ANNALES DE L’UNIVERSITÉ DE BANGUI
Série D, VOL. 5, N°001/ Juin 2019 -
ARTICLE ORIGINAL
Hystérosalpingographie pour stérilité féminine: Expérience de la Centrafrique
Hysterosalpingography for women infertility: Central Africa Republic experience
Francky Kouandongui Bangue Songrou
1
, Timothée Mobima
2
, Alida Koïrokpi
3
, Gilles Kossa Ko-Ouakoua
3
,
Euloge Bidan Tapiade
1
.
1. Centre Hospitalier Universitaire Maman Elisabeth DOMITIEN, Centrafrique
2. Centre Hospitalier et Universitaire de l’Amitié Sino-Centrafricaine, Centrafrique
3. Centre Hospitalier Universitaire de Communautaire de Bangui, Centrafrique
Auteur Correspondant : Dr. Kouandongui Bangue Songrou Francky,
Service de Radiologie et d’Imagerie Médicale du Centre Hospitalier Universitaire Maman
Elisabeth DOMITIEN, Centrafrique. ; Tél. +236 75 72 75 62 / + 236 72 38 44 00
Email: fkouando@gmail.com
Reçu le 12/02/2019 ; Accepté le 24/04/2019
RESUME
Objectif: Le but de l’étude était de rapporter le rôle
l’hystérosalpingographie en Centrafrique dans
l’exploration de l’infertilité féminine.
Patientes et méthodes: Il s’agissait d’une étude
transversale et analytique réalisée au Centre
Hospitalier et Universitaire Maman Elisabeth
DOMITIEN et au Centre Hospitalier Universitaire
Communautaire de Bangui. L’étude s’était roulée
entre le 1
er
Juillet et le 31 Aout 2017. Toutes les
patientes qui avaient réalisé une
hystérosalpingographie pour un bilan d’infertilité
entre le 1
er
juin 2014 et le 30 Mai 2017 (36 mois)
ont été incluses.
Résultats: Mille cinquante (1050)
hystérosalpingographies ont été retenues, 651
étaient pathologiques (62%). L’âge moyen des
patientes était de 34,2 ans avec les extrêmes de 20 à
45 ans. L’infertilité secondaire était la principale
indication de l’hystérosalpingographie (n=785
;74,8%). Les pathologies tubaires dominaient de
façon significatives les lésions observées à l’HSG
(p<0,0001). Les obstructions tubaires bilatérales
proximales étaient les lésions tubaires les plus
fréquentes (p<0,001).
Conclusion: Dans le contexte centrafricain, les
lésions tubaires dominaient les étiologies des
pathologies observées à l’hystérosalpingographie. Il
est impératif de sensibiliser la population sur les
pratiques sexuelles à risque.
Mots-clés: Infertilité, hystérosalpingographie,
Centrafrique.
ABSTRACT
Objective: This study reviewed the pattern of HSG
findings in patients with infertility in Central Africa
Republic.
Patients and methods: Descriptive and analytic
study of patients with infertility who have been
referred for Hysterosalphingography (HSG)
examination to Centre Hospitalier et Universitaire
Maman Elisabeth DOMITIEN and Centre
Hospitalier Universitaire Communautaire of
Bangui.
Results: A total of 1050 patients were involved in
the study, their ages ranged from 20 to 45 years.
(Mean 34. 2 years). Most indication was secondary
infertility (74. 8%). Report showed that 651 (62%)
patients had abnormal HSG findings. Tubal
pathologies are the largest abnormalities noted in
hysterosalpingography (p<0,0001) and bilateral
tubal blockage was preponderant abnormalities in
tubal pathology (p<0,0001).
Conclusion: in Central African Republic tubal
pathologies are the largest abnormalities observed
in women with infertility. More action is needed to
sensitize population on sexual practices on risk
Key words: Infertility, Hysterosalphingography,
Central Africa Republic
INTRODUCTION
L’infertilité est l’absence de conception chez une
personne qui a une vie sexuelle régulière en dehors
de toute contraception pendant 12 mois au moins et
selon l’âge de la personne [1]. Elle occupe une
place prépondérante dans la pratique de la
Gynécologie-Obstétrique. Le taux d’infertilité en
Afrique au Sud du Sahara serait même l’un des plus
élevés au monde, il varie de 15 à 30% contre 5 à
10% dans les pays veloppés [2]. L’infertilité est
un problème social dramatique pour le couple en
général et particulièrement en Afrique Sub-
Saharienne où le but principal du mariage est la
procréation [3]. Bien que ses causes soient
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multiples, la femme est souvent tenue pour
responsable en Afrique [4]. En RCA, selon le
dernier rapport du Recensement Général de la
Population et de l’Habitation (RGPH) en 2003, une
femme centrafricaine sur 10 ne jouit pas du bonheur
d’avoir un enfant [5]. L’exploration de l’infertilité
féminine fait le plus souvent appel à
l’hystérosalpingographie (HSG). C’est un examen
radiographique spécial qui utilise un produit de
contraste pour étudier la morphologie du canal
cervical, de la cavité utérine et celle de la trompe.
C’est un examen qui a pour but de déceler les
anomalies morphologiques à l’origine de
l’infertilité chez la femme [6]. L’HSG à Lomé au
Togo [7] a révélé dans 83% des cas, des anomalies
morphologiques explicatives de l’infertilité
féminine, au Cameroun [8], l’HSG a montré une
part prépondérante des anomalies tubo-péritonéales
dans les étiologies l’infertilité féminine. Nous nous
proposons de mener cette étude en Centrafrique
dans le but de rapporter les expériences de la
Centrafrique dans l’utilisation de l’HSG pour
explorer l’infertilité féminine.
PATIENTES ET METHODES
Il s’agissait d’une étude transversale et analytique
réalisée au Centre Hospitalier et Universitaire
Maman Elisabeth DOMITIEN (CHUMED) et au
CHU Communautaire de Bangui (Centrafrique).
Elle a concerné toutes les patientes qui ont consulté
pour une infertilité dans les services de
Gynécologie des établissements sus cités entre le 1
er
juin 2014 et le 30 Mai 2017 (36 mois). Elles ont été
orientées pour réaliser une hystérosalpingographie
dans les services de radiologie de ces mêmes
établissements. A partir du compte rendu d’examen
radiologique, une fiche de collecte d’informations a
été élaborée. Elle comportait les paramètres
suivants: l’âge des patientes, le type d’infertilité, les
résultats de l’HSG (localisation et le type de la
lésion). Les appareils de radiographie analogiques
de marque Toshiba E 7843X mis en circulation en
2010 pour le CHUMED et en 2012 pour le CHU
Communautaire ont été utilisés. Le matériel utilisé
pour l’HSG était constitué d’une canule à HSG, des
spéculums et d’un aspirateur. Le produit de
contraste utilisé pour opacifier les voies génitales
était le TELEBRIX HYSTERO® à raison de 20 à
30 ml. L’HSG était réalisée entre le 8
ème
et 11
ème
jour cycle [9], par les techniciens supérieurs en
radiologie et imagerie médicale des services
respectifs et étaient interprétées par des radiologues
des différents services. Étaient incluses dans
l’étude, toutes les HSG qui comportaient tous les
paramètres figurant sur la fiche de collecte
d’informations. Toutes les informations étaient
collectées, traitées et analysées dans le respect de
l’anonymat le plus strict et à l’aide du logiciel EPI
INFO version 7. Le test de chi carré a été utilisé
pour comparer les différentes proportions au seuil
de significativité de 5%.
RESULTATS
Durant la période d’étude, 1050 examens d’HSG
ont été colligés, dont 651 (62%) étaient
pathologiques. L’HSG était demandée lors d’un
bilan de l’infertilité secondaire dans 785 cas
(74,8%) et pour infertilité primaire dans 25,2%.
L’âge moyen des patientes était de 34,2 ans avec les
extrêmes de 20 et 45 ans. Le profil d’âge des
patientes concernées est présenté dans la figure 1.
Figure 1 : répartition des patientes selon les tranches d’âge
Les résultats de l’HSG avaient montré
principalement des lésions tubaires. Les anomalies
tubaires étaient significativement plus fréquentes
que celles retrouvées au niveau du myomètre, du
col utérin, de la cavité utérine et du péritoine
(p<0,0001). Sur les 374 anomalies tubaires
observées, les obstructions tubaires bilatérales
proximales (OTBP) étaient prédominantes de façon
significative, (p<0,0001) (tableau I).
15%
33%
25,5%
16%
10,5%
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
20-24 25-29 30-34 35-39 40 et plus
Tranches d'age
Effectif des patientes en pourcentage
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Tableau I : lésions tubaires observées à
l’hystérosalpingographie.
Lésions tubaires
Effectif
%
Obstruction tubaire bilatérale proximale
120
24,4
Obstruction tubaire unilatérale proximale
79
12
Obstruction tubaire unilatérale proximale et
phimosis
23
3,5
Hydrosalpinx unilatéral
35
5,4
Hydrosalpinx bilatéral
13
2
Endométriose
7
1,1
Rigidité tubaire
59
9,1
Total
374
57,5
D’autres anomalies étaient aussi retrouvées, il
s’agissait des lésions du col utérin, de la cavité
utérine et du myomètre (Tableau II).
Tableau II: Lésions du myomètre, du col et de la
cavité utérine observées à l’HSG.
Lésions observées
Effectif
Lésions du myomètre
Myomes interstitiels ou sous séreux
89
Myomes sous muqueux
41
Lésions du col et de la cavité utérine
Béance cervicale
8
Utérus bicorne uni cervical
2
Utérus bicorne bi cervical
9
Synéchie utérine
7
Total
156
Dans 121 cas (18,5%) les pathologies du péritoine
ont été aussi visualisées.
Les figures 2 et 3 montrent des anomalies tubaires
observées au CHU Maman Elizabeth DOMITIEN
et au CHU Communautaire de Bangui.
Figure 2 : Image d’HSG montrant une obstruction
tubaire bilatérale proximale. (Source, Centre
Hospitalier Universitaire Communautaire de
Bangui)
Figure 3 : Image d’HSG montrant une perméabilité
tubaire droite et obstruction tubaire gauche
proximale. (Source, Centre Hospitalier et
Universitaire Maman Elisabeth DOMITIEN):
DISCUSSION
L'exploration morphologique du tractus génital
féminin est essentielle dans le bilan d'infertilité.
Cette exploration fait appel à plusieurs techniques
radiologiques dont l’IRM, la cœlioscopie,
l’échographie et l’HSG. Bien que considérée par
certains auteurs comme un examen de débrouillage,
l’HSG est une technique disponible dans la plupart
des pays d’Afrique [10,11]. Elle est relativement
simple, souvent réalisée en première intention pour
étudier l ́anatomie de l ́utérus et la perméabilité
tubaire [12]. Elle garde encore sa place dans le
bilan d’infertilité de la femme en Afrique Sub-
Saharienne. Sur les 1050 hystérosalpingographies
réalisées, 62% étaient pathologiques. Cissé et al ont
retrouvé des résultats identiques en 2002 au
Burkina Faso (62,1%) [13]. Belley et al au
Cameroun [8] ont obtenu 56,8% d’HSG anormales.
Kiguli-Malwaddeen en Uganda en 2004 [14] a
trouvé 83,3% d’HSG pathologiques. Même si la
proportion des lésions observées à
l’hystérosalpingographie varie d’une étude à une
autre, tous les auteurs s’accordent que cette
technique d’imagerie a toujours révélé une
fréquence élevée des anomalies morphologiques
pouvant expliquer l’étiologie de l’infertilité
féminine. Les causes tubaires ont constitué la
principale étiologie des anomalies retrouvées. Elles
sont suivies pathologies utérines (myomètre, col
utérin et cavité utérine) et des pathologies
péritonéales. Selon Neossi et al, les lésions
impliquées dans l’infertilité féminine à l’HSG sont
d’abord tubaires puis utérines et péritonéales. En
outre, cette assertion est confirmée dans une étude
combinant l’échographie et l’HSG dans le bilan
lésionnel de l’infertilité féminine, réalisée par
Belley et al [8]. Il a été montré par de nombreux
auteurs dont Sepou et al que les pathologies
tubaires trouvent leur origine dans les infections et
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les avortements clandestins et concerne
particulièrement les femmes jeunes ; les
avortements clandestins pouvant représenter
jusqu’à 75 % des cas [16-18].; cette situation
constitue selon eux un danger pour cette tranche de
population, appelée à renouveler la descendance.
Par ailleurs Lemotomo [19] avait révélé une
proportion élevée de l’altération de la flore vaginale
par l’utilisation abusive des antiseptiques locaux
chez les femmes centrafricaines en âge de procréer.
Cette situation pouvant être source d’infection
génitale car la flore vaginale joue un rôle de défense
vis-à-vis des micro-organismes néfastes. La crise
politico-sociale qu’a connue la Centrafrique a sans
doute amplifié les facteurs de risque de la stérilité
tubaire: les violences basées sur le genre, la
mauvaise hygiène de vie, la promiscuité, les
infections sexuellement transmissibles, la précocité
des rapports sexuels, les avortements dans les
conditions précaires, la prostitution; etc...
CONCLUSION
A l’instar des autres pays de l’Afrique au Sud du
Sahara les pathologies tubaires dominent les
étiologies des anomalies morphologiques observées
à l’HSG. Ces anomalies tubaires trouvent leur
origine dans les infections suite à des avortements
clandestins qui ont été amplifiées en Centrafrique
par la crise politico sociale. Il est impératif
aujourd’hui de mettre un accent sur la prévention
des infections sexuellement transmissibles et des
grossesses non désirées en sensibilisant les
populations sur les pratiques sexuelles à risque.
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