore celui de Friedman et coll.
[21] qui ont trouvé une hyperleucocytose dans 34%
des cas. Le syndrome inflammatoire biologique était
retrouvé dans plus de 60% des cas dans notre série,
ce résultat est similaire à ceux retrouvé par certains
auteurs [7,8].
Le diagnostic étiologique reposait essentiellement
sur des faisceaux d’arguments clinique et para
clinique [22], c’est ainsi que dans notre étude,
l’étiologie tuberculeuse était plus évoquée (97,1%)
du fait de l’incidence de la tuberculose dans notre
pays (435/100 000 habitants). Contrairement à
certaines données africaines [6] comme les nôtre,
dans les pays veloppés, la physionomie actuelle
des spondylodiscites infectieuses est marquée par la
fréquence élevée des SDNT, ceci en rapport avec la
pratique de la chirurgie rachidienne d’une part et
l’âge avancé de la population atteinte de la
spondylodiscite infectieuse d’autre part [1,23].
L’augmentation de la fréquence des spondylodiscites
tuberculeuses en Afrique semble être en rapport ces
dernières années à la pandémie du VIH/SIDA bien
que nous n’avons enregistré que 8 cas de
séropositivité pour le VIH sur 24 patients testés.
L’importance de la co-infection VIH/Tuberculose a
été soulignée au Togo [14]. Par contre au Congo
Brazzaville aucune influence de l’infection à VIH
sur la fréquence des spondylodiscites n’a été
retrouvée [24]. Des études prospectives avec analyse
statistique rigoureuse permettront d’établir
l’existence d’un éventuel lien de causalité entre la
fréquence de cette affection dans notre pays, les
conditions de vie de la population et l’infection par
le VIH.
La majorité de nos patients étaient sous traitement
antituberculeux constitué pour la première phase (02
mois) d’une quadrithérapie (Rifampicine, Isoniazide,
Ethambutol et Pyrazinamide) suivie d’une bithérapie
(Rifampicine et Isoniazide) à la deuxième phase
pour une durée totale de 12 mois. Ce protocole est
comparable à ceux de Ben Taarit et Coll. [6] qui ont
traité leurs patients pendant 14 mois et à celui de
Lemaire qui a prorogé de 12 à 14 mois [25].
Nous avons enregistré 2 décès dans le cas de SDT
(6.06%) tandis que d’autres auteurs ont rapporté un
taux de décès allant de 3% à 17% [2, 21,26]. Trente
et un de nos patients étaient sortis de l’hôpital suite à
une évolution supposée favorable sous
antituberculeux.
En dehors de la tuberculose, les autres diagnostics
étiologiques étaient difficiles à établir dans notre
contexte à cause du plateau technique très limité :
hémoculture non réalisée, ponction biopsique
vertébrale non faite et IRM non disponible. Nos
diagnostics de mal de pott ont été conforté par le fait
que les patients avaient une évolution favorable
sous le régime de 12 mois d’antituberculeux en 2
phases. Toutefois, certains patients diagnostiqués
mal de pott à tort avaient une évolution favorable
grâce à la présence de la rifampicine qui agit aussi
sur d’autres germes tels que les staphylocoques qui
sont responsables des spondylodiscites infectieuses
dans 50% des cas [16,26].
Les complications de décubitus enregistrées étaient
à type d’escarre (11,7%) et d’infection urinaire
(23,5%). Le pronostic fonctionnel des membres était
bon à la sortie de l’hôpital chez 5 patients présentant
des complications neurologiques ; à l’inverse, pour
22 patients, le pronostic était réservé car la
récupération était partielle et les séquelles
neurologiques ont persisté après la fin du traitement.
La plupart de nos patients (85,3%) avait eu un séjour
inférieur à un mois dans le service au cours
d’hospitalisation. Malgré l’insuffisance en plateau
technique, la prise en charge de nos malades était
adaptée limitant les complications de décubitus.
CONCLUSION
Les spondylodiscites infectieuses sont des affections
graves avec comme principale complication la
compression médullaire et ses conséquences. La
clinique est souvent évocatrice. Cette étude, nous a
permis de déterminer la fréquence hospitalière de
cette maladie qui rend compte de sa relative rareté
en Afrique. Le diagnostic étiologique de certitude
est difficile dans notre contexte d’exercice ou
plateau technique est très limité.
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