ANNALES DE L’UNIVERSITÉ DE BANGUI
Série D, VOL. 5, N°001/ Juin 2019 -
ARTICLE ORIGINAL
Aspects épidémiologiques et cliniques des troubles du rythme cardiaque chez les patients
vus pour des palpitations à Hôpital de la Renaissance, N’Djamena Tchad
Epidemiological and clinical aspects of heart rhythm disturbances in patients seen for
palpitations at Renaissance Hospital, N’Djamena Chad
Auteurs : Adam Ahamat Ali
1,3
, Zakaria Abdalmadjid
2
, Assane Kaboré
1
1. Hôpital de la Renaissance N’Djamena. BP. 2029 N’Djamena - Tchad
2. Hôpital général de référence nationale. BP. 130 N’Djamena - Tchad
3. Assistant d’université à la Faculté des Sciences de la Santé humaine de N’Djamena
Auteur correspondant : Dr Ali Adam Ahamat, Email : aliadamahmat@hotmail.com
Tel : 00 235 62 09 03 08
Reçu le 19/12/2018 ; Accepté le 20/02/2019
RESUME
Objectif : Décrire les aspects épidémiologiques et
cliniques des palpitations en consultation de
cardiologie.
Patients et Méthodes : C’était une étude
transversale réalisée au sein de l’Hôpital de la
Renaissance de N’Djamena sur une période de 3
mois, allant du 1er juillet au 30 septembre 2018.
Tous les patients adressés en consultation
cardiologique pour des palpitations ont été inclus de
façon systématique. Les patients ayant des
antécédents d'arythmie connue n’ont pas été inclus
dans l’étude. Nous avons analysé leurs
caractéristiques sociodémographiques,
électrocardiographiques et étiologiques. Les résultats
ont été reportés sous formes de tableaux et figures,
et exprimés en nombre et pourcentages.
Résultats : Nous avons retenu 47 patients. La
prévalence des palpitations était de 18,72%
(47/251). Le sex-ratio était de 0,68. L’âge moyen
était de 32 ± 13 ans. La tranche d’âge de 11 à 20 ans
était prédominante avec 13 cas (27,66%). L’ECG a
permis le diagnostic des arythmies, dans 17 cas
(80,95%) et l’Holter ECG de 24 heures, dans 4 cas
(19,05%). Les troubles du rythme cardiaque étaient
retrouvés dans 21 cas (44,68). Les plus fréquents
étaient respectivement, la tachycardie sinusale, 10
cas (47,62%), la fibrillation auriculaire, 4 cas
(19,05%), la tachycardie jonctionnelle, 3 cas
(14,28%), les extrasystoles ventriculaires, 2 cas
(9,52%). La fréquence des étiologies retrouvées était
de 31,91% (15 cas) avec une prédominance de
l’anémie, 4 cas (26,67%), l’anxiété, 3 cas (20,00%)
et les valvulopathies mitrales, 3 cas (20,00%).
Conclusion : Dans notre contexte, près de la moitié
des cas des palpitations sont liées à des troubles du
rythme cardiaque. Ces troubles du rythme sont
dominés par les arythmies supraventriculaires,
notamment la tachycardie sinusale et la fibrillation
auriculaire.
Mots clés : palpitations, troubles du rythme,
N’Djamena-Tchad
ABSTRACT
Purpose: To describe the epidemiological and
clinical aspects of palpitations in cardiology
consultation.
Patients and Methods: It was a cross-sectional
study carried out at the Renaissance Hospital of
N'Djamena during a period of 3 months, from July 1
to September 30, 2018. All patients referred for
cardiac consultation for palpitations were included
in systematic way. Patients with a history of known
arrhythmia were not included in the study. We
analyzed their socio-demographic,
electrocardiographic, and etiological characteristics.
The results are reported in tabular form and
expressed in numbers and percentages.
Results: We retained 47 patients. The prevalence of
palpitations was 18.72% (47/251). The sex ratio was
0.68. The average age was 32 ± 13 years old. The
age group of 11 to 20 years was predominant with
13 cases (27.66%). The ECG allowed the diagnosis
of arrhythmias in 17 cases (80.95%) and the 24-hour
ECG Holter in 4 cases (19.05%). Heart rhythm
disorders were found in 21 cases (44.68). The most
common were, respectively, sinus tachycardia, 10
cases (47.62%), atrial fibrillation, 4 cases (19.05%),
junctional tachycardia, 3 cases (14.28%), ventricular
extrasystoles, 2 case (9.52%). The frequency of the
etiologies found was 31.91% (15 cases) with a
predominance of anemia, 4 cases (26.67%), anxiety,
3 cases (20.00%) and mitral valve disease, 3 case
(20.00%).
Conclusion: In our context, palpitations are related
to heart rhythm disorders in 44,68% of cases. These
rhythm disorders are dominated by supraventricular
arrhythmias, including sinus tachycardia and atrial
fibrillation.
Keywords: palpitations, rhythm disorders,
N'Djamena-Chad
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Série D, VOL. 5, N°001/ Juin 2019
INTRODUCTION
Les palpitations sont définies comme une perception
désagréable du rythme cardiaque. Elles sont décrites
par les patients comme une sensation désagréable de
battements, un emballement régulier ou irrégulier du
cœur. Elles représentent un motif fréquent de
consultation en cardiologie. Avec une incidence
d’environ 16%, elles constituent le deuxième motif
de l’évaluation cardiologique par un spécialiste
après les douleurs thoraciques [1,2]. Bien que
généralement bénignes, elles ne doivent pas être
négligées pour autant car elles peuvent être le signe
d'une pathologie grave sous-jacente traduisant une
arythmie significative avec risque de mort subite [3].
Le diagnostic est parfois difficile car elles sont
généralement transitoires. En effet, au moment de la
consultation le patient est presque toujours
asymptomatique. Au Tchad, nous n’avons pas de
données concernant les palpitations. Le but de ce
travail était de décrire les aspects épidémiologiques
et cliniques des palpitations dans notre
environnement.
PATIENTS ET METHODES
C’était une étude transversale réalisée au sein de
l’Hôpital de la Renaissance à N’Djamena sur une
période de 3 mois, allant du 1
er
juillet au 30
septembre 2018. Tous les patients adressés en
consultation cardiologique pour des palpitations ont
été inclus de façon systématique. N’ont pas été
inclus dans l’étude, les patients ayant des
antécédents d'arythmie connue. Cette étude a été
approuvée par la direction de l’Hôpital et tous les
patients ont signé un formulaire de consentement
éclairé. Les patients inclus ont bénéficié
systématiquement : d’un examen physique complet,
d’un bilan biologique (numération formule sanguine,
calcémie, ionogramme sanguin, thyroid stimulating
hormone), d’un électrocardiogramme (ECG) de
repos 12 dérivations, d’Holter ECG de 24 heures et
d’une échographie cardiaque. Les variables
suivantes ont été étudiées :
- Caractéristiques sociodémographiques : sexe, âge,
antécédents de cardiopathie (cardiomyopathie,
valvulopathie, hypertension artérielle (HTA)
pulmonaire), facteurs de risque cardiovasculaire
(hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie,
obésité, alcool, tabagisme, insuffisance rénale
chronique avec débit de filtration glomérulaire < 60
ml/min/1,73m
2
) ;
- Données diagnostiques : tachycardie sinusale,
extrasystoles auriculaires ou ventriculaires,
fibrillation ou flutter auriculaire, tachycardie atriale,
tachycardie fonctionnelle, syndrome de Wolff-
Parkinson White, tachycardie ventriculaire, QT long
ou court.
- Données étiologiques : anémie, hyperthyroïdie,
dyscalcémie, hypokaliémie, cardiomyopathie
ischémique ou non ischémique, valvulopathie
rhumatismale (aortique, mitrale, ou tricuspidienne),
HTA pulmonaire, autres.
Dans cette étude, seule l'analyse statistique
descriptive a été appliquée, à l'aide de Microsoft
Excel. Les variables quantitatives ont été présentées
par leurs moyennes et écarts types, et les variables
qualitatives par leurs pourcentages.
RESULTATS
Durant la période de l’étude, nous avons vu en
consultation 251 patients dont 47 ont présenté des
palpitations ; soit une prévalence des palpitations de
18,72% (47/251). Il s’agissait en majorité de
femmes, soit un sex-ratio de 0,68. L’âge moyen était
de 32 ± 13 ans avec des extrêmes de 16 et 67 ans. Le
tableau I présente les caractéristiques
sociodémographiques des patients.
Tableau I : Caractéristiques sociodémographiques
des patients
Paramètres
Effectif
(n=47)
Pourcentage
Sexe
Femme
Homme
28
19
Age (ans)
16 20
21 30
31 40
41 50
51 60
> 60
13
9
10
8
5
2
Antécédents
Cardiomyopathie
Valvulopathie
3
2
Facteurs de risque
Tabagisme
Hypertension artérielle
Obésité
Diabète
Dyslipidémie
Alcool,
Insuffisance rénale chronique
6
5
3
2
2
1
1
Sur le plan clinique, 21 cas (44,68%) de troubles du
rythme ont été retrouvés, répartis en 6 types dominés
par la tachycardie sinusale (Tableau II. Dans 26 cas
(55,32%) nous n’avons pas retrouvé d’anomalies sur
les ECG. Ces arythmies étaient diagnostiquées par
l’ECG, chez 17 patients (80,95%) et par l’Holter
ECG de 24 heures, chez 4 patients (19,05 %).
Tableau II : Les différents types des arythmies
Types d’arythmies
Effectif (n=21)
Pourcentage
Tachycardie sinusale
10
47,62
Fibrillation auriculaire
4
19,05
Tachycardie jonctionnelle
3
14,28
Extrasystoles ventriculaires
2
9,52
Tachycardie atriale
1
4,76
Wolff-Parkinson White
1
4,76
9
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La fréquence des étiologies retrouvées (tableau III)
était de 31,91% (15 cas) avec une prédominance de
l’anémie, 4 cas (26,67%). D’autres causes étaient
objectivées avec des taux plus faibles tels que la
cardiomyopathie ischémique, la cardiomyopathie
non ischémique, l’hyperthyroïdie et l’hypocalcémie.
Soixante-dix pourcent des patients qui présentaient
une tachycardie sinusale étaient anémiques ou
anxieux et 75% des fibrillations auriculaires étaient
observées chez les patients présentant une
valvulopathie mitrale.
Tableau III : Les différentes étiologies des
arythmies
Etiologies des arythmies
Effectif
(n=15)
%
Anémie
4
26,67
Valvulopathie mitrale
3
20,00
Anxiété
3
20,00
Cardiomyopathie ischémique
2
13,33
Cardiomyopathie non ischémique
1
6,67
Hyperthyroïdie
1
6,67
Hypocalcémie
1
6,67
DISCUSSION
Notre étude présente certaines limites :
Premièrement, la taille de notre échantillon et la
durée de l’étude qui n’étaient pas suffisantes.
Deuxièmement, pour des raisons techniques, nous
avons réalisé uniquement l’ECG et l’Holter de 24
heures pour rechercher les troubles du rythme
cardiaque. Les explorations électrophysiologiques
invasives qui ne sont disponibles au Tchad, doivent
être prises en compte surtout en cas de suspicion
d’arythmie ventriculaire grave.
Cette étude a montré que les palpitations
représentaient un motif fréquent de consultation
dans notre population avec une prévalence de
18,72%. Elles étaient liées à des arythmies dans
44,68% des cas avec des causes cardiaques ou
extracardiaques. Ces résultats rejoignent ceux de
Weber et al [4] qui ont montré que parmi les patients
adressés dans un centre médical universitaire pour
des palpitations, 41% avaient une étiologie
arythmique, 31%, des palpitations dans le contexte
d'un trouble psychologique tel que l'anxiété et 16%
n'avaient pas de cause identifiée.
L’ECG 12 dérivations peut révéler des données
importantes chez les patients présentant des
palpitations [5]. Il peut identifier une cause sous-
jacente chez environ 40% des patients [6]. De plus,
la corrélation entre les palpitations et les arythmies
est faible [7]. La probabilité que les palpitations
soient associées à une pathologie cardiaque est faible
si l’ECG est normal. L’Holter ECG de 24 heures
peut aider dans certaines situations à clarifier le
diagnostic. Il est surtout plus efficace dans
l’évaluation des arythmies non soutenues [8]. Dans
cette étude, l’ECG a permis de mettre en évidence
80,95% des arythmies et l’Holter ECG de 24 heures
dans 19,05%. Des données proches ont été
rapportées par Clementy et al, dans une étude
incluant 688 patients [9], les positivités
diagnostiques de l'ECG et de l’Holter ECG étaient
respectivement 76% et 10%. Nos patients étaient
jeunes avec un âge moyen de 32 ± 13 ans,
majoritairement de sexe féminin (59,57%) et avaient
moins de comorbidités. Certains auteurs ont signalé
la fréquence des palpitations chez les adolescents qui
souffrent de troubles de l'alimentation, en particulier
les femmes souffrant d'anorexie mentale ou de
boulimie [10]. Par contre, dans la série de Clementy
et al [9], bien que le sexe féminin était prédominant,
l’âge moyen était nettement supérieur (59 ± 19 ans).
Ces résultats nous laissent penser que les
palpitations touchent tous les âges et
indépendamment du genre. Nous avons constaté
dans cette étude, une nette prédominance des
arythmies supraventriculaires. La tachycardie
sinusale était observée dans 47,62% des cas,
essentiellement chez les patients anxieux ou
anémiques. Plusieurs auteurs ont rapporté la
fréquence des palpitations chez les patients
présentant des troubles psychiatriques tel que
l’anxiété [4,11,12]. La fibrillation auriculaire était
observée dans 19,05% des cas et observée
essentiellement chez les patients présentant une
valvulopathie rhumatismale. Des résultats similaires
ont été décrits dans des séries hospitalières en
Afrique subsaharienne avec une prévalence de
l'ordre de 7% dans une population relativement
jeune [13]. Cependant, les données
épidémiologiques américaines ou européennes ont
montré que la fibrillation auriculaire était l’arythmie
cardiaque la plus fréquente, en particulier chez les
sujets âgés ou porteurs de cardiopathie [14-16], et
que les facteurs étiologiques de la fibrillation
auriculaire sont nombreux et variables [17-21]. Dans
l’étude Framingham [20], l’HTA, la décompensation
cardiaque et les valvulopathies étaient les principales
causes d’apparition de la fibrillation atriale. Les
facteurs associés à la fibrillation auriculaire non
valvulaire largement étudiés sont dominés par
l’HTA, l’âge avancé, l’infarctus du myocarde,
l’insuffisance cardiaque, l’hypertrophie ventriculaire
gauche, la dilatation de l’oreillette gauche, le diabète
et l’hyperthyroïdie [21,22]. Ces facteurs sont aussi
associés largement aux autres troubles du rythme
[9,23,24]. Au vu de ces résultats, il est essentiel de
rechercher chez les patients souffrant de palpitations,
un diagnostic étiologique pour distinguer les
arythmies d’origine cardiaque (cardiopathies
structurelles et / ou arythmogènes) et les arythmies
qui surviennent lors des troubles psychosomatiques
ou d’autres pathologies systémiques, pour une
meilleure approche thérapeutique. Tous les patients
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qui souffrent de palpitations doivent donc subir une
première évaluation clinique complète et un ECG.
CONCLUSION
Dans notre contexte, près de la moitié des cas des
palpitations sont liées à des troubles du rythme
cardiaque. Ces troubles du rythme sont dominés par
les arythmies supraventriculaires, notamment la
tachycardie sinusale et la fibrillation auriculaire.
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