
ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL. 4, N°001/ Juin 2018 -
- le réseau routier insuffisant et défectueux, l’absence
de panneaux de signalisation, l’ignorance et le non-
respect du code de la route.
Au cours de notre étude, nous avons noté que le
mécanisme par choc direct était le plus fréquent
(70,1%) et a été rapportés dans d’autres séries publiées
[1]. La prédominance de ce mécanisme par choc direct
s’expliquerait par le fait que, la plupart des usagers de
la route sont ignorants du code de la route. Nous avons
aussi relevé que la jambe gauche est plus atteinte. La
majorité des auteurs [8] l’ont aussi observé. L’atteinte
fréquente du membre à gauche pourrait être expliquée
par le fait que la majorité des êtres humains soient de
dominance droite et qu’ils présenteraient le côté
gauche pour se défendre et du coup, celui-ci est
exposé. Il résulte de nos travaux que les fractures
ouvertes Cauchoix et Duparc I sont plus représentées.
Masquette et al. ont cependant relevé le contraire [9].
Ces disparités peuvent s’expliquer par les
circonstances différentes de survenue des accidents
traumatiques. Les fractures ouvertes Cauchoix et
Duparc I sont majoritaires comme le dénote la
littérature [10]. Ceci s’explique par l’exposition
anatomique du tibia sous un revêtement cutané fragile.
Les lésions associées sont primordiales à rechercher
afin d’éliminer en urgence une éventuelle détresse
vitale, et d’hiérarchiser la prise en charge selon la
priorité thérapeutique des lésions. Dans notre étude,
les traumatismes crâniens étaient les lésions
fréquemment associées aux fractures de jambe.
D’autres auteurs en ont fait mention à travers des
séries [11]. Selon la nature des lésions, les fractures
des deux os de la jambe étaient fréquemment
retrouvées dans notre étude. D’autres auteurs [12,13]
ont rapporté une atteinte plus fréquente et isolée du
tibia. Cette différence serait peut-être due aux
contextes d’études. Les traits de fractures siégeaient
au tiers moyen par prédilection comme l’ont rapporté
certains auteurs [14]. Toute fois d’autres auteurs à
l’exemple de Faraj et Adnan [5], avait dans sa série,
rapporté une fréquence élevée des traits siégeant au
tiers supérieur du segment atteint. La fréquence des
traits transverse, oblique et comminutif est quasi
similaire dans notre série malgré la fréquence élevée
des traumatismes par choc direct ce qui est en
difformité avec certains auteurs [15] qui, en insistant
sur la relation entre le mécanisme du traumatisme et
le trait de la fracture , rapportent que le trait
transversal est lié habituellement à un traumatisme
par choc direct très violent [15]. Le trait oblique ou
spiroïde résulte des traumatismes indirects, l'élément
de torsion étant prédominant. Les fractures
comminutives sont rares chez l’enfant. Cette rareté est
liée aux caractéristiques mécaniques de l’os dans
cette tranche d’âge et n’a pas nécessairement de
relation avec l’énergie du traumatisme [16]. Le but du
traitement des fractures de jambe est de permettre une
consolidation dans un délai court et de minimiser les
complications. Nos patients ont été traité
orthopédiquement comme l’affirme les autres auteurs,
C’est la base du traitement des fractures de
l’enfant [2]. Dans notre étude, les indications
chirurgicales étaient rares vu les exigences liées aux
particularités anatomiques des os de l’enfant ; au
plateau technique, et le fait que nous exerçons dans un
contexte qualifié de précaire selon Raphael
Barthelemy [17]. L’évolution après le traitement
orthopédique était favorable dans la majorité des cas ;
Nous avons relevé moins de complications. Dans les
rares cas de traitement chirurgical l’évolution
s’étaient soldé fréquemment par des
complications telles que les cals vicieux, les
déplacements secondaires, l’infection, la nécrose
cutanée, l’ostéite. Nos résultats concernant les cals
vicieux, corroborent ceux de Faraj et Adnan [4] et sont
par contre inférieurs à ceux de Jones et Duncan [10].
A l’inverse la fréquence des ostéites était supérieure à
celle des autres auteurs [4, 8, 9]. Ces complications
seraient les conséquences de la précarité [17]. L’étude
que nous avons menée n’a pas révélé de séquelles,
excepté celles liées à l’amputation.
CONCLUSION
Cette étude nous a permis de constater que les
fractures des os de la jambe sont relativement
fréquentes en milieu pédiatrique. Le traitement
orthopédique garde sa place en première intention
avec des résultats satisfaisants. La faible indication du
traitement chirurgical est la conséquence de
l’inadéquation de notre plateau technique. Le
traitement doit être beaucoup plus préventif par
l’entretien permanent des axes routiers, la
vulgarisation des panneaux de signalisation et
l’apprentissage du code de la route dès l’école
primaire afin de réduire le taux des fractures de jambe.
RÉFÉRENCES
1-Heinrich SD, Mooney JF. Fractures of the shaft of
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Fractures in Children, 4th, Wilkins KE, Beaty JH
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2- Palmu SA, Auro S , Lohman M, Paukku RT,
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3- Aslani H, NTabrizi A, Sadighi A, Reza Mirblok A.
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7.