ANNALES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI
Série D, VOL. 2, N°001 / Juin 2016 -
Connaissances, attitudes et pratiques des adolescentes au sujet de la contraception dans
la ville de N’Djamena (Tchad)
Knowledge, attitude and practice of adolescents about contraception in N’Djamena
(Chad)
BM
Gabkika
1
, L Foumsou
1, 2
, MA Adamou
3
, N
Doune
2
, BM
Tchoubou
2
1
Hôpital de la Mère et de l’Enfant de N’Djamena (Tchad)
2
Faculté des sciences de la santé humaine de N’Djamena (Tchad)
3
Université d’Abomey Calavi de Cotonou (Benin)
Auteur correspondant : Gabkika bray Madoué, Hôpital de la Mère et de l’Enfant de N’Djamena. Tél: 00235
66 27 71 29. E-Mail : kickbray@yahoo.fr
Reçu le 12 février, accepté le 18 mai 2016
Résumé
Introduction : Au Tchad, la prévalence de la
contraception moderne est de 3% pour toutes les
femmes en âge de procréer. Aucune donnée relative à
la contraception chez l’adolescente n’est disponible.
Objectif : contribuer à l’évaluation de la santé sexuelle
des adolescentes dans la ville de N’Djamena.
Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude
transversale et descriptive d’une durée deux mois
portant sur les connaissances, attitudes et pratiques des
adolescentes au sujet de la contraception dans la ville
de N’Djamena (qui compte dix arrondissements). La
méthode était celle de l’échantillonnage aléatoire
simple. Au niveau de chaque arrondissement, les
établissements scolaires, marchés, gares ont été tirés
au hasard. Dix adolescentes étaient interrogées par
lieu d’enquête, avec un cumul de 100 adolescentes
par arrondissement. Le remplissage des questionnaires
était fait lors d’une interview sous anonymat. Les
variables étudiées étaient : l’âge, le niveau
d’instruction, le statut matrimonial, les connaissances,
l’utilisation des méthodes contraceptives et la source
d’information.
Résultats : Plus de la moitié des adolescentes étaient
célibataires 78,5%. La majorité était scolarisée
(75,9%). Six cent soixante sept adolescentes (66,7%)
ont affirmé avoir entendu parler de la contraception.
Le condom est le moyen contraceptif le plus connu et
le plus utilisé avec respectivement 56,8% et 46,5%.
Les 3/5 des adolescentes interrogées ont affirmé
utiliser les moyens contraceptifs dont 56,5% dans le
but d’éviter une grossesse.
Conclusion : les connaissances, attitudes et pratiques
des adolescentes sur la contraception sont diverses. Le
condom est le contraceptif le plus connu et le plus
utilisé.
Mots clés : contraception, adolescentes, N’Djamena,
Tchad.
Abstract
Background: In Chad, the prevalence of modern
contraception is 3% for all women in reproductive
age. There are no modern contraceptive data available
for adolescents.
Objective: To contribute to the evaluation of
adolescent sexual health in the city of N’Djamena.
Patient and Method: This is a two-month cross-
sectional, descriptive study of the knowledge, attitudes
and practices of adolescents about contraception in the
city of N’Djamena from March 1
st
, 2015 to April 30
th
,
2015.
The method was simple random sampling. At the level
of each district, schools, markets, stations, were drawn
at random. Ten adolescent were interviewed by place
of survey, with a total of 100 adolescent per district.
The filling of the questionnaire was done during an
anonymous interview. The variables studied were:
age, educational attainment, marital status, knowledge,
use of modern contraceptive methods and information
sources.
Results: More than half of teenage were single
(78.5%). The majority was in school (75.9%). Six
hundred and sixty-seven adolescents (66.7%) had
heard about contraceptive method. Condom was the
most known and used contraceptive methods with
56.8% and 46.5%, respectively. Three-fifths (3/5) of
surveyed adolescent said they used contraceptives,
56.5% of which were used to prevent pregnancy.
Conclusion: The knowledge, attitudes and practice of
teenagers about contraception are diverse. Condom is
the most known and widely used contraceptive.
Keywords: contraception, adolescent, N’Djamena,
Chad
Introduction
La grossesse chez les adolescentes est considérée
comme une situation à haut risque compte tenu des
caractéristiques physiologiques et sociologiques de
cette catégorie de la population [1]. Selon l’OMS,
l’adolescence regroupe les personnes âgées entre 10 et
19 ans [2]. La prévention de la grossesse dans cette
catégorie repose sur la contraception qui se définit
comme l’ensemble des moyens et techniques
médicaux ou non, mis à la disposition des individus et
des couples pour leur permettre d’assurer leur
sexualité de façon responsable et d’éviter les
grossesses non désirées, d’espacer les naissances et
d’avoir le nombre d’enfants désirés au moment voulu
27
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[3]. Dans le monde, la prévalence de l’utilisation de la
contraception moderne est de 55%, et n’atteint que
22% en Afrique, tout en restant inférieur à 10% dans
sa partie centrale [4]. Les études antérieures rapportent
que la prévalence des adolescents utilisant les moyens
contraceptifs varie entre 27 à 50% dans le monde [5].
Au Tchad, la prévalence de la contraception moderne
est de 3% pour toutes les femmes en âge de procréer
[6]. Aucune étude antérieure n’a abordé l’utilisation
de la contraception chez les adolescents. Cette étude a
comme objectif de contribuer à l’évaluation des
connaissances, et de l’utilisation des méthodes
contraceptives par les adolescentes dans la ville de
N’Djamena.
Patientes et Méthode
Il s’agit d’une étude transversale et descriptive d’une
durée deux mois (1
er
Mars 2015 au 30 Avril 2015)
portant sur les Connaissances, Attitudes et Pratiques
des adolescentes au sujet de la contraception dans la
ville de N’Djamena. L’étude s’était déroulée dans la
ville de N’Djamena, capitale de la République du
Tchad. Il s’agit d’une ville cosmopolite de 1.659.968
habitants [5] dont 20% est constituée d’adolescents.
La ville est divisée en 10 arrondissements et compte
plus de 80 lycées et collèges, une vingtaine
d’établissement de niveau supérieur, une dizaine de
marchés et une vingtaine de gares routières. Les
principales religions sont l’islam (53,1%) et le
christianisme [5]. Les informations liées à la sexualité,
à la prévention des maladies sexuellement
transmissibles, et au planning familial sont véhiculées
par les médias. Les jeunes scolarisés bénéficient, en
plus, d’un cours intitulé éducation à la vie active’ à
partir du premier cycle des études secondaires.
La population de l’étude était constituée de filles ayant
atteint la puberté et recrutées au niveau des
établissements scolaires, des marchés et des gares
routières, dans les 10 arrondissements de N’Djamena.
Dans chaque arrondissement, nous tiré au sort un site
pouvant être un établissement scolaire, un marché ou
une gare routière. Pour une gare routière ou un marché
tiré, nous avons utilisé la méthode de sondage
aléatoire simple. Pour les établissements scolaires, le
2
ème
niveau de sondage était fait pour retenir la classe
au sein de l’établissement. Si l’effectif des filles
n’était pas atteint, nous passions dans la classe
contiguë à celle tirée pour le compléter. Dix
adolescentes ont été retenues par site d’enquête, ce qui
donne un cumul de 100 adolescentes par
arrondissement. Les adolescentes retenues étaient
soumises à un interrogatoire et les informations
obtenues étaient enregistrées dans un questionnaire
conçu et testé au préalable. L’anonymat était requis au
cours du remplissage des questionnaires. Étaient
incluses dans l’étude, les adolescentes ayant atteint la
puberté manifestée par l’apparition des premières
menstruations et qui avaient donné leur consentement
pour participer à l’enquête. N’étaient pas incluses dans
l’étude les adolescentes n’ayant pas encore eu leurs
premières menstruations et celles remplissant les
conditions d’inclusion, mais refusant de participer à
l’enquête. Les variables étudiées étaient : l’âge, le
niveau d’instruction, le statut matrimonial, les
connaissances et l’utilisation des méthodes
contraceptives, le mobile d’utilisation de ces moyens
contraceptifs et la source d’information. Les données
ont été traitées et analysées au logiciel SPSS 17-0.
Résultats
Nous avons interro 1000 adolescents, à raison de
100 adolescentes par arrondissements. L’âge des
adolescentes a varié entre 11 et 19 ans avec une forte
représentativité des adolescentes de 18 ans : 25,1%.
Dans 21,5% des cas, ces adolescentes étaient mariées.
Plus de 75% des adolescentes étaient scolarisées, avec
une majorité au niveau secondaire (tableau I).
Toutes les adolescentes du niveau Supérieur
connaissaient la période de fécondité. Cependant, la
méconnaissance de cette période était retrouvée chez
59,1% des adolescentes (tableau II).
Tableau I : caractéristiques sociodémographique
Caractéristiques
Effectif
Fréquence (%)
Age (en année)
12
15
1,5
13
40
4,0
14
116
11,6
15
139
13,9
16
115
11,5
17
150
15,0
18
251
25,1
19
174
17,4
Statut matrimonial
Mariée
215
21,5
Célibataire
785
78,5
Niveau de scolarisation
Non scolarisée
241
24,1
Primaire
51
5,1
Secondaire
698
69,8
Supérieur
10
1
28
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Tableau II : Connaissance de la période de fécondité par rapport au niveau d’instruction
Niveau
d’instruction
Période de fécondité
Période des règles
Pas de réponse
Non scolarisée
73 (30,3%)
127 (52,7%)
Primaire
16 (31,4%)
22 (43,1%)
Secondaire
138 (19,8%)
215 (30,8%)
Supérieur
0
0
Total
227 (22,7%)
364 (36,4%)
Quant à l’information sur la contraception, elle était
reçue par 667 adolescentes (66,7%). La source
d’information était représentée par les ami(e)s dans
231 cas (34,6%), le personnel sanitaire dans 212 cas
(31,8%), par les enseignants dans 145 cas (21,8%), par
un parent dans 54 cas (8,1%) et par les médias dans 25
cas (3,7%).
Les adolescentes informées l’étaient souvent pour
plusieurs méthodes. Le condom était le moyen
contraceptif le plus connu parmi les méthodes de
barrière (56,8%), suivi des pilules parmi les méthodes
hormonales (41,2%) et de la méthode de calendrier
quant aux méthodes naturelles (39,6%). L’utilisation
des différentes méthodes était variable. Elle était
supérieure à 75% pour les méthodes très connues par
les adolescentes : pilules (88,1%) préservatifs (81,9%)
et coït interrompu (79,7%) (tableau III).
Tableau III : Connaissance et utilisation des
différentes méthodes contraceptives
Méthode
contraceptive
Connaissance
Utilisation
Méthode naturelle
Calendrier
396 (59,4%)
152 (38,4%)
Auto-observation
78 (11,7%)
24 (30,8%)
Coït interrompu
256 (38,4%)
204 (79,7%)
Méthode hormonale
Pilule
412 (61,8%)
363 (88,1%)
Injectable
154 (23,1%)
75 (48,7%)
Implant
53 (7,9%)
14 (26,4%)
Méthode de barrière
Condom masculin
568 (85,2%)
465 (81,9%)
Condom féminin
65 (9,7%)
0
Stérilet
33(4,9%)
0
Les principales raisons évoquées pour justifier
l’utilisation des différentes méthodes contraceptives
par les adolescentes étaient pour éviter la survenue
d’une grossesse non désirée pour 565 d’entre elles
(84,7%) et pour éviter les infections sexuellement
transmissibles pour 381 autres (57,1%). Parmi les 333
adolescentes qui n’utilisaient pas la contraception, 101
(30,3%) avaient décidé de n’utiliser aucune méthode.
Discussion
Depuis la mise en place de la politique du
gouvernement visant à améliorer la santé de la mère
et de l’enfant, de moins en moins d’adolescentes sont
mariées dans notre pays. Cette assertion se trouve
confortée dans notre série ou 21,5% étaient mariées
contre 78,5% de célibataires. En effet, Foumsou et al.
[7] dans une étude antérieure avaient noté 88,4%
d’adolescentes mariées contre 11,6% de célibataires.
Les nouvelles données obtenues à N’Djamena se
rapprochent de celles trouvées à Brazzaville par
Gandzien et Iloki, respectivement 84% de célibataires
versus 16% de mariées et 83% de célibataires versus
17% de mariées [2,8].
Plus de 75% des adolescentes étaient scolarisées,
proportion qui est supérieure à celle rapportée
précédemment par Foumsou et al. chez les
adolescentes [9]. Ce taux de scolarisation est
relativement élevé à cause du biais de sélection qui
avait ciblé les établissements scolaires. Dans l’étude
faite à Brazzaville, Iloki et al. ont trouvé un taux de
scolarisation de 41,66% parmi les adolescentes de sa
série [8].
La connaissance de la période de fécondité était
d’autant plus que le niveau de scolarité était élevé. Les
résultats de Byamungu et al. [5] corroborent notre
constatation avec une grande représentativité des
adolescentes scolarisées connaissant bien la période de
fécondation. Plus de la moitié des adolescentes
(59,1%) ne connaissaient pas la période de fécondité.
La majorité (66,7%) des adolescentes avait affir
avoir entendu parler des méthodes contraceptives.
Byamungu et al. [5] rapportent que 79,3% étaient
informés des méthodes contraceptives. Dans une étude
menée chez les femmes en âge de reproduction, Leye
et al. trouvent que 81% d’entre elles connaissent au
moins une méthode contraceptive [10].
Quant à l’information sur les méthodes contraceptives,
elle passe par les moyens usuels de communication, et
l’entourage. Les amis restent la source d’information
la plus citée par les adolescentes de notre étude.
Byamungu et al. [5] par contre soulignent que la radio
est la première source d’information. Dans notre
contexte, la proximité entre les jeunes et surtout la
confiance et la confidence qui existent entre eux
pourraient justifier ces résultats. Le rôle du personnel
pour porter l’information sur les méthodes contra-
ceptives n’était pas négligeable.
Le condom comme moyen contraceptif était le plus
connu et le plus utilisé par les adolescentes avec
respectivement 85,2% et 81,9%. Foumsou et al. [7]
dans une étude précédente ont trouvé que les
contraceptifs injectables étaient plus utilisés. Selon les
données de la littérature [11,12], le condom et la pilule
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Série D, VOL. 2, N°001 / Juin 2016 -
sont les moyens contraceptifs les plus recommandés
chez les adolescentes. Pour Camelia [13] et Piccinino
[14] la pilule demeure le moyen contraceptif le plus
connu et plus utilisé par les adolescents.
Le mobile d’utilisation des moyens contraceptifs le
plus cité dans notre série était la prévention des
grossesses non désirées (84,7%). Camelia [13], et
John [15] ont fait la même constatation avec une forte
représentativité du sir d’éviter une grossesse. Cette
crainte de grossesse révélée par les adolescentes
trouve son explication dans les facteurs socioculturels.
La société tchadienne tolère très mal les grossesses
hors mariage. La survenue de celle-ci est un
déshonneur familial. Plus de la moitié des
adolescentes (60,1%) avaient affirmé avoir utilisé un
moyen contraceptif. Jonh [15] et Camelia [13] notent
que plus de 85% des adolescentes ont déjà recouru aux
moyens contraceptifs. Foumsou et al. [7] dans une
série précédente ont trouvé un taux d’utilisation de
méthodes contraceptifs de 7,8%. L’augmentation du
taux de pratique de contraception par les adolescentes
notée dans cette série serait liée aux facteurs tels que :
la scolarisation, la sensibilisation, la modernisation du
mode vie plus perçue dans l’ère pétrolière que vit le
Tchad et surtout la diversité des moyens de
communication rendant facile l’accès à l’information
sur la contraception. Le biais de sélection qui a inclus
plus d’élèves pourrait aussi expliquer cette
augmentation. L’utilisation de la contraception chez
les adolescentes de notre série était essentiellement
motivée par le souci d’éviter la survenue d’une
grossesse non désirée.
Conclusion
Il ressort de cette étude que les connaissances,
attitudes et pratiques des adolescentes sur la
contraception sont diverses. Le niveau de
scolarisation, l’entourage, et les sensibilisations sont
les facteurs influençant la connaissance et la pratique
de la contraception. La volonté d’éviter une grossesse
reste le motif plus cité pour l’utilisation de méthodes
contraceptives.
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