ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL. 2, N°002 / Décembre 2016 -
La cardiothyréose : Profils électrocardiographique et échocardiographique
Cardiothyrosis: Electrocardiographic and echocardiographic profiles
A Thiam¹
,
², ABN Ouedraogo¹, C Bouda¹, S Tiemtoré¹, H Adoko¹, H Tsagué¹, NV Yaméogo¹
,
², LJ
Kagambéga¹, AK Samadoulougou¹
,
², P Zabsonré¹
,
².
¹ Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo Ouagadougou Burkina Faso
² Unité de formation et de recherche en science de la santé Université Ouaga I, Pr Joseph Ki Zerbo
Auteur correspondant : Thiam Anna. Centre Hospitalier Universitaire Yalgado-Ouagadoudgou. Tel :(00226)
70333400. E-mail : annathiamtall@yahoo.fr
Reçu le 9 septembre 2016, accepté le 19 octobre 2016
Résumé
Objectif : La cardiothyréose est une complication
fréquente et grave de l’hyperthyroïdie. Le but de ce
travail était d’analyser le profil
électrocardiographique et échocardiographique des
patients présentant cette pathologie.
Patients et méthodes : Il s’est agi d’une étude
transversale, descriptive, sur 6 mois du 1
er
Novembre 2014 au 30 avril 2015, ayant inclus les
patients âgés de plus de 18 ans, suivis dans le service
de cardiologie du CHU de Ouagadougou pour
cardiothyréose.
Résultats : Nous avons retenu 24 patients. L’âge
moyen était de 53,92 ans avec des extrêmes entre 24
et 83 ans. Le sex-ratio était de 0,41. Quinze patients
(soit 62,50%) étaient en insuffisance cardiaque. Un
trouble du rythme cardiaque avait été noté dans
95,83% des cas, avec une fréquence plus élevée de
la fibrillation auriculaire (65,2%). Par ailleurs, un
cas d’insuffisance coronarienne était été objectivé.
L’échocardiographie Doppler transthoracique avait
retrouvé une dilatation de l’oreillette gauche dans
83,3% des cas, de l’oreillette droite dans 70,83%,
une dilatation du ventricule gauche dans 45,83%, et
une dilatation du ventricule droit dans 70,83%. Une
dysfonction systolique du ventricule gauche avait été
notée dans 54,17% des cas et celle du ventricule
droit dans 18,18%. Dans 50% des cas une
hypertension artérielle pulmonaire avait été notée.
Conclusion : Les troubles du rythme et la
dysfonction ventriculaire gauche sont fréquents dans
la cardiothyréose et méritent d’être recherchés afin
d’améliorer la prise en charge des patients.
Mots clés : hyperthyroïdie, cardiothyréose,
électrocardiogramme, échocardiographie Doppler.
Abstract
Objective: Cardiothyrosis is a frequent and severe
complication of hyperthyroidism. The aim of this
study was to analyze the electrocardiographic and
echocardiographic profile of patients with this
disease.
Patients and methods: It was a cross-sectional
study, descriptive, over 6 months from November,
1
st
, 2014 to April 30, 2015, which included patients
aged over 18 years, followed in the cardiology
department of the CHU de Ouagadougou for
cardiothyrosis.
Results: We selected 24 patients. The mean age was
53.92 years (24- 83 years), with a sex-ratio of 0.41,
and heart failure in 62.50%. A rhythm disorder was
noted in 95.83% with a higher incidence of atrial
fibrillation, which was present in 65.2% of cases. A
case of insufficiency Coronary artery was
objectified. Transthoracic Doppler echocardiography
found left atrial dilatation in 83.3% of cases, right
atrium in 70.83%, left ventricular dilatation in
45.83%, and dilatation of the right ventricle in
70.83%. A left ventricular systolic dysfunction was
noted in 54.17% of cases and the right ventricle in
18.18%. In 50% of cases pulmonary arterial
hypertension was noted.
Conclusion: Rhythm disorders and left ventricular
dysfunction are common in cardiothyrosis and
should be investigated to improve patient
management.
Key words: Hyperthyroidism - Cardiothyrosis,
Electrocardiogram - Doppler echocardiography.
Introduction
La pathologie thyroïdienne reste très fréquente dans
notre contexte [1,2]. La cardiothyréose qui regroupe
l’ensemble des complications cardiaques liées à
l’hyperfonctionnement de la glande thyroïdienne doit
être systématiquement recherchée en cas de
dysthyroïdie. Il peut s’agir d’une insuffisance
cardiaque, d’une insuffisance coronarienne, de
troubles du rythme et ou de troubles de la conduction.
Les moyens d'exploration non invasifs tels que
l’électrocardiogramme et l’échocardiographie Doppler
transthoracique occupent une place de choix dans le
diagnostic de la cardiothyréose. Notre étude avait pour
but d’analyser le profil électrocardiographique et
échocardiographique des patients au cours de la cette
pathologie.
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Patients et méthodes
Il s’est agi d’une étude transversale, descriptive sur six
mois allant du 1
er
novembre 2014 au 30 avril 2015,
ayant inclus tous les patients âgés de plus de 18 ans,
suivis et traités dans le service de cardiologie du
CHU-YO de Ouagadougou. Le diagnostic
d’hyperthyroïdie a été confirmé à la biologie par la
modification des valeurs du dosage des hormones
thyroïdiennes. La cardiothyréose a été retenue devant
l’une des atteintes cardiaques suivantes : l’insuffisance
cardiaque ; l’insuffisance coronarienne ; les troubles
du rythme ou de la conduction. La collecte des
données a été faite sur une fiche de recueil comportant
les données cliniques et paracliniques.
L’hyperthyroïdie a été retenue pour les taux suivants :
T3 libre>6ng/l (=9pmol/l) et/ou T3 totale>2,8nmol/ ;
T4 libre>19,5ng/l (=25pmol/l) et/ou T4
totale>168nmol/l ; TSH us<0,25mUI/l ou non
ultrasensible<0,4mUI/l.
Les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des
patients ont été relevées, ainsi que les données
biologiques. Les résultats de l’électrocardiogramme et
de l’échocardiographie doppler des patients ont été
analysés. L’analyse des données a été faite à l’aide du
logiciel Epi info version 3.5.4.
Résultats
Durant la période de notre étude, 4477 patients ont été
vus en consultation externe et 354 patients ont été
hospitalisés dans le service de cardiologie. Parmi eux
24 patients avaient une cardiothyréose confirmée, soit
une prévalence hospitalière de 0,53%. L’âge moyen
des patients était de 53,92 ans avec des extrêmes entre
24 et 83 ans. La tranche d’âge de 41 à 50 ans était la
plus représentée (33%), suivie de celle des 61 à 70 ans
(20,8%). Nous avons noté une prédominance féminine
avec un sex-ratio de 0,41. La majorité de nos patients
(62,50 %) provenait de milieu urbain, alors que
12,50% venaient du milieu semi-urbain et 25% du
milieu rural. Ils avaient un bas niveau socio-
économique dans 75% des cas.
Une hyperthyroïdie sans atteinte cardiaque était
diagnostiquée chez quatorze patients (58,33%). Parmi
eux, 11 avaient une durée d’évolution variant entre 1
et 6 ans et 3 avaient une évolution entre 7 et 12 ans.
Ces 14 cas d’hyperthyroïdie sans atteinte cardiaque
présentaient tous un goitre, dont 5 avaient une maladie
de Basedow. Chez 10 patients, la cardiothyréose a été
une circonstance de découverte de la dysthyroïdie.
L’ancienneté moyenne de la cardiothyréose était de 3
ans 11 mois, avec des extrêmes de 1 an et 10 ans.
Deux patients avaient des antécédents familiaux
d’hyperthyroïdie.
Les circonstances de découverte de la cardiothyréose
étaient : des palpitations (66%), une douleur
thoracique (66%), des œdèmes des membres inférieurs
(62%), une dyspnée (41%).
Vingt-trois patients (95,83%) avaient un trouble du
rythme cardiaque, 15 (62,50%) présentaient une
insuffisance cardiaque et 1 patient avait une
insuffisance coronarienne. Dans 54,16% des cas,
l’insuffisance cardiaque était associée à un trouble de
rythme cardiaque.
La biologie nous avait permis de retrouver une valeur
moyenne de la TSH
us
de 0,82 mUI/l avec des extrêmes
de 0,01 et 8,76 mUI/l. La valeur moyenne de la T3
libre était de 6,46 ng/l avec des extrêmes de 2,7 et 25
ng/l. En ce qui concerne la T4 libre, la moyenne était
de 34,59 ng/l avec des extrêmes de 7,1 et 118 ng/l.
Quatorze patients (58,33%) avaient une anémie.
A l’examen électrocardiographique, les troubles du
rythme étaient présents chez 23 patients (95,83%).
Nous avons relevé parmi ces troubles du rythme 15
cas de fibrillation auriculaire (65,2%), 7 cas
d’extrasystolies auriculaires et ventriculaires
(30,43%), et 3 cas de tachysystolie (13%). Il n’y avait
aucun cas de flutter auriculaire. Par ailleurs, 6 patients
avaient une hypertrophie ventriculaire gauche, 3
avaient une hypertrophie auriculaire gauche et une
hypertrophie auriculaire droite a été retrouvée chez 1
patient. Nous n’avons pas observé de cas
d’hypertrophie ventriculaire droite. Deux patients
présentaient des troubles de la conduction (8,33%)
avec un cas de bloc auriculo-ventriculaire de premier
degré et un cas de bloc de branche gauche complet.
Un cas d’insuffisance coronarienne a été noté chez un
patient ayant présenté une douleur thoracique typique
avec à l’ECG une ischémie-lésion sous endocardique
en territoire antérieur étendu.
En ce qui concerne l’échocardiographie, le diamètre
moyen du ventricule gauche en télédiastole était de
53,04 mm avec des extrêmes allant de 41 mm à 69
mm ; en télésystole il était de 37,50 mm avec des
extrêmes de 24 et 57 mm. Une dilatation du ventricule
gauche en diastole avait été retrouvée chez 11 patients
(45,83%), et chez 10 patients, cette dernière était
systolo-diastolique. La fraction de raccourcissement
moyen était de 28,83% avec des extrêmes de 10% et
42%. La fraction d’éjection systolique moyenne était
de 51,58% avec des extrêmes allants de 21% à 83%.
Nous avons retrouvé une dysfonction systolique du
ventricule gauche dans 54,17% cas. Cette altération
était sévère dans 29,16% des cas ; modérée dans
16,67% des cas et légère dans 8,33% des cas. La
valeur moyenne de la surface de l’oreillette gauche
était de 24,15 cm
2
avec des extrêmes à 13 et 41 cm
2
.
Nous avons enregistré une dilatation de l’oreillette
gauche chez 83,3% des patients (20 patients). Le
diamètre moyen du ventricule droit était de 28,03 mm
avec des extrêmes de 21,50 mm et 58 mm. Il était
dilaté dans 70,83% des cas (17 patients). La valeur
moyenne de la TAPSE a été de 18,43mm avec des
extrêmes variant entre 14mm et 33 mm. Nous avons
retrouvé une dysfonction systolique du ventricule droit
dans 16,66% (4 patients) des cas. Nous avons
enregistré une dysfonction des deux ventricules chez
12,5% des patients. La valeur moyenne de la surface
de l’oreillette droite était de 19,37cm
2
avec des
extrêmes de 11 cm
2
et 35 cm
2
. Une dilatation de
l’oreillette droite a été observée chez 17 patients
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(70,83% des cas). La valeur moyenne de la pression
artérielle pulmonaire systolique était de 39,75mmHg
avec un minimum de 21 mmHg et un maximum de 77
mmHg. Douze patients présentaient une hypertension
artérielle pulmonaire. Une fuite mitrale était présente
dans 91,67% des cas, une fuite aortique dans 25% et
une fuite tricuspidienne dans 66,67% des cas.
Discussion
Notre étude avait pour limites son caractère
rétrospectif, la non inclusion de patients perdus de
vue, ou ceux ayant des dossiers incomplets ou
inexploitables. La cardiothyréose reste une réalité en
Afrique atteignant des patients relativement jeunes
avec un âge moyen au moment de sa découverte
variant entre 40 et 44 ans dans les séries ouest-
africaines [2,4]. Cet âge de découverte reste plus élevé
dans les séries européennes et nord-africaines [4,5]
compris entre 55 et 65 ans.
Une prédominance féminine de cette pathologie a été
rapportée par plusieurs auteurs atteignant parfois
100% des cas de leurs séries [2,6-8]. Dans notre série
71,83% des patients étaient des femmes, ceci pouvant
être lié à la fréquence élevée des facteurs déclenchant
de l’hyperthyroïdie chez les femmes tels que le choc
psycho-affectif [2].
Sur le plan clinique, les palpitations étaient la
circonstance de découverte la plus fréquente (66%),
ceci pouvant être l’expression clinique d’un trouble du
rythme cardiaque présent chez 95,8% de nos patients ;
ou alors ces palpitations peuvent être liées à
l’accélération de la fréquence cardiaque due à l’effet
combiné de l’augmentation du tonus sympathique et
de la diminution du tonus parasympathique [9].
La fréquence de l’insuffisance cardiaque (62%)
explique la fréquence de la dyspnée et des œdèmes des
membres inférieurs. La fréquence élevée de la douleur
thoracique pouvait s’expliquer par une douleur
fonctionnelle dans le cadre d’une ischémie
myocardique lors de la tachycardie ou d’un trouble du
rythme. L’insuffisance cardiaque a été retrouvée chez
3/4 des patients dans la série de Hattaoui [8] et chez
tous les patients de la série de Yaméogo [7].
L’insuffisance cardiaque s’associait dans la moitié des
cas à un trouble du rythme dans notre étude. Il s’agit
le plus souvent d’une insuffisance cardiaque à débit
élevé. Cependant la thyréotoxicose seule peut être à
l’origine d’une atteinte myocardique spécifique,
pouvant se révéler par une myocardiopathie dilatée
hypokinétique à l’origine d’une insuffisance
cardiaque. L’insuffisance cardiaque dans la
cardiothyréose est souvent précédée ou associée à une
fibrillation auriculaire et majorée par l’âge et la durée
de l’hyperthyroïdie [10]. Au cours de notre étude
58,33% des patients étaient connus porteurs d’une
hyperthyroïdie dont la durée d’évolution variait entre
1 et 12 ans.
La fibrillation auriculaire était le trouble du rythme le
plus fréquemment enregistré dans notre travail avec
65,2 % de cas. Nos résultats sont semblables à ceux
retrouvés dans la littérature [8,11-13]. Elle constitue le
trouble du rythme le plus fréquent dans la
cardiothyréose avec un risque thrombo-embolique
artériel majoré, en particulier cérébral, chez les
hyperthyroïdiens [10,14]. Elle est souvent associée à
une insuffisance cardiaque [6,7,11]. Notons que dans
notre travail, 9 patients présentaient une insuffisance
cardiaque associée à une fibrillation auriculaire.
La dilatation de l’oreillette gauche retrouvée dans
90,90% des cas est un facteur susceptible de majorer
le risque de fibrillation auriculaire. Elle est une entité
nosologique impliquée dans les troubles du rythme au
cours de la cardiothyréose, sa fréquence attendue est
de 10 à 30% [15].
Les autres troubles du rythme tels que le flutter
auriculaire sont rares et apparaissent à une phase
tardive. Les troubles du rythme ventriculaire, voire un
arrêt cardiaque ont été décrits [16]. Nous n’en avons
pas retrouvé dans notre étude.
Un cas d’insuffisance coronaire a été noté.
L’insuffisance coronaire est souvent favorisée par
certaines situations telles que l’anémie, mais
également sur terrain d’hypocalcémie et ou
d’hypomagnésémie.
Nous avons retrouvé une dysfonction systolique du
ventricule gauche dans 54,17% des cas. Cette
altération était sévère dans 29,16% des cas. Aynaou
[6] avait retrouvé 50% de dysfonction ventriculaire
gauche sévère. Cette dysfonction systolique sévère
traduirait certainement l’ancienneté de la
cardiothyréose, le caractère tardif du diagnostic et
donc la réduction vère de la réserve contractile
myocardique.
Nous avons retrouvé une hypertension artérielle
pulmonaire (HTAP) chez 52,17% des patients de notre
série. Elle ne semble pas rare dans la maladie de
Basedow selon les données de la littérature. Une étude
prospective semble montrer qu’elle est associée à
l’hyperthyroïdie et gresse après son traitement.
L’HTAP serait consécutive à l’augmentation du débit
cardiaque et/ou des résistances vasculaires [17].
Conclusion
Les complications cardiovasculaires restent fréquentes
dans l’hyperthyroïdie. Elles peuvent en être le mode
de révélation. L’ECG et l’échocardiographie doppler
transthoracique sont des outils précieux d’aide au
diagnostic. La découverte d’un trouble du rythme ou
d’une cardiomyopathie dilatée permet une prise en
charge rapide et efficace pouvant améliorer le
pronostic des patients.
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