ANNALES DE L’UNIVERSITÉ DE BANGUI
Série D, VOL. 5, N°002/ Décembre 2019 -
ARTICLE ORIGINAL
Morbidité et mortalité du tétanos dans le service des maladies infectieuses de l’Hôpital
Général de Référence Nationale de N’Djamena (Tchad) de 2008 à 2017
Morbidity and mortality of tetanus in the infectious diseases departement of National
Reference General Hospital of N’Djamena (Chad) 2008 - 2017
Joseph MAD-TOÏNGUÉ, Iré Diane ANÉGUÉ, Narassem MBAIDOUM
Auteur correspondant : Docteur Joseph MAD-TOÏNGUÉ, Chef de service des Maladies Infectieuses
Hôpital Général de Référence Nationale (HGRN)
Boîte postale : 130, N’Djaména TCHAD
Contact Email : j.madtoingue@gmail.com, Téléphone : (+235)66275938/ (+235)99994099
Reçu le 03 Juillet 2019 ; Accepté le 28 Août 2019
RESUME
Introduction
Le tétanos demeure un problème de santé
préoccupant au Tchad. La présente étude vise à
analyser les aspects épidémiologiques, cliniques et
pronostiques des cas hospitalisés dans le service des
maladies infectieuses de l’HGRN de N’Djaména.
Patients et méthodes
Il s’agissait d’une étude rétrospective du 1
er
janvier
2008 au 31 décembre 2017. Les données analysées
ont porté sur : les caractéristiques
sociodémographiques des patients, les circonstances
et modalités de survenue de la maladie, les
manifestations cliniques, le traitement et l’issue de
l’hospitalisation.
Résultats
Au total, 98 cas de tétanos ont été pris en charge.
Parmi ceux-ci, 84,7% étaient de sexe masculin et
15,3% de sexe féminin (sex-ratio : 5,5). L’âge
moyen des patients était de 30 ans. La majorité
résidait dans la ville de N’Djaména et ses environs
(80,5%). Les plaies cutanées d’origine traumatique
constituaient la principale porte d’entrée (64,7%). La
durée moyenne de l’incubation était de 10 jours. Sur
le plan de la symptomatologie, les contractures
généralisées étaient présentes dans 98,7% des cas,
suivi du trismus (83,3%) et des paroxysmes (76,9%).
La pénicilline G et le métronidazole injectables
étaient les antibiotiques les plus utilisés et
l’association des 2 médicaments s’était vélée plus
efficace. La durée moyenne d’hospitalisation était de
15 jours. L’évolution a été fatale pour 28,6% des
patients. La létalité était plus importante chez les
femmes que chez les hommes (OR=3,6).
Conclusion
Le tétanos reste une maladie grave, même dans un
hôpital de référence. Un renforcement de la
prévention et de la qualité des soins permettront de
réduire la morbidité et la mortalité de cette maladie.
Mots clés : tétanos - plaies - antibiotique - mortalité.
ABSTRACT
Introduction
Tetanus remains a worrying health problem in Chad.
The present study aimed to analyze the
epidemiological, clinical and prognostic aspects of
cases hospitalized in the infectious diseases
department of the HGRN of N'Djamena.
Patients and methods
It was a retrospective study, from January 1, 2008 to
December 31, 2017. The data analyzed related to:
the socio-demographic characteristics of the
patients, the circumstances and modalities of the
onset of the disease, the clinical manifestations, the
treatment and the outcome of hospitalization.
Results
A total of 98 cases of tetanus were treated. Of these,
84.7% were male and 15.3% female (sex ratio: 5.5).
The average age of the patients was 30 years. The
majority resided in the city of N'Djamena and its
surroundings (80.5%). Traumatic skin wounds were
the main port of entry (64.7%). The average duration
of incubation was 10 days. In terms of symptoms,
generalized contractures were present in 98.7% of
cases, followed by trismus (83.3%) and paroxysms
(76.9%). Penicillin G and metronidazole injectables
were the most commonly used antibiotics, and the
combination of the two drugs had been shown to be
more effective. The average length of hospital stay
was 15 days. The outcome was fatal for 28.6% of
patients. The lethality was higher in women than in
men (OR = 3.6).
Conclusion
Tetanus remains a serious illness, even in a referral
hospital. Strengthening prevention and the quality of
care will reduce the morbidity and mortality of this
disease.
Key words: tetanus - wounds - antibiotic - mortality.
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Série D, VOL. 5, N°002/ Décembre 2019 -
INTRODUCTION
Le tétanos est une maladie infectieuse due à un
bacille tellurique anaérobie strict appelé Clostridium
tetani. Ce bacille sécrète une enzyme, la
tétanospasmine, à l’origine de la plupart des
manifestations observées [1]. Le tétanos est une
maladie grave qui entraîne une mortalité élevée
même dans les pays développés. En effet, la létalité
du tétanos dépasse 20% même dans ces pays [2,3]. Il
constitue un problème prioritaire de santé au Tchad
en dépit de l’introduction depuis plusieurs décennies
de l’anatoxine tétanique dans le Programme Elargi
de Vaccination et de son administration aux enfants,
aux femmes en âge de procréer et aux femmes
enceintes lors des visites prénatales. Le tétanos est
de moins en moins fréquent dans les pays
développés mais il demeure fréquent dans les pays à
ressources limitées [1]. Le Tchad fait partie des pays
les plus fortement touchés par cette maladie dans le
Monde. Selon l’Annuaire de statistiques sanitaires,
en 2015 pour l’ensemble du pays, 452 cas de tétanos
ont été notifiés dont 87 cas touchant des personnes
âgées de 15 ans et plus [4]. Ainsi, l’incidence
annuelle de la maladie est estimée à 4 cas pour
100.000 habitants, alors qu’elle était inférieure à
0,01 cas pour 100.000 habitants dans les pays de
l’Union Européenne et aux Etats Unis d’Amérique
en 2014 [5]. La présente étude a pour objectif
d’analyser les aspects épidémiologiques, cliniques et
pronostiques du tétanos dans un service hospitalier
et formuler des recommandations pour améliorer la
prévention et la prise en charge des cas.
PATIENTS ET METHODES
Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et
analytique portant sur l’analyse des dossiers
cliniques des patients hospitalisés dans le service des
maladies infectieuses de l’HGRN pour tétanos du 1
er
janvier 2008 au 31 décembre 2017, soit une période
de 10 ans. Les critères d’inclusion étaient basés sur
la présence de signes cliniques évocateurs du tétanos
à savoir le trismus, les contractures avec ou sans
paroxysmes et l’identification d’une porte d’entrée.
Les données recueillies ont porté sur les
caractéristiques sociodémographiques des patients,
les circonstances et les modalités de survenue de la
maladie, les manifestations cliniques, le traitement et
l’issue de l’hospitalisation. Les patients admis pour
tétanos ont été identifiés dans le registre
d’hospitalisation puis les dossiers cliniques
recherchés dans les archives du service grâce à leur
numéro d’admission. Pour les 20 patients dont les
dossiers n’ont pas pu être retrouvés, seules les
informations de base disponibles dans le registre
d’hospitalisation ont été exploitées. Les données ont
été saisies et analysées grâce au logiciel EPIDATA
version 3.1. Le logiciel EPINFO version 7 a été
utilisé pour réaliser les tests statistiques.
RESULTATS
L’étude a porté sur les 98 cas de tétanos enregistrés
et pris en charge au service des Maladies
infectieuses de l’HGRN sur la période considérée.
L’évolution du nombre de cas selon les années est
présentée au tableau I.
Tableau I : évolution du nombre de cas de tétanos
de 2008 à 2017
Année
Nombre
de cas
Pourcentage
Prévalence
2008
5
5,1
0,7%
2009
19
19,4
2,3%
2010
18
18,4
2,0%
2011
24
24,5
2,5%
2012
6
6,1
0,6%
2013
11
11,2
1,1%
2014
8
8,2
0,8%
2015
3
3,1
0,3%
2016
1
1,0
0,1%
2017
3
3,1
0,4%
Total
98
100
1,1%
Le nombre le plus important de malades a été
enregistré en 2011, suivi de 2009 et 2010, ce qui fait
un total de 61 cas pour ces 3 années. Sur la période
d’étude, la moyenne annuelle d’hospitalisation de
patients pour tétanos était de 10. La prévalence
annuelle variait de 0,1% à 2,5% du total des
hospitalisations. Sur les 98 patients, 83 étaient de
sexe masculin et 15 de sexe féminin, soit un sex-
ratio de 5,5. L’âge moyen était de 30 ans avec des
extrêmes de 15 ans et 85 ans. L’âge moyen était de
31 ans pour les hommes et 26 ans pour les femmes.
Les patients âgés de moins de 30 ans représentaient
plus de la moitié (57,1%) de l’effectif total. La
répartition des patients par groupe d’âge est illustrée
au tableau II.
Tableau II : répartition des patients par groupe
d’âge
Tranches d'âge
Hommes
Femmes
Total
%
15 à 29 ans
47
9
56
57,1
30 à 44 ans
20
6
26
26,5
45 à 59 ans
13
0
13
13,3
≥ 60 ans
3
0
3
3,1
Total
83
15
98
100
La résidence de 77 malades était précisée dont 37
(48,1%) provenaient de la capitale, 25 (32,4%) des
agglomérations proches de N’Djamena et 15
(19,5%) des villes provinciales. La profession
n’avait été précisée que pour 57 patients. De ceux-ci,
les paysans étaient les plus nombreux, comme le
montre la figure 1.
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Figure 1 : Profil socioprofessionnel des patients
La porte d’entrée était connue dans 87,2% des cas
(dans 68 dossiers médicaux sur les 78 disponibles).
La porte d’entrée était représentée par les plaies
d’origine traumatique par accident domestique
dans19 cas (27,9%), par les accidents de la voie
publique dans 18 cas (26,5%), par les soins
médicaux dans 15 cas (dont 6 cas d’injections ne
respectant pas les règles d’asepsie, 3
casd’avortements septiques, 2 cas d’accouchements
à domicile, 1 cas d’avulsion dentaire, 1 cas de
fracture ouverte de la jambe, 1 cas de circoncision et
1 cas de pansement inapproprié), par les pratiques
traditionnelles dans 9 cas (dont 6 cas de
scarification, 2 cas de plaies par brûlure provoquée,
1 cas d’ablation de la luette) et suite à une rixe dans
7 cas. La durée d’incubation a été précisée pour 56
malades. Elle avait varié de 1 à 90 jours avec une
moyenne de 16 jours pour les hommes et 10 jours
pour les femmes. Sur le plan de la symptomatologie,
les contractures généralisées étaient signalées 77
patients (98,7%), suivies du trismus, 65 patients
(83,3%) et des paroxysmes, 60 patients (76,9%).
L’examen physique avait retrouvé un état fébrile a
été retrouvé chez 36 patients (46,2%), une
association de trismus, contractures et paroxysmes
chez 51 patients (65,4%), une association de trismus
et paroxysmes chez 52 patients (66,7%) et une
association de trismus et contractures chez 66
patients (84,6%). Tous les cas de paroxysmes étaient
survenus sur fond de contractures. Sur le plan
thérapeutique, les antibiotiques les plus utilisés
étaient la pénicilline G le métronidazole et la
ceftriaxone. Ces antibiotiques ont souvent été
associés (tableau III).
Tableau III : létalité du tétanos selon le traitement
institué
Antibiotiques utilisés
Nombre
de cas
Nombre
de
décès
Pourcentage
des décès
Pénicilline G et
métronidazole
50
10
20
Pénicilline G seule
17
5
29,4
Ceftriaxone + métronidazole
5
2
40
Ceftriaxone + gentamycine
1
1
100
Ampicilline + gentamycine
1
1
100
Ceftriaxone seule
2
2
100
Ampicilline seule
1
0
-
Ceftriaxone + pénicilline G
1
0
-
Traitement non déterminé
20
7
35
Total
98
28
28,6
Tous les patients avaient bénéficié de
l’administration de sédatif et de la sérothérapie. Un
parage des plaies et une désinfection à l’eau
oxygénée ont é systématiquement effectués aux
patients dont les plaies n’étaient pas cicatrisées. La
durée d’hospitalisation variait de 1 jour à 3 mois. La
durée médiane était de 15 jours.Nous avons
enregistré 28 cas de décès, soit une létalité de
28,6%. Il a varié selon le sexe, la porte d’entrée, les
manifestations cliniques et le traitement. Il a été plus
important au sein des patients de sexe minin : 8
décès (53,3%) que ceux de sexe masculin : 20 décès
(24,1%). Cette différence est statistiquement
significative (Khi²= 5,3, OR=3,6 ; IC= [1,2-11,2]).
Les patients contaminés au décours des soins
médicaux ou des pratiques traditionnelles ont connu
une létalité plus importante avec des taux respectifs
de 46,4% (13 cas) et 39,3% (11 cas). Parmi les
décédés, 17 (60,7%) ont présenté des crises
15
11
10
7
7
4
3
0 5 10 15 20
Paysans
Marchands
Ouvriers
Bouchers
Elèves/Etudiants
Ménagères
Militaires/Policiers
Profil socioprofessionnel des patients
Effectif des patients
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paroxystiques. En fonction du l’antibiotique utilisé,
le taux de létalité était nettement plus bas avec la
pénicilline associée au métronidazole qu’avec la
pénicilline seule (OR=1,7 ; IC= [0,5 5,8]). Le taux
de létalité avec le traitement associant la ceftriaxone
au métronidazole était de 44,4% (4 cas). La
fréquence des décès selon l’antibiotique utilisé est
présentée dans le tableau III.
DISCUSSION
La prévalence hospitalière du tétanos dans notre
étude était de 1,1%. Elle était plus faible que celui
rapporté au Mali [6]. La maladie demeure fréquente
au Tchad même si une tendance à la baisse est
observée au cours des 3 dernières années de l’étude.
Les patients admis à l’Hôpital Général de Référence
Nationale ne constituaient qu’une partie des patients
atteints de tétanos dans le pays. Au Tchad comme
dans les autres pays d’Afrique Subsaharienne,
hormis le tétanos néonatal qui est lié aux conditions
d’accouchement, la maladie touche surtout les
hommes jeunes. Le service des Maladies
Infectieuses étant un service d’adultes, seuls les
patients âgés d’au moins 15 ans ont été inclus dans
notre série. L’âge moyen des patients était de 30 ans,
identique à celui trouvé au Mali[6]. Le rapport
épidémiologique de l’OMS a révélé qu’en 2014 aux
USA, les personnes atteintes de tanos se
répartissaient ainsi : 30% étaient âgés de 65 ans et
plus, 60% avaient entre 20 et 64 ans et 10% avaient
moins de 20 ans. Selon le me rapport, dans les
pays de l’Union Européenne 65% des personnes
atteintes de tétanos étaient âgées de 65 ans et plus
[5]. Concernant le sexe des patients, dans notre
étude, les hommes étaient les plus touchés, ce qui
corrobore plusieurs études africaines [6-8]. En
France, le tétanos touche surtout des sujets âgés de
plus de 70 ans et de sexe féminin. Selon le profil
socioprofessionnel, les paysans et les ouvriers
constituaient les groupes les plus exposés au risque
de la maladie dans notre étude ils représentaient
32,6% des patients. Des études réalisées à l’hôpital
du Point G de Bamako et au CHU de Fann à Dakar
ont observé des proportions plus importantes dans
ces groupes avec respectivement 53% et 58% des
cas [6,7]. Concernant la porte d’entrée, les plaies par
traumatisme lors des accidents domestiques ou de la
voie publique ont été observées dans les 2/3 des cas.
Ce qui confirme la prédominance de la porte
d’entrée tégumentaire observée dans la plupart des
études africaines et non africaines [3, 6-10]. Les
soins médicaux et pratiques traditionnelles ont été
des circonstances fréquentes de survenue de tétanos
dans notre contexte, respectivement 22,1% et 13,2%.
A Dakar, les pratiques traditionnelles ont été
retrouvées dans 25% des cas de tétanos juvénile
[10]. Le recours à des soins de moindre qualité dans
des structures tenues par du personnel non qualifié
expose au risque comme en témoignent les 6 cas
survenus à la suite d’injections intramusculaires
comportant des fautes d asepsie. L’otite n’a pas
constituée une porte d’entrée dans notre étude
contrairement au Mali et au négal [6,7]. La
symptomatologie était dominée par les contractures
généralisées qui ont été quasi permanentes puisque
présentes dans 98,7% des cas. Ces manifestations
ont été observées dans des proportions élevées au
Mali (94,4%) [6]. Les paroxysmes ont été observés
chez 76,9% de nos patients et le trismus dans 83,3%
des cas. Sur le plan thérapeutique, le traitement du
tétanos à N’Djaména a reposé sur l’antibiothérapie
par voie injectable, l’administration de sédatif
notamment le diazépam, le parage des plaies
retrouvées et leur désinfection avec de l’eau
oxygénée et de la polyvidone iodée ainsi que
l’administration d’immunoglobuline tétanique.
Comme antibiotique, il est recommandé d’utiliser la
pénicilline G ou le métronidazole injectables pour la
prise en charge du tétanos [1]. La majorité des
patients avait reçu l’association de la pénicilline et
du métronidazole. Concernant la létalité du tétanos,
celle-ci demeure importante dans notre pays même
en milieu hospitalier. Le taux était de 28,6% pour
l’ensemble de nos patients mais était
significativement plus élevé chez les femmes. Cette
situation s’explique par le faible effectif des femmes
et la gravité des facteurs de risque associés aux cas
féminins dans notre étude (injection intramusculaire,
accouchement, avortement et brûlure). Des taux de
létalité plus faibles ont été rapportés à Dakar,
respectivement 22% et 23,8% [7,11]. Il est à noter
qu’à la différence de notre service, le service des
Maladies Infectieuses du CHU de Fann est doté d’un
grand nombre de personnel qualifié et d’une Unité
de Soins Intensifs prenant en charge les cas de
tétanos des enfants et des adultes. Comparé à
certains pays africains, notre taux de létalité a été
relativement faible. Au Mali le taux de létalité est de
46,2% [6] mais l’étude, a été réalisée à une période
antérieure à la nôtre (de 2004 à 2009). En France, la
létalité du tétanos de 2012 à 2017 est de 23% [3] en
dépit des moyens de réanimation disponibles. Cette
situation est liée à l’âge généralement très avancé
des patients qui est un facteur de fragilité.
CONCLUSION
Le tétanos reste une maladie grave et il n’est pas rare
au Tchad en raison de l’insuffisance dans la mise en
œuvre des mesures préventives et de la persistance
des comportements à risque en milieu de travail,
dans les services de santé et au sein de la
communauté. Afin de limiter la maladie, un effort
doit être fourni pour améliorer la couverture
vaccinale dans les groupes à risque y compris les
catégories professionnelles exposées. Il est
important de rendre accessible et systématique
l’immunothérapie tétanique lors des accidents de la
voie publique et autres traumatismes occasionnant
des plaies et renforcer la qualité des soins des
services de santé (médicaments et intrants,
formation, équipements de soins intensifs).
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Série D, VOL. 5, N°002/ Décembre 2019 -
REFERENCES
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Conflit d’intérêt : aucun
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